Parcours d’orientation… Un labyrinthe avec ou sans issue

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On m’a toujours dit que les études sont très importantes et c’est ce qui fait que tu réussis demain.

Bosser et ne jamais abandonner. Faire les choix qui nous correspondent le mieux. Lorsque je suis rentrée au lycée, en seconde, on nous a demandé de faire un choix sur le parcours qu’on souhaite poursuivre, sachant que ce choix serait déterminant pour notre avenir. J’ai pesé le pour et le contre. Mais ça a été très rapide. Pourquoi ? Parce que je suis nulle en maths, chimie, physique et tout ce qui fait appel à des chiffres. Du coup, la seule option qui s’offrait à moi, c’était le bac Littéraire. Quelque part, ce choix me correspondait bien car aimant la lecture, la littérature, et tout ce qui s’y rapproche, je me retrouvais dans mon élément. J’ai réussi mon parcours au lycée et obtenu mon bac.

Et c’est à ce moment là, en fêtant ma victoire, que je me suis dit : « Et après ? »

Et en effet, ce fut l’après qui fût le plus dur. Je ne savais pas quoi faire et tout ce que je voulais faire, je ne pouvais le faire.

« Vétérinaire ? » « Oh non, vous avez pas le bac S mademoiselle ! »

« Pharmacienne, ou technicienne de laboratoire ? » « Oh non, vous ne pouvez pas mademoiselle, sachez que tous ces parcours demandent un bac S. Mais néanmoins, vous pouvez vous diriger vers le tourisme par exemple. »

La blaaaague !!! Après, j’ai pensé pourquoi pas ? Alors j’ai pensé à plusieurs options : Hôtesse de l’air ? Non, pas de vie de famille. Hôtesse d’accueil ? Je ne sais pas parler l’anglais.

Et là je me suis dis : c’est bon je serais infirmière : j’ai raté l’écrit de 0.75 point, trop dégoûtée pour le repasser.

Du coup je me suis orientée vers un BTS MUC qui, m’avait-on dit, ouvre de multiples portes. J’ai obtenu mon BTS puis ma licence en Commerce et Affaires internationales.

Mais je ne pensais pas une seconde que la suite serait la plus dure. Une fois en master 1, je me suis dit : “Ca y est, je vais choisir une autre voie”. Je ne voulais aucunement continuer dans le commerce, je voulais me diversifier, d’où le fait que j’ai choisi le parcours relations sociales et négociation, qui m’a permis d’avoir des acquis dans le recrutement.

Une fois le master 1 en poche, je n’ai pas pu continuer en  master 2 Ressources humaines. Malgré les nombreuses candidatures envoyées, j’ai toujours reçu la même réponse : “Suite à l’étude de votre dossier, nous sommes dans le regret de vous annoncer que votre candidature à été refusée pour faute de places. Mais cela ne remet en aucun cas en cause votre potentiel”. Non mais laissez moi rire!!!

Pourquoi inciter les jeunes à continuer les études, à leur faire croire qu’avec un Bac+5, nous avons plus de chances sur le marché du travail, si déjà en master 2 on nous donne pas la chance de continuer. Comment faire comprendre que la sélection en master 2 est un obstacle pour nous étudiants, pour la poursuite de nos études?

A l’université, c’est très compliqué et encore plus en école de commerce car même si elles représentent souvent la seule initiative pour certains, elles sont très coûteuses et demandent le recours à un prêt.

Oui, l’orientation est un vrai labyrinthe, plusieurs chemins parfois sans issue. Je me retrouve dans ce labyrinthe, en tentant ma chance tout en espérant trouver la bonne issue.

 

 

F.C., 22 ans, étudiante, Paris

Illustration StephanExposE

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