Respecter l’environnement c’est se respecter soi-même

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Environnement : « Ensemble des éléments (biotiques ou abiotiques) qui entourent un individu ou une espèce et dont certains contribuent directement à subvenir à ses besoins », d’après le Larousse en ligne. Comment pouvons-nous dire que nous nous respectons, si nous ne prenons pas soin de l’environnement dans lequel nous évoluons ?

C’était en primaire, je m’en souviens. Il y avait cet homme et cette femme, et leurs deux caisses en plastique opaque remplies d’objets que l’on ne pouvait pas voir. « Bonjour, aujourd’hui nous allons vous parler de l’environnement et d’un moyen de le préserver par ce que l’on appelle le développement durable. » Cette sensibilisation de masse passait alors les portes de nombreuses écoles du département. Elle faisait suite à l’initiative des « poubelles jaunes individuelles ».

« Vous aimez aller à la plage ? »

Après les présentations, les intervenants déballèrent leur attirail. On allait enfin savoir ce qui se cachait dans ces fameuses caisses. On reconnut tous les produits qui emplissaient habituellement nos frigos et autres garde-manger, de la bouteille d’eau au paquet de céréales, en passant par les boites de conserves et les contenants en verre. « Vous aimez aller à la plage les enfants ? » La réponse faisait l’unanimité. « Eh bien, pour fabriquer ces bouteilles en verre, on utilise le sable que l’on trouve sur les plages. Vous ne voudriez pas voir les plages disparaître ? » Là encore, la réponse était sans équivoque.

Petite parenthèse : à ce moment là, on n’avait pas vu venir la montée en puissance des Émirats arabes et de leurs îles artificielles qui pompent des millions de mètres cubes de sable, mais c’est autre chose…

« Voilà pourquoi il faut recycler les objets en verre que l’on n’utilise plus. Il faut réutiliser le sable que l’on a déjà pris pour ne pas épuiser le stock de nos plages. » Cinq secondes de silence suivirent cette révélation. Le message était passé. Du haut de nos dix, nous avions pour la plupart saisi l’enjeu du recyclage.

« Et c’est pareil pour le carton et le plastique. Si nous ne les recyclons pas, nous allons épuiser les ressources qui servent à les fabriquer », continua l’intervenant. « Les bouteilles en plastique que vous allez mettre dans ces bacs aux couvercles jaunes ne vont pas seulement servir à fabriquer d’autres bouteilles, avec, on pourra confectionner des vêtements ou des objets tels que des fauteuils roulants… » Mais c’est génial ! Voilà, à peu près, ce que je pensais alors.

Le recyclage n’empêche pas le gaspillage

Alors, une main se leva. La question qui suivit, tout le monde se la posait : « Mais monsieur, comment fait-on pour savoir quels objets on peut recycler ? » C’est un jeu d’enfant. Vraiment. Il suffit de repérer le petit logo représentant deux flèches « tournantes » ; un logo présent sur tous les objets recyclables. Maintenant, on peut même voir des informations comme : « Jetez l’emballage avec les ordures ménagères. » Même plus besoin de réfléchir. Le soir même, nos parents eurent droit à un cours de développement durable.

Mais le recyclage ne fait pas tout. Il faut aussi faire attention au gaspillage, comme le fait de laisser l’eau couler quand on se brosse les dents le matin ou de ne pas éteindre les lumières quand on quitte une pièce. D’abord, cela coûte de l’argent, mais surtout, cela rejette du Co2 dans l’atmosphère et cela épuise les ressources de la Terre.

Pour information, un organisme s’occupe, chaque année depuis 2003, de calculer l’empreinte écologique de chaque nation. Ce même organisme calcule aussi ce que l’on appelle l’Overshoot day (la journée du dépassement). C’est le jour approximatif à partir duquel l’humanité a épuisé le « budget » annuel de la planète en matière de ressources naturelles. En quelque sorte, une fois cette date passée, nous vivons « à crédit » ! Pour l’année 2014, la journée du dépassement a été fixée au 20 août.

Tous concernés, à chacun d’agir

Face à ce constat, comment ne pouvons-nous pas plus nous préoccuper de notre environnement ? Les institutions publiques, d’abord, devraient montrer l’exemple. Dans le cadre de mon service civique à l’AFEV, je rejoins chaque jour (ou presque) les bureaux de l’association situés dans une école élémentaire. Je constate que l’école n’a aucun dispositif de tri ! Certes, il est difficile de croire que c’est notre petit tri de trois bouteilles et deux cartons qui va changer la donner, et pourtant, si tout le monde était convaincu, ça en ferai des bouteilles et des cartons !

Le développement durable, c’est l’affaire de tous, une mission planétaire, collective, mais aussi une démarche individuelle. On doit prendre conscience à notre échelle que les choses peuvent changer !

Jonathan, 19 ans, volontaire en service civique, Perpignan

Crédit photo Flickr CC kennymatic

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