Être adolescent à la campagne : du bonheur dans le pré ?

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La campagne, un endroit calme, paisible, loin des problèmes, de la pollution… Oui, mais ça, c’est la vision des adultes ! À 17 ans, nous n’avons pas du tout le même point de vue que les adultes. D’abord, être éloigné de tout n’est pas vraiment un avantage, c’est même un problème au quotidien. Tout ce qu’on souhaite, c’est sortir avec des amis, faire les magasins, rencontrer des gens, etc. Mais comment faire lorsque l’on doit parcourir au minimum 20 km pour avoir accès à un centre commercial, ou tout simplement à un endroit fréquenté par des jeunes de notre âge ?

Alors, il faut trouver une alternative. Notre solution : les fameux réseaux sociaux ! Mais là encore, nous rencontrons deux problèmes : les parents et le WIFI.

« Euh…quoi ? Elle existe cette ville ? »

Aux parents qui râlent parce que nous sommes connectés à longueur de journée, on a envie de leur répondre : « VOUS avez choisi de vivre à la campagne, ON fait ce qu’on peut avec ce qu’on a ! » Mais bon, le jour où nos parents nous écouteront n’est pas arrivé…

Pour le WIFI, c’est la même chose : il est très dur de le capter ! Alors nous, les ados, on se retrouve sans connexion aux réseaux, et les journées sont longues. Nos dimanches, on ne se voit pas les passer en jouant aux cartes comme nos grands-parents, vous comprenez ? Et puis, en tant que « génération films et séries », nos idéaux sont assez différents de ceux de nos parents. Ce qu’on veut, nous, ce sont les grandes villes « bourgeoises », les grandes rues, les grands magasins, tout ce qu’il y a de grand ! Sauf les prés…

Finalement, la dernière chose que l’on n’aime pas, et même, que nous ne supportons pas, ce sont les « Euh…quoi ? Elle existe cette ville ? » Quand les gens ne connaissent pas notre village et qu’ils font cette tête de pitié que l’on connaît tous, on a juste envie de leur balancer une vache à la figure !

Fières des avantages de notre campagne !

Tout d’abord, ce qu’on adore, c’est justement le peu de transports publics. Par exemple, en hiver, un tout petit peu de neige et hop… pas de bus ! Une ou deux heures de cours dans la journée ? Ce n’est pas rentable de faire la route pour si peu, et hop… pas de cours.

Et puis, certes, ne pas avoir de voisins, c’est gênant quand on s’ennuie, mais dès que l’on veut faire une soirée ou mettre la musique un peu plus fort avec nos copains, ou même se disputer avec nos frères et sœurs : No problem ! On peut faire autant de bruit que l’on veut, ce ne sont quand même pas les vaches et les chevaux qui vont venir crier à la porte !

Quand un ami qui vient d’une grande ville tousse beaucoup, nous, on peut se vanter d’être en parfaite santé. La pollution les rend fragiles, eh bien nous, on ne connaît pas la pollution !

Et puis, en tant que jeunes ados romantiques, les prés fleuris, les cours d’eau, le ciel bleu sans nuages de pollution, on adore !

Il y a aussi quelque chose que nous aimons particulièrement : pouvoir cueillir dans notre jardin les fruits de saison, bien sucrés. Tout ce que peuvent cueillir les citadins, ce sont des sachets dans des arbres sombres et gris…

Clothilde et Louise, 17 ans, élèves de 1ère L, Nord Pas-de-Calais

Crédit photo Gratisography

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2 RÉACTIONS
  • Orso 26 mars 2015

    Bonjour,

    Je suis ce qu’on peut appeler un « Jeune de la compagne » j’y ai vécu jusqu’à mes 17 ans (mes études quoi) et je me reconnais pas du tout la dedans. J’ai l’impression que ça reflète un certain mal être ambiant et une addiction à internet. Certes ma connexion internet n’était pas bonne, certes j’habitais loin de la ville, certes je ne sortais pas tout les jours avec mes potes mais je pouvais trouver d’autres occupations qui maintenant, avec le recul, me semble bien plus enrichissante que de passer ses journées devant un écran ou à faire des emplettes.
    Il n’y a pas d’âge pour s’amuser dehors. Jusqu’a 12 ans je construisait des cabanes, allait dans les bois, m’amusait avec pas grand chose. Mais évidement,l’adolescence venant, ces activités n’était plus aussi passionnante. J’ai alors su en changer, plutôt que de m’amuser, j’ai commencer à apprendre, à faire de l’artisanat, toujours avec la nature (Des arcs, des scultpures…). Connaître les arbres, ou tout simplement les contempler. Bref, essayer de se remplir de ce que l’on a plutôt que d’espérer quelque chose que l’on appréciera pas. Maintenant que je suis en ville, il y a plein de choses que je trouve super : Sortir au ciné, au théâtre, aller boire un coup… Mais je regrette tellement ces moments de calme, ces moments je pouvais me ressourcer et ou finalement j’ai le plus appris.
    Je suis content d’avoir vécu mon adolescence à la campagne, ça m’a construit comme je suis et ne m’a aucunement handicapé, si ce n’est que sur des plaisirs ponctuels et inessentiels.
    Bref, aucun jeune de la ville ne désir la campagne et c’est bien dommage.

  • Juliette 26 mars 2015

    Bonjour,
    J’ai également grandi à la campagne (genre le village de Meuse de 60 habitants avec la forêt au bout du jardin) et je souhaiterais nuancer un peu l’article, de mon point de vue personnel.
    D’abord je suis convaincue que pour jusqu’à mes 10-12 ans, c’était beaucoup plus drôle d’habiter à la campagne, pour tous ces jeux en bottes dans le jardins, les prés, les bois… les ânes du parc d’en face, les balades à vélo, le ramassage des pommes pour en faire du jus maison, et autres réjouissances du quotidien. Avec mes copines d’enfances, qu’est-ce qu’on a pu en faire, des expériences!!
    Bien sûr, ado, j’ai eu ma période MSN et pas de réseau – on n’a internet illimité par câble que depuis 2 ans… J’en avais marre aussi, j’avoue. Mais au moins j’ai rapidement été autonome avec ma vieille mobylette d’occasion, puis la conduite accompagnée, le permis, et ma petite Twingo dès mes 18 ans: les étudiants parisiens me font rire quand ils disent ne même pas avoir le code!
    Surtout, maintenant que je suis étudiante dans des villes moyennes, j’ai découvert à quel point je suis attachée à ce petit village, sa quiétude, son silence, son odeur même, sa tranquillité, son côté « gemütlich » (convivial, réconfortant). Rentrer chez mes parents, c’est réellement un moyen de me ressourcer et de faire le plein d’énergie positive pour repartir à la ville, rependre les cours, avec le stress, l’excitation et la fatigue des sorties, etc…
    Alors je ne dis qu’une chose: sachez profiter pleinement des choses simples que ce cadre de vie offre, car cela est précieux!

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