La culture coûte cher ? Essayez l’ignorance !

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Bientôt envolées les indemnités chômage pour les professionnels du cinéma et du spectacle. C’est en tout cas ce qu’envisage le MEDEF en proposant la suppression des annexes 8 et 10 de la convention d’assurance chômage. Alors qu’en 2003 déjà, le patronat avait orchestré la casse sociale des métiers du spectacle en modifiant ces fameuses annexes, c’est aujourd’hui une suppression sans autre forme de procès, que pose sur la table le syndicat des patrons, en terme d’indemnisation chômage des artistes et techniciens du spectacle.

Une goutte d’eau…

La Cour des Comptes, aurait en effet épinglé le régime des « intermittents » qui serait, selon leurs calculs, déficitaire de près d’un milliard d’euros. Pourtant, selon les mêmes sources, la Culture générerait 3,5% du PIB, ce qui représente sept fois plus que le secteur automobile. Quand bien même le régime d’assurance chômage des intermittents du spectacle serait en déficit, le milliard d’euros manquant (qui ne représente en réalité 320 millions d’euros), est une goutte d’eau dans l’océan du déficit global, d’autant plus lorsque l’on sait que les crédits d’impôts accordés aux entreprises, sans aucune contrepartie, est évalué entre 20 et 30 milliards d’euros selon les sources, et que l’évasion fiscale, elle, s’élèverait à 50 milliards d’euros.

Sans âme

Par ailleurs, il est à noter que cette réforme ne concerne pas seulement les professionnels du spectacle, c’est toute la population française qui est touchée en mettant en péril, ce qui est un droit fondamental, à savoir l’accès à la culture. Que seront les villes comme Avignon ou encore Cannes sans les manifestations culturelles n’avaient pas lieu ? Des villes mortes, sans âme…
Sophia, 20 ans, étudiante, blogueuse de la petite robe rouge

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