Boire et baiser

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Des nuits longues, interminables parfois.

Des soirées sans intérêt.

Des discussions futiles pour, parfois, retarder les choses.

Toujours le même schéma : baisers, fellation, pénétration, éjaculation. Parfois une ou deux variantes mais, le schéma reste toujours le même. Et bye-bye.

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Penser le sexe comme un exutoire à la douleur

Parfois, un bye-bye temporaire. On remet ça 2-3 fois dans la même soirée, ou le lendemain matin au réveil, quand il reste dormir. D’autres sont partis dans la nuit, me croyant endormie. Tant mieux, on n’était pas faits pour s’entendre.

Il m’est arrivé, le temps de quelques mois, de partager mes nuits entre 3 mecs différents. Un n’était que pour le sexe, ça pouvait durer des heures et des heures, un second pour la tendresse parce qu’il n’y avait rien à attendre de lui du côté sexuel, beaucoup trop rapide à décharger, et le dernier dont je tentais désespérément de ne pas tomber amoureuse, qui était juste parfait pour moi, mais qui ne m’aimait pas, avec qui ce n’était que quelques moments. Nous n’avons jamais passé une nuit ensemble, juste des moments, volés à d’autres occupations, d’autres gens.

Parfois, penser le sexe comme un exutoire à la douleur, juste trouver des types pour coucher avec comme quelqu’un boirait pour oublier. Voire même allier les deux : boire et coucher. Ça donne du piment aux parties de jambes en l’air, on ose plus, on se lâche, pourquoi ne pas le faire dans des lieux où l’on peut être surpris, inviter une troisième personne à se joindre à nous, oser d’autres scénarios.

Ma vie est à un tournant

Rien de passionnant, mais ça passe le temps, ça occupe. Ça évite de penser à certains sujets, le temps de quelques minutes, quelques heures.

Je ne me souviens même pas du prénom de certains, pour d’autres, même leur visage m’est flou. Je n’ai pas le souvenir de tous. Ils sont passés, pour quelques instants, quelques jours ou semaines, d’autres sont restés dans mon répertoire et on s’appelle de temps à autre, pour s’occuper comme l’on peut.

Toute cette vie, je l’ai décidée il y a quelques années. Par facilité. Parce qu’handicapée du cœur, je ne pouvais pas me permettre de tomber amoureuse. Je l’avais été dans mon adolescence, ça avait été dévastateur. Je n’arrivais pas à m’en remettre, d’avoir aimé un homme qui, je le savais d’office, ne ressentirait jamais rien pour moi.

Aujourd’hui, alors que ma vie est à un tournant, que j’ai rencontré quelqu’un qui m’aime et que j’aime, qui accepte mes histoires de cul sordides et mon handicap sentimental, il me paraissait important de faire le point. Pas de tenir une comptabilité, j’en suis incapable, mais plutôt, un état des lieux de la situation.

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Cassandre, 24 ans, étudiante, Marseille

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