Volontaire en service civique : une case manquante ?

Service civique
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J’ai 23 ans et je suis volontaire en service civique. Volontaire ? Volontariat ? Service civique ?… autant de mots qui sonnent comme des inconnus auprès de mes proches. Évoluant dans un cercle d’amis presque exclusivement étudiants, je me sens parfois exclue et incomprise. Ils ne savent, ni ne comprennent ce que je fais. Je suis volontaire à l’Afev qui occupe pourtant l’une des places les plus importantes de ma vie en ce moment. C’est ce qui rythme mes journées, mes semaines, depuis presque six mois. Et toujours cette même question : « Tu fais quoi Sonia, en fait, dans la vie ? T’es pas à la fac ? ». Et quand je réponds que non, je vois leurs regards gênés.

Ni étudiante, ni salarié, ni chômeuse

Je ne perds même plus mon temps à leur expliquer : après tout, si ça les intéresse vraiment, ils n’ont qu’à aller sur le site créé par le gouvernement. Le gouvernement, parlons-en : ne devions-nous pas être, nous, les jeunes, les « Service civique », au centre de toutes les préoccupations ? Comme des milliers de jeunes en France, je fais quand même partie d’un dispositif mis en place par l’Etat ! Et pourtant personne ne nous reconnaît ! Par exemple, la dernière fois que je suis allée à la Sécurité sociale, je me suis heurtée à un mur. Personne n’avait entendu parler de service civique. J’ai bien vu que j’embêtais la dame de l’accueil de n’être ni étudiante, ni salariée, ni au chômage. Elle a finalement tranché : je ne rentrais dans aucune case. Alors… « Repassez quand il y aura une case truc civique ! »

C’est bien ça le fond du problème : ne pas rentrer dans une case.

Sonia, 23 ans, volontaire en service civique, Nancy

Crédit photo © Marta NASCIMENTO/REA

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1 RÉACTION
  • Alan 14 décembre 2014

    Sache Marie que c’est tout à fait possible de concilier service civique et vie étudiante, c’est difficile mais c’est possible!

    Cette année j’étais en 2e année de licence LLCE Espagnol, on a bien du avoir une vingtaine d’heures de cours réparties dans la semaine… Parallèlement j’étais en service civique 24h par semaine au sein de l’AFEV.

    Certes c’est difficile, mon emploi du temps finissait tard vers 19h tous les soirs, je rentrais chez moi vers 20h-20h30 (j’avais de la chance d’habiter assez proche de la fac et du local où je travaillais) alors que la plupart de mes camarades qui n’avaient rien après les cours finissaient aux alentours de 17h, sans compter que je travaillais les samedis de 10h à 17h … Seul le dimanche m’était libre et encore car il fallait que j’étudie pour la fac, les devoirs sur table … . Tu demandes « comment on fait? » pour concilier vie étudiante et service civique ? Eh bien je te répondrai tout simplement qu’il faut de la motivation (certains jours beaucoup plus que d’habitude car la fatigue et le rythme entre les 2 devient pesant) et de la rigueur! Ajouté à cela, il faut de la persévérance car c’est en persévérant qu’on arrive à bout de tout! J’ai eu des jours de découragements voire même des jours où je pensais démissionner mais à aucun moment je ne suis passé à l’acte car d’une part mon cadre de travail avec les autres volontaires avec qui je travaillais était beaucoup plus qu’agréable et rien que de penser au fait de tout arrêter ça me rendait nostalgique, d’autre part je suis du genre à raisonner de la manière suivante: quand je commence quelque chose, que ça me plaise ou non, fatigué ou pas, je vais jusqu’au bout!

    A l’heure des « vacances universitaires », entre la fin des partiels du deuxième semestre et les rattrapages si besoin est (Mai-Juin), c’est presque comme une libération car les horaires sont plus légers, l’emploi du temps plus souple, et tu as beaucoup plus de temps pour t’épanouir au quotidien avec tes proches!

    En fin de compte, ce n’est qu’une période (de Septembre à Avril) au rythme effréné relativement courte par rapport à ce qui nous attend plus tard, de plus il y a comme même les vacances de Noël, les jours de congés (2 par mois) et les heures supplémentaires, si tu en as fait, pour te reposer.

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