ZEP 19/06/2014

Dépression : j’ai recommencé ma vie à 17 ans

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Miss Lou a fait une dépression sévère à 17 ans. Son travail de guérison est terminé, mais elle en garde tout de même des traumatismes.

Il y a des parcours qui suivent des lignes toutes tracées, et d’autres qui se brisent, font des détours, renaissent. Je fais partie de ceux-là qui, ralentis par nombres d’épreuves, en ressortent plus forts et plus déterminés. Je n’ai pas eu la vie la plus horrible qui soit, ni la plus facile. Jusqu’à mes 16 ans je m’estime heureuse d’avoir eu une vie, tout ce qu’il y a de plus classique, avec des réflexions au collège, des chagrins d’amour et des conflits familiaux. Mais tout a basculé quelques mois avant la fin de mon lycée.

Dans ma tête tout était planifié : bac à la fin de l’année, permis à 18 ans, études supérieures dans la communication pour finir attachée de presse avec un boulot où je gagnerais bien ma vie, où je côtoierais du « beau peuple ». Bref, où tout serait beau. À l’époque je n’étais pas une mauvaise personne, j’étais sympathique, plutôt emphatique, un peu suiveuse mais surtout très superficielle. Je parle de moi au passé car une partie de moi est morte le jour où on m’a diagnostiqué dépressive.

La dépression, comme une bonne grippe…

À 17 ans, j’ai fait une dépression sévère dû à aucun élément particulier. Aucun choc, aucun traumatisme. Rien. Je suis tombée malade petit à petit comme on couve une bonne grippe. Pendant longtemps, il m’a été difficile, voire honteux, de dire que j’ai fait une dépression. Les mentalités sont encore très fermées sur cette maladie. Moi-même avant d’en faire une je ne savais pas ce que c’était exactement. Je pensais que c’était une déprime, tout au plus un bon gros coup de blues. Si seulement…

La dépression c’est comme si quelqu’un d’autre prenait le contrôle de vos pensées et de vos émotions. Vous dites des choses que vous ne pensez pas. Vous faites des choses que vous ne voulez pas. Le rationnel n’existe plus. Vous pouvez être insensible devant quelque chose de tragique, et déchaîné devant quelque chose d’insignifiant. Pour moi cette dépression s’est surtout traduite par un tourbillon de sentiments, une phobie de l’extérieur, de très très grands moments de solitude et des gestes incohérents. J’ai par exemple, une fois, avalé plusieurs antidépresseurs juste parce que je ne voulais pas aller à mon rendez-vous chez ma psychiatre. J’ai aussi, sous le coup de la colère, donné un coup de poing à un miroir. Des choses que je trouve maintenant tout à fait inutiles et dangereuses. Mais ça me paraissait « nécessaire » au moment où je l’ai fait.

En phase « zombie »

Après le diagnostic, je suis passée par une phase « zombie ». Je ne parlais plus, je ne mangeais plus, je ne sortais plus. Je suis restée trois mois dans ma chambre à manger seulement quand je sentais mon corps tomber. J’ai perdu 10 kilos en trois semaines et une partie de mes neurones. Car oui : qui dit dépression dit pour certains lésions à la mémoire. Certains souvenirs de cette période sont pour moi très flous. J’ai mis quelques années à retrouver l’excellente mémoire que j’avais auparavant.

Au delà des répercussions physiologiques et psychologiques de la maladie, il y a tout l’aspect relations sociales et regard des autres qui est altéré. J’ai dû faire face à une incompréhension totale de la part de mon propre frère. Il me répétait sans cesse : « Allez motive-toi, reprend le dessus, fais quelque chose. » Il ne comprenait pas que ce n’était pas une question de volonté, que la dépression c’est comme un cancer du cerveau. C’est une maladie !

Cela a été très difficile car je me suis sentie très incomprise. Rajouté à cela mes deux meilleures amies qui m’ont tournée le dos car elles ne comprenaient pas mon comportement. Ensuite, il y a toutes les autres personnes qui ont « pitié » de vous. Ça ne part pas d’un mauvais sentiment bien sûr, mais cela en est risible. J’ai un oncle qui, dès qu’il me voyait, me demandait avec un sourire bienveillant, une main sur l’épaule et la tête penchée : « Ça va Amélie ? » Comme si je n’avais plus qu’une semaine à vivre. Il m’offrait des agendas avec des citations positives pour chaque jour.

Ceux qui m’ont sauvée de la dépression

Comme pour toute maladie, j’ai été soignée. On m’a mise sous antidépresseurs et j’ai suivi une thérapie. Je m’estime particulièrement chanceuse d’ailleurs car j’ai été soignée seulement un an. Ce qui est relativement court quand on voit certains patients pendant plusieurs années sous médicaments. Mais le travail de guérison va bien au-delà des médicaments et de la thérapie. J’ai dû faire toute une rééducation de la vie, des gens, de moi. J’avais développé une phobie sociale des jeunes, ce qui est compliqué quand on en est soi même une. J’ai aussi perdu toute confiance en moi, et mes sentiments étaient très difficiles à contrôler. Ça m’a pris beaucoup d’années avant de m’en remettre. Je pense que c’est un travail à vie, du moins ça pousse à travailler sur soi.

Sur mon parcours de guérison, j’ai rencontré des personnes formidables. Elles m’ont aidée petit à petit à me trouver, à avancer. Tout d’abord ma psychiatre qui m’a poussée quand il le fallait, ensuite ma professeur d’allemand que j’ai eue pendant six ans et qui s’est inquiétée pour moi quand je n’allais pas bien. Mon professeur principal qui a tout de suite compris que j’étais malade. Ces trois personnes-là m’ont sûrement sauvé la vie, au sens figuré. Je dois remercier aussi un psychologue spécialisé dans l’orientation qui m’a aidé à m’affirmer et à chercher ce que je voulais faire.  Ma conseillère mission locale aussi qui a été à l’écoute et m’a donné beaucoup d’informations utiles sur la dépression.

Odo traverse une dépression. Malgré son diagnostic et son suivi psy, sa maladie continue de lui pourrir la vie au quotidien.

Quant à ma famille… Je suis peut-être très ingrate, mais seule ma sœur et ma belle sœur ont été là pour moi. Même si elle ne comprenait pas ma maladie, ma sœur m’a prise sous son aile dès le début et m’a changé les idées. Arrivée plus tard, ma belle sœur m’a tout de suite comprise car elle avait vécu une expérience similaire. Mes parents ont été là mais j’aurai toujours le souvenir de ma mère en colère après moi croyant que je faisais des caprices, et de mon père qui s’apitoyait plus sur son passé dépressif que sur ce que je vivais dans le présent. Cela demandera sûrement encore un certain travail pour que je leur sois reconnaissante d’avoir été là.

J’ai tâtonné, j’ai testé, j’ai échoué et je l’ai vaincu

Cela a été la période la plus difficile de toute ma vie et jamais je ne voudrais la revivre. Mais tous les jours je me disais que ça finirait, qu’un jour meilleur allait arriver. Et j’ai eu raison. Cette expérience douloureuse m’a changé, en mieux. J’ai pu recommencer ma vie à 17 ans en remettant les compteurs à zéro. Bien sûr, beaucoup de traumatismes sont restés et resteront encore longtemps. Mais j’ai enfin ouvert les yeux. Comme si j’étais enfin libre, libre de qui je suis, de qui je veux être, de ce que je veux faire.

Ce sentiment est un cadeau merveilleux. Je me suis comme réveillée. J’ai découvert que la vie ne se résumait pas à de beaux vêtements, de belles voitures, de belles sorties. J’ai enfin vu, enfin entendu, enfin goûté. De simple adolescente qui veut travailler pour gagner beaucoup d’argent je suis passée au stade de l’adulte qui veut aider les autres, servir à la société. Et après des années de galères, d’épreuves, de solitude mais aussi énormément d’amour, je suis enfin là où je dois être.

Après avoir tenté une école de reporter photographe qui m’a pas convenue, j’ai travaillé et fait un stage auprès d’handicapés psychomoteurs. Je me suis inscrite en DAEU (Diplôme d’Accès aux Études Universitaires). Je l’ai eu, je suis allée en première année de licence de psychologie, je suis partie vivre seule, j’ai adhéré à une association locale d’étudiants en psychologie pour ensuite faire partie d’un bureau national regroupant des associations de psychologie et j’ai eu mon année. Comme quoi tout peut arriver et il ne faut pas perdre patience. Je suis très fière de mon parcours car il est unique et il a fait ce que je suis aujourd’hui. Pour moi l’avenir ne pourra qu’être encore meilleur, même si malheureusement tout a un prix et dans ce combat pour la liberté j’ai perdu mon innocence.

Miss Lou, 21 ans, étudiante, Lille

Crédit photo Pexels // CC Darina Belonogova

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96 réactions

  1. Bonjour moi aussi j ai fait une dépression ça fait 6 ans j ai BP été hospitalisé ça fait 3 mois que je suis rentré chez ce n est pas facile d oublier je pense sans cesse à la dépression mes pensées tournent autour de ça j aimerai oublier et vivre une vie normale comment faire pour oublier c est 6 ans et passer à autre choses

  2. Bonjour j ai un fils de 14 ans qui a fait une tentative de suicide il y a quelques mois. Nous l avons retrouvé entre la vie et la mort. Nous l avons soutenu, motivé, aimé. La dépression s est installée de plus en plus dans sa vie au cours de sa rééducation. Sa vision est noire, ne supporte plus le quotidien, la vie ne sert a rien. Après un suivi de psy, médecin.. on nous conseille fortement de l hospitaliser. Notre fils refuse catégoriquement ainsi que de prendre un traitement. Il ne veut plus nous voir, parler. Plus de contact avec son père ou moi même. Nous ne le laisserons pas tomber. Nous sommes derrière lui et le seront toujours. Je hais cette maladie qui est pour moi la cible a abattre! Je voudrais savoir si des ados, adultes, parents ont vécus cette situation. Vécu une tentative de suicide, une hospitalisation et la suite. Parents vos enfants vous ont ils pardonnés l hospitalisation ? Avez vous trouvez un sens, une porte de sortie après l hospitalisation? J ai lu tout vos messages et j ai pu retrouver certaines similitudes avec notre fils, j y ai vu de très belles personnes en souffrance mais le fait déjà de se demander si une aide serait nécessaire est un très bon début ! Faites le une personne extérieure n est pas là pour vous juger mais pour vous aider. Nous sommes tous différents c est ce qui fait nos qualités . J espère que vous trouverez tous le bonheur et un sens à votre vie. Si vous êtes là ce n est pas pour rien on a tous un but dans la vie donc prenez la comme elle vient certes tout n est pas rose et je sais de quoi je parle mais ces petites bouts de bonheurs qui entrent dans nos vie sont à prendre de pleins fouets et les garder pour avancer. Je ne sais pas si quelqu’un verra mon post. Car cela fait un moment que personne n a posté mais c est pas grave. Si par contre quelqu un lit ce post et qu il est dans cette situation où l a vécu n hésitez pas j ai besoin d’ avoir d autres témoignages d hospitalisation d ados ce il n’y en a que trop peu sur le net! Bonne journée

  3. JE VEUX ARRETER LES COURS ET JE VEUX RENTRER CHEZ MOI

  4. Bonjour vieux peuple,
    je ne sais pas si je vis une dépression.
    Cet été, j’ai rencontré mon âme sœur, ou ma flamme jumelle, j’en sais rien, une connerie comme ça.
    Comme la plupart de vous tous je n’y croyais pas, avant de le rencontrer. On a été collègues deux mois, avons bien vécu ensemble malgrés nos copins copines respectifs. Puis, d’un commun d’accord, on s’est séparés pour un tas de raisons (diff. d’âge, je suis au lycée, etc..).
    Jusqu’à cela je n’avais pas connu d’épreuve aussi dure. Je ne ressens plus rien à part le manque de cette personne. Au lycée c’est l’enfer, mais l’enfer c’est les autres car chez moi, seule, je suis apaisée. Triste, mais apaisée. Personne ne me comprend. Encore moins ma famille.
    Le pire; je suis hypersensible depuis toujours. Il suffit d’une moto, une odeur de cigarette et c’est fini, je peux pleurer pendant des heures. C’est honteux en plus de pleurer chez moi, alors vous imaginez.
    Comme ma famille ne comprend pas, pour eux « ooh, c’est juste une rupture », alors ils s’attendent à ce que je sois comme avant, que je cuisine, fasse du sport, passe mon permis.
    Bordel j’ai envie de rien, a part de solitude, les gens me donnent mal à la tête et la seule personne qui pourrait me comprendre ne me comprendra plus jamais.
    J’ai coupé toute communication avec lui. Là où je vois que je suis au bout du rouleau, c’est que les seules fois où je sors, j’espère toujours le croiser. Nos souvenirs communs m’éclaboussent, ils sont partout.
    Voila. Je vous souhaite à tous de rencontrer votre âme sœur, et que vous finissiez avec. C’est un sentiment de plénitude formidable, de joie et de bonheur que je n’ai ressentit qu’en ces moments-là. Cette personne peut vous élever comme elle peut déclencher en vous une dépendance affective. Moi, j’ai 16 ans. Vous imaginez bien qu’à 16 ans on a pas assez confiance en soi pour se suffire à soi-même, alors après son départ j’ai vu cette dépendance. C’est pire qu’une addiction.
    J’espère que quelqu’un verra ça un jour et se reconnaitra. Si c’est le cas, dis-moi comment tu t’en es sortit, moi, j’ai l’impression qu’il me manque un bout d’âme, que lui et moi on s’est échangés une pièce du puzzle. Merci

  5. Pardonnez les fautes d’orthographe et les erreurs de grammaire, je me suis défoulé.!!

  6. Ma mémoire a grandement faiblit , je suis des études en programmation et je ne peux plus m’empêcher de stresser, je ne dors plus la nuit , j’ai vraiment mal au cœur car l’absence de mes , parents me plaît souffrir, je suis si seul , tout le monde m’as laissé tombé ,svp aidez moi !!

  7. Ils ne me comprennent pas ni mes frères ni mes sœurs, et parfois on dirait qu’il s’assurent de me culpabiliser, surtout ma sœur aîné

  8. Mes parents étaient des alcooliques, et aujourd’hui j’en subit les conséquences, le christianisme et toutes ces choses qu’on essaie de m’inculquer ,me fatigue, et celà n’est pour moi qu’une preuve d’un refus d’agir

  9. Bonsoir moi c’est Daniel , je suis camerounais, j’ai 17ans, et j’ai besoin d’aide ici en Afrique, on accorde très peu d’attention à la psychologie, voir pas, moi mes parents sont tous de suite de maladies dé lors, ma vie s’est effondré , en Afrique on accorde énormément de d’importance à l’église mais figuré vous que je me suis fait tabassé par des pasteurs à l’église en pleine période de deuil, j’en peux plus de vivre ça m’étouffe , j’entends des voies dans ma tête qui me disent meurt fils de putes, tu n’as jamais servi à rien.
    Je me tiens en classe et là j’entends des voies qui disent sautes par la fenêtre et meurt , c’est mieux ainsi.
    Je me suis fait violé à l’âge de 3ans par un ami de la famille et depuis ce jour quand je ferme les yeux je le revois encore, abusant de moi ,
    .
    Aidez moi svp en Afrique, Ils négligent tellement cet aspect de la vie , je crois que si je continue comme ça je finirai par me suicider , j’ai besoin de vous !!

  10. Salut Justine,

    Déjà merci et bravo d’en parler, c’est important. Regarde dans mes précédents commentaires, je donne souvent des pistes, gens à appeler pour avoir de vraies réponses, etc…
    Et tu verras que tu n’es vraiment pas seule. Tu vas t’en sortir j’en suis sûr, l’important c’est d’être bien accompagnée. Et de tenir le coup.
    Courage,

    L’équipe de la ZEP

  11. Bonsoir , c’est la première fois que je participe un échange a ce sujet mais en voyant vos messages , je décide moi aussi de me confier !
    J’ai 16 ans et il y’a deux ans mes parents se sont séparé puis ma mère a refait sa vie avec un homme que j’ai détesté . On s’insulter mutuellement alors je suis partis chez ton père pendant 7 mois sans avoir de contact avec ma mère . Après cette séparation j’ai décidé de revenir au prés de ma mère mais au bout de 3mois je suis repartie . Finalement nous sommes passé devant un juge et je vis chez ma mère de nouveau car mon père a des soucis financier . Un peu complique a suivre . J’ai commencé a prendre des anti dépresseur il y’a 1ans mais la vie n’est pas simple pour moi . Je sais qu’il y’a pire que moi . Aujourd’hui je me sens seule car avec cet homme les tensions continue . J’ai cru qu’il avait changé mais non , on s’insulte ! Je me sens seule ma mère et entre nous deux . Mon père est alcoolique mais refuse de le reconnaitre . Bref c’est loin d’être la joie .
    Je pleure tout le temps sans même savoir pourquoi .
    Je ne sais pas vraiment ce que j’attend en écrivant ce message peut être un conseil ou juste le fait de me dire que je ne suis pas seule .
    Merci a ceux qui liront ceci !

  12. Salut, et quand on ne sait même pas quelles pourraient être nos passions auxquelles on pourrait s’accrocher pour tenter de se trouver des buts et objectifs de vie, on fait comment ?
    J’ai 34 ans j’ai jamais trop su ce que je voulais faire de ma vie, mais j’essayais d’avancer là où un courant sympa pouvait me porter. J’ai jamais rien vécu d’horrible, j’ai toujours fait avec les moyens du bords pour continuer ma route sans savoir où je voulais aller à part « être heureuse » mais bon le gps connaît pas cette adresse incomplète… c’était difficile à vivre à 14 ans quand on doit choisir ses voeux après la 3ème mais bon on est souvent trop jeune peu renseigné et on commence seulement à apprendre à se connaître donc ça fait flipper de choisir un chemin sans savoir où il mène et même où on voudrait qu’il mène… mais on a toujours le temps de trouver sa voie et d’en changer, donc après avoir lâché les études très tôt pour bosser je les ai repris 10ans + tard de 0, un cap pour valider mon expérience pro de serveuse boulot sympa mais ingrat et compliqué, je ne me voyais pas être serveuse à 40ans donc bac pro mais toujours peu d’avenir donc bts mais encore rien d’intéressant pour voir venir alors équivalence de master 1 toujours en alternance des bas des hauts et de + en + de fatigue mentale formation intéressante mais compliqué de s’y projeter encore… opportunité de prolonger mon alternance en m2 à la fac (Franchement la fac c’est top je conseille à toutes et tous d’y aller et de vivre votre cursus à fond même si c’est pas une formation qui vous correspond, c’est un monde vraiment unique et inspirant ! Allez y vous pourrez toujours bifurqué après) bon moi j’ai serré (pour un cumul de diverses raisons) je n’ai pas pu rédiger 1 ligne de mon mémoire donc je n’ai pas eu mon diplôme mais je ne regrette pas d’avoir connu la fac même si je n’ai pas pu en profiter comme j’aurai dû…
    Donc me voilà bientôt 35 ans qui ne sait toujours pas quel métier faire une fois grande, pas connu de relation sentimentale normale et saine de + de 2 semaines, tout un lot de déceptions amicales amoureuses et professionnelles, une vie de questionnement, de recherches de soi même, 1an et demi de chômage, 5 de repli sur moi même et de désocialisation, la covid’crise qui s’ajoute au bordel ambiant… bref chui pas sortie de l’auberge…
    Donc ma question : comment on fait pour de trouver des vraies passions motivantes ? Car j’aime un peu tout et très souvent rien depuis un bon moment et j’ai tenté les listes, les réflexions, les avis, les tests de personnalité… rien de concret que j’ai sûrement pas terminé d’ailleurs vu que tout me soule et que je n’arrive pas du tout à rassembler mes idées sans angoisser me détourner ou juste voir une étincelle de lumière au bout de ce tunnel infini qu’est l’esprit ou la vie…
    Bon courage à toutes et tous que la force et la joie soit avec vous !

  13. Bonjour
    J’ai lu certaine de vos vie vos parcours je me suis reconnue dans certaine mais je n’ai pas vraiment trouver la solution à comment ne plus avoir autant mal je ne sais pas si je suis dépressive mais je me suis toujours senti mal dans ma peau depuis petite étant enfants je me suis sentie seul je n’avais pour ainsi dire pas d’ami je parle peu et on m’entendais peu sais toujours pareil j’ai juste quelle que ami maintenant enfin je les voir rarement quand on me propose de sortir je dit oui mais dès que le jour arrive je trouve toujours une excuse pour ne pas y aller ou alors j’y vais mais quand je revient je me sens juste vide je ne m’amuse pas je ne me sens pas heureuse rien je l’es laisse parler je répond à se qu’il dise mais je ne parle pas beaucoup en faite je l’es suis dans les magasins les écoute et sais tout et quand je rentre chez moi je me mais dans mot lit et j’ai encore se sentiment de me sentir mal et qu’être sorti n’ai rien changer chez moi mais parent je leur est dit une voix que j’allais mal et que je ne savais pas pourquoi et que sa ne passer pas que sa revenais sans cesse c’était un soir avant de reprendre les cours après Noël il étais tard 00h peut t’être je pleurais dans mon lit encore et j’ai envoyé un message à ma mère j’y penser souvent à lui envoyer un message pour lui dire que sa n’aller pas mais je n’avais jamais eu le courage de peur de blèsser ma famille mais j’ai fini par lui envoyer je lui est dit que je me sentais mal mais que je ne savais pas vraiment pourquoi je ne me souvient plus trop se quelle ma dit elle m’a répondu tout de suite on un peux parler par message et elle est monter dans ma chambre je me souvient plus trop de se quelle a dit elle m’a demander si j’étais lesbienne pff j’ai trouver sa bête quelle me dise sa bref je n’ai pas été en cours de la semaine j’ai été voir le médecin un psy et venu chez moi c’était très gênant elle ne parler pas et m’observais je n’ai pas voulu la revoir je n’aussais plus regarder mais parent passer mon temps dans ma chambre ma mère me disais qu’il fallait se ressaisir prendre sur moi j’ai essayer de lui expliquer je prenais toujours sur moi que je ne voulais plus prendre sur moi et aller mieux mais il non pas compris alors je suis retourner en cours et j’ai vais comme si tout t’aller lieu je ne voulais plus parler de se que je leur avais dit mais sa ne va pas mieux et je ne sais pas pourquoi des fois je n’ai pas envi de me lever le matin pourquoi j’ai toujours mal au ventre pourquoi je me réveille dès heure en avance avant mon réveille pourtant j’ai essayé j’ai changer de fringue je me suis percer le nez j’ai essayer de parlé avec ma voiture moins grave être plus joyeuse en parlant a mais ami ou avoir des contact physique avec mais ami non sa je n’ai pas beaucoup testé mais j’ai toujours mal et j’ai peur de toujours être mal dans ma peau quand je serais plus âgée parce que je n’ai que 15 et quand je voit mais parent je voit qu’il ne sont pas heureux je me dit que peux t’être que je ne serais jamais heureux et je veux me sentir bien je veux rigoler être heureuse avoir envi de me promener être loin agressif avec ma famille (parce que quand je me sens mal je peux être méchante et blessante sais pour sa que j’évite de parler avec eu quand je me sens vraiment très mal) alors si quelle qu’un à une réponse sans forcément aller voir un psy chez pas parlé avec l’un de vous peut t’être

  14. Bonjour, Bonsoir.
    J’ai lu à peu près toutes les histoires qui traitent du même sujet, la dépression. C’est pourquoi je me suis dit que j’allais écrire, en me disant que cela me ferais du bien.
    J’ai écrit un pavé alors si vous ne lisez pas je ne vous en veux pas, au contraire j’ai pu évacuer lors de la rédaction.
    J’ai actuellement 18 ans et j’avoue que je ne me sens pas bien. Je ne sais plus vraiment car cela date un peu mais je pense avoir été diagnostiqué dépressive lorsque j’avais 13/14 ans. J’ai eu une enfance (de ma naissance jusqu’à mes 6 ans) assez réussie. Mes parents s’aimaient, financièrement nous étions à l’aise et je me réjouissais. Je suis né à Singapour et j’ai vécu pendant 2 ans au Venezuela ( de mes quatre à 6 ans), grâce au travail de mon père.
    C’est alors que les problèmes ont commencés. Après le Venezuela, nous étions rentrés en France et ce jusqu’à aujourd’hui. Je suis rentré en primaire (CP) et j’ai commencé à sentir une certaine différence entre les autres et moi. Je n’avais pas vraiment d’amis, je me faisait manipuler et on se moquait de moi et à l’époque je ne comprenais pas vraiment pourquoi. Comme je suis une grande prématurée (né à 6 mois et-demie), j’ai commencé à développer beaucoup d’acné ( à 7/8 ans), j’ai pris énormément de poids suite à des troubles du comportement alimentaires. De ce fait, j’ai été considéré comme étant le monstre, le cachalot, sauver Willy … du CP jusqu’au CM2. De plus je suis rousse alors ça ne m’a vraiment pas aidé. J’ai subis une sorte de torture psychologique pendant ces année là, en plus du collège.
    J’ai aussi été diagnostiqué discalculique (problème de logico-mathématiques), ce qui à renforcé ma « différence » avec les autres.
    Pendant 11 ans, j’ai été victime d’une relation « amicale » toxique (manipulation). J’ai été dans 2 centres hospitaliers pour mon problème de poids (obésité morbide) et j’avais perdu énormément pour tout reprendre ensuite, voir plus.
    Aujourd’hui je suis en 1ère générale ( redoublement dû à ma santé), bien que je ne fréquente plus les cours. J’ai développé une phobie sociale ce qui à engendré une phobie scolaire. Je n’ai pas de mauvais résultats scolaire mais aujourd’hui je sens une énorme différence entre les jeunes de mon âge et moi-même (du moins dans ma région et dans mon lycée). J’ai beaucoup de références culturelles (musique, cinéma, arts, littéraires…). Je suis plus musique américaines des années 70’s à 90’s, tandis que les jeunes autours de moi sont plus branchés rap français. Et je ne parle même pas des vêtements.
    Je tient à préciser que je ne critique absolument pas les gens, je méprise l’injustice et ce serais le comble pour quelqu’un qui a souffert de critiques dans la vie.
    J’ai même perdu mes deux « soit-disant » meilleures amies.
    Je suis seule, déprimé et je ne sort plus. Je prend de plus en plus de poids car je n’arrive plus à me motiver pour quoique ce soit. Il m’arrive de penser au suicide mais au moment ou je commence à passer à l’acte, je m’arrête, m’effondre et culpabilise. J’ai peur de mourir et de perdre ma famille mais je ne supporte plus cette souffrance qui me dévore petit à petit.
    Après avoir vu le psychologue, ça recommence, je ne me sens pas bien.
    Une fois, je suis partie voir le psy après l’école et je suis rentré chez moi juste après. J’attendais le feu vert pour traverser au passage piéton et j’étais bien jusqu’à ce qu’un jeune garçon à vélos passe rapidement et me fait un commentaire blessant sur mon poids. Cela m’a valu une crise d’angoisse, je n’arrivais plus à me calmer.
    Une autres fois j’étais dans un de mes centres hospitaliers et c’était en fin d’après midi. Je discutait avec des amis qui étaient dans la même situation que moi. Une fille qui avait été brulé, s’est jointe à nous. Le sol résonnais beaucoup et j’allais m’apprêter à prendre ma douche, mes affaires en mains. Après la douche, une des amie est venue me voir en pleurant, elle m’informais que la fille brulé m’avait insulté pendant que j’allais à la douche. « Faites gaffes, le sol va finir par s’écrouler ». A ce moment là j’ai réalisé que même dans un centre, où je venais me faire aider et dont je n’était pas la seule dans cette situation (poids), il à fallut que ce soit sur moi que cela retombe. Je peut dire qu’à ce moment là, j’ai ressentit une douleur intense dans ma poitrine, que je voulais mettre fin à mes jours.
    Pour finir, je n’arrive toujours pas à aller mieux et bien que ma mère essaye de m’aider, parfois elle n’est pas compréhensive. Pourtant j’essaye de rester le moins possible dans ma chambre et de m’occuper au mieux que je puisse faire en faisant du ménage, dessiner, lire et jouer aux jeux vidéos. Je sais que le sport et un bon moyen pour aller mieux mais je n’arrive décidément plus à me motiver.
    Je pense qu’il faut vraiment que j’arrête d’écrire car cela n’auras pas de fins.
    J’ai encore tellement de choses à dire.
    Je soutiens les personnes qui sont à peu près dans la même situation que moi. C’est très difficile, je le sais mais, si tu a lu ce commentaire, sache que je suis sûr que nous allons y arriver un jour et qu’il y a pleins de gens sur qui nous pouvons compter. J’ai deux devises dans ma famille :
    « J’ai pas mal, t’as pas mal » et « Si tu doutes de tes pouvoirs, tu donnes du pouvoir à tes doutes ». Deux citations de deux excellent films. J’espère qu’elles pourront aider.
    Si tu as lu ce commentaire, encore merci.
    Désolé d’avoir parlé un peu trop (peut être) de ma vie.
    Désolé pour les éventuelles fautes d’orthographe.
    P.S : On va y arriver, Nous n’avons qu’une vie, alors profitons un maximum ☺️

  15. Bonjour C,

    J’ai déjà commenté au-dessus avec des numéros que tu peux appeler pour que des gens t’aident.
    Discuter de ton mal-être ce sera déjà aller mieux, courage à toi,

    L’équipe de la ZEP

  16. Bonjour, je pense ne plus être moi même , je dis des choses dont je ne devrais pas , mon comportement à changer je suis actuellement plus aggressive avec les personnes de mon entourage, par exemple je suis une personne très agréable, tranquille j’aime bien être dans ma bulle mais une fois qu’on me parle mal ou peut-être que je me sens menacée je sais pas mon comportement change…
    Souvent je reste enfermée chez moi je ne sort pas c’est très rare.. mes pensées sont très noires.
    J’ai déjà essayé plusieurs d’en parler … Mais j’ai l’impression que personne m’écoute je suis tellement fatigué je n’est plus de force mentalement ou même physiquement.. je suis en échec scolaire, j’ai du mal à m’exprimer correctement, je pense être en mal-être.

  17. Les informations que j’ai trouvées étaient précieuses, groupes de soutien en ligne pour la dépression il y a plusieurs programmes de counseling auxquels je pouvais participer mais ils étaient chers et je n’ai vraiment pas eu le temps d’investir avec mon nouveau-né étant ma priorité absolue.

  18. Bonjour Janine,
    Tu es jeune, tu as la vie devant toi ! Il faut que tu trouves une oreille attentive. Est-ce que tu as parlé à tes proches de ce que tu ressens ? C’est une première étape !
    Si c’est compliqué pour toi de leur en parler, il y a le Fil Santé Jeunes. Tu peux te renseigner sur leur site internet, https://www.filsantejeunes.com , mais surtout, tu peux les appeler au 0 800 235 236. C’est anonyme et gratuit, ils t’écouteront et pourront t’aider pour que tu te sentes mieux.
    Tu peux aussi joindre le CMP (centre médico psychologique) de ta ville/quartier, ils pourront t’apporter un soutien psychologique.
    Tu vas y arriver, courage de toute l’équipe de la ZEP !

  19. J’ai 16 ans j’en peux plus de ma vie elle est pourrie

  20. Maxime Je suis amoureuse de toi
    Voilà ce que je pense après avoir lu ton message en entier
    Tu vas peut-être trouver ça bizarre, mais c’est la seule chose que ton message a suscitée chez moi

    J’aimerais vraiment faire connaissance avec toi en privé sur ma boîte mail : hloubaton@gmail.com
    Moi j’ai 24 ans et mon univers mental est plus complexe que ce que tu décris

    Bisous (tu me plais vraiment)

  21. Bonjour,

    Apres avoir lu certains de vos textes, je pense que certains d’entre vous ont potentiellement un TDA/H(trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité) avec ou sans comorbidité;
    On parle de comorbidité lorsqu’une personne à plusieurs troubles et non pas qu’un seul trouble. Exemple, tu peux cumuler un TDAH avec : trouble anxieux, personnalité évitante, bipolaire, Antisociale, Borderline).

    Je sais que la France est en retard en terme de recherche sur le sujet(je vis au Canada et le Canada est très avancé sur le sujet) et les médeécins ont tendance à catégoriser tous le monde comme depressif mais parfois, il faut chercher plus loin. La dépression fait aussi parti du TDAH.

    Je vous laisse faire plus de recherche sur le sujet et vous rapprocher potentiellement d’un medecin agrée pouvant detecter si vous êtes TDA ou non.
    Certains peuvent avec etre HP (haut potentiel) donc cumulé des problemes d’autiste etc..

  22. Dite vous que c’est le faite de réfléchir longuement à certaines choses de la vie qui vous feront devenir dépressive ou dépressif. Sa peux y contribué. Le cerveau humain est très malin. Car le monde ou l’on vie n’est forcément le monde qu’on souhaiterai avoir.

    Alors si vous voulez allez mieux déjà dite vous des petites chose positive ou positif et répétez les en boucle dans votre tête ou même à l’écrit et ne laisse jamais les gens vous influencer en disant le contraire. Car cela pourrait vous rendre plus mal que vous ne l’était. Enfin voici pour moi les différents facteurs de la dépression

    L’amour
    La colère
    L’espoir
    La haine
    La joie
    La peur
    La surprise
    La tristesse

    Et oui se sont les différentes émotions que peut montrer un être humain. Ne cherchez pas à les effacer car un jour vous verrez que au final ces émotions valent le coup d’être la et elle sont en tout le monde sauf que chez certaines personnes ces(endormis) du à certains événement. J’ai eu un vécu assez peux commun avec divers environnements. Personnellement j’ai réussi a trouver la force de vouloir vivre ma vie. En me montrant juste joyeux et donnant le sourire au autre car se n’est pas parsque je suis triste en colère est avec très peux de joie durant mon passer, que je dois montrer ce que j’ai pue recevoir et percevoir au autre personne la vie est assez courte si tu regarde bien autant rendre le sourire au personnes et leur fournir ton aide sans demander quoi que soit et vous verrez que vous trouverez une réponse en tout ca moi je l’ai eu car je me sens mieux et utile. Peut être l’amour un jour qui c’est !!

    Je suis sur que vous trouverez des réponses sur se que que vous pouvez avoir.

  23. Lola, c’est très étrange de lire ton témoignage car je m’y reconnais totalement comme si je l’avais moi même écrit. Tu parviens à mettre des mots sur des choses qui sont parfois difficiles à exprimer et à expliquer.
    « Est-ce que ce n’est pas le monde dans lequel on vit qui ne tourne pas dans notre sens ? » C’est une question que je me pose souvent aussi. On a l’impression d’être «  »normal » » au milieu de fous. On aimerait que les gens nous comprennent; nous annoncent qu’ils font, eux aussi, illusion d’être heureux, nous expliquent le sens de la vie, mais comme tu le dis très bien, on a beau être entouré, on est tout seul dans sa tête. C’est un paradoxe. Comme lorsque tu dis que tu as conscience de ta valeur mais que tu as l’impression qu’elle ne peut être mesurée par personne alors même que tu « n’ouvres de portes à personne ». Ou encore lorsque tu dis que personne ne te comprends alors que tu dis que tu ne comprends pas toi même. C’est tous ces paradoxes qui font que nous nous sentons perdu et que nous trouvons pas notre place.
    Comme toi je cherche la cause de ce vide qui s’est imposé en moi en grandissant et je ressasse le passé et mes regrets. Cependant, je ne pense pas que cela soit absurde ou qu’il faille trouver une légitimité au mal être. Il est là et il faut l’accepter tout en le combattant.
    Tu devrais essayé de consulter. Je sais pas si tu es à la fac mais dans la mienne par exemple je peux consulter un psychologue gratuitement (Encore faut il qu’il y est de la place car beaucoup de demandes).
    Partir à l’étranger est une bonne idée, je souhaite le faire aussi. Même si on dit souvent que nos problèmes nous suivent où que l’on aille, il est toujours bon de quitter sa zone de confort et de changer ses habitudes, surtout lorsque qu’on se sent spectateur plutôt qu’acteur de sa vie. Et partager ton art est une super idée aussi, tu trouveras des personnes qui aimeront ce que tu fais et qui t’encourageront . Dans beaucoup de témoignages que j’ai pu lire que c’est la musique, l’écriture, leur passion en général qui les a aidées. Et c’est un peu cas pour moi.
    On est a un âge/période de notre vie compliquée parce qu’elle determine en quelque sorte notre vie future: choix des études, entrée dans le monde du travail, plus de responsabilités, on cherche un sens à nos vies et une place dans ce monde, on se détache un peu de notre famille et de nos amis et on se compare parfois même à eux pour qui tout semble aller pour le mieux. C’est une période compliquée et sache que tu n’es pas seule et que je te comprends.
    Je t’envoie pleins d’ondes positives Lola, ainsi qu’à tous ceux qui passent par là. Bonne journée à vous !
    Et évite de te droguer stp 🙂

  24. je m’appelle Lola, j’ai 19 ans.
    je ne sais pas pourquoi j’écris ici, c’est tellement absurde. On vit en France, on a un toit sur notre tête, on mange à notre faim, on a pour la plupart accès à l’éducation, et à tellement de choses que ça en est vertigineux. Je ne sais pas exactement d’où viennent les dépressions qui me suivent depuis le début de mon adolescence. Facteurs génétiques en partie, je pense. On m’a diagnostiquée surdouée vers mes 6 ans. On a conseillé à mes parents de me faire sauter 2 classes, j’ai refusé. Peut être que j’aurais dû accepter? Le fait est que j’ai toujours plus ou moins réussi à me fondre dans la masse, par peur d’être complètement seule. Ma famille est là pour moi mais je suis toute seule dans ma tête et je ne me comprends pas moi-même. Je n’ai jamais consulté mais j’ai conscience de mes troubles. Mais sont-ce vraiment des troubles? Est ce que ce n’est pas le monde dans lequel on vit qui ne tourne pas dans notre sens ? Je ne sais pas, et je déteste m’apitoyer sur mon sort, j’ai l’impression de ne pas être légitime pour le faire. Je n’ai rien vécu qui justifit mon mal-être, et j’ai toujours réussi à faire illusion au peu de personnes qui m’entourent. Je m’arme comme je peux, je peins, je fais de la photo, je vais en cours, je lis, je regarde des films. Je n’en suis pas austade ou plus rien ne m’intéresse (j’y ai déjà été). Mais je me voile la face, je reste active pour me convaincre que je suis intéressante, que j’en vaux la peine. J’ai un manque de confiane en moi assez particulier: j’ai conscience de ma valeur mais j’ai l’impression qu’elle ne peut être mesurée par personne, car personne ne veut creuser pour découvrir qui je suis. Je n’ouvre de portes à personne, j’attends que les choses se passent, je suis spectatrice de ma propre vie tout en trouvant le moyen de ma plaindre. J’ai toujours ce vide immense que je n’ai jamais pu combler. Le seul moment de ma vie ou je me suis sentie vraiment vivante et complète, c’est quand j’ai pris un taze. C’était artificiel bien sûr. J’ai un vide tellement grand, je ne peux même pas pleurer, je n’y arrive pas. Il me reste néanmoins beaucoup d’espoir et j’espère toujours trouver ma place quelque part, près de quelqu’un ou je ne sais où. Pour cela je vais partir étudier ailleurs d’ici un an ou deux, et d’ici là je vais essayer de m’en sortir en continuant à peindre et à faire des photos en essayant peut-être de partager mon art.

    Bonne journée à toi qui m’a lu?

  25. Bonjour
    J’ai lu beaucoup de messages et je m’y reconnais. Ça fait un moment que je n’y arrive plus. Je ne veux plus aller en cours et parfois j’ai l’impression que mon cerveau se bloque et je suis incapable de faire quoi que ce soit. J’ai eu plusieurs idées de trucs à faire pour changer d’environnement, rencontrer d’autres personnes, comme s’inscrire dans un club de sport, aller à des événements… Mais je ne fais rien à chaque fois, soit je n’ai plus la motivation, soit tout s’annule au dernier moment. J’ai l’impression d’être dans un cercle vicieux et je n’arrive pas en m’en sortir. Je veux changer de lycée mais je n’ai pas de bonne raison apparente et il est sûrement trop tard (nous sommes en juin et les dossiers ont déjà été rendus). De plus, ma meilleure amie ne sera plus dans ma classe l’année prochaine suite à une réorientation et un changement de lycée. Je ne suis pas tellement proche de mes parents et je ne sais pas comment m’y prendre pour leur expliquer que je suis au bord du craquage. J’ai envie de me laisser tomber et de tout abandonner. Je tiens grâce à l’espoir qu’un jour ça changera et que ma vie s’améliorera mais j’ai peur d’être déçue. Il me reste l’année de terminale à passer mais je ne sais pas comment je vais tenir encore un an.
    C’est la première fois que j’écris ce que je ressens et je comptais faire un texte court mais j’ai tellement de choses qui me viennent.
    Pour les futurs visiteurs qui auront eu le courage de rester jusqu’à la fin, j’espère que vous me comprendrez. Si vous vous retrouvez sur ce site, c’est que votre vie ne doit pas être à la hauteur de vos attentes. J’espère qu’on pourra plus discuter.
    Bon courage

  26. Chiara, l’hospitalisation n’est pas une mauvaise idée. Il s’y trouve des personnes compréhensives. J’en ai fait une, cela a permis une pause, un nouveau souffle ainsi qu’un travail plus approfondi du vrai être 😉

  27. Bonsoir gens et gentes dames ! Cela n’est guère étonnant de découvrir autant d’âmes souffrantes dans un système profondément malade… Comment pourrions nous en sortir ? Pourquoi ne pas analyser sous un autre angle ? Je suis née dans une famille alcoolique ; maltraitante et sucuidaire… On m’a confiée à une famille d’accueil fort moins sympathique puisque la femme était battante et le fils ; devinez. Une autre famille vint à la rescousse merci. Je suis partie en âge vers un homme (pas franchement honnête), dégringolade dépressions, avortement oblige, solitude, TS… J’eus un enfant. Séparation puis connaissance d’un autre et d’un autre… Aujourd’hui je suis une femme, une mère qui malgré toutes les souffrances (ce qui se troue au-dessus ne sont que quelques exemples) ne s’est pas contentée des miennes mais celles des autres, celles de mes « agresseurs » et les a compris. Je leur pardonne mais n’oublie rien. Tout cela a crée cette lumière qui m’a sculpté le corps et l’esprit. Il m’arrive souvent d’être en dépression mais ce sont les convictions ainsi que l’espoir qui tiennent le fil. Nous sommes « seuls » avec nos responsabilités, nos besoins, nos envies… Il est si bon de se soutenir et de s’élever. Je vous souhaite bon courage pour chacun car oui comme dit plus haut petit à petit avec beaucoup de travail 😉 J’espère pouvoir aider ceux ou celles qui sont dans le besoin. Merci à vous les belles âmes !

  28. Bonjour à toi franchement ton histoire m’a beaucoup touché parce que je vis la même chose que toi et je n’est que 14 ans mais le problème c’est que je n’ose pa en parler à mes parents car ils ne me croiront jamais et je n’est toujours pas été diagnostiquée donc si tu as des conseils à me donner aide moi.

  29. Bonjour
    J’ai lu les messages depuis le début ! Je m’y retrouve ! Je me sens moins seule maintenant .
    Depuis que je suis toute petite j’ai l’impression d’avoir toujours vécu avec une boule au ventre ! J’ai pas eu une enfance horrible mais pas géniale non plus : j’étais épileptique , j’avais 7 crises par nuit jusqu’a mes 6 ans . On m’a opéré et depuis je suis plus malade . Vous devez vous dire c’est génial : oui c’est vrai mais tous les souvenirs de l’hopital Et de la maladie j’arrive tjrs pas à tourner la page alors que j’ai bientôt 17 ans . Et puis j’avais une amie qui enfaite n’en était pas une : elle me demandait de faire des choses comme frapper des mecs , j’etais Comme son esclave , elle me manipulait . J’ai réussi à m’eloigner D’elle en 5 eme mais c’est tjrs difficile , je me dis comment j’ai pu être aussi naïve !
    Et puis après c’est comme si il y a tjrs eu des problèmes : qd ça allait mieux , un autre problème arrivait : la mort de 2 pers importante pour moi, mon déménagement ….
    Et puis je suis rentrée au lycée , c’est super , je connais personnes mais je me suis fait pleins de potes et c’etait genial . Mais j’ai commencé à avoir des épisodes de fatigue chronique : j’étais couché au lit pd 1 semaines c’est arrrivé plusieurs fois ds mon année de seconde puis je suis rentrée en première S : et là j’avais un stresse qui augmentait petit à petit , jusqu’a Que je puisse plus aller au lycée : j’ai un refus scolaire anxieux !
    Et puis mes parents m’ont dit : bon tu vas pas au lycée mais fait des trucs pour te vider la tête et penser à autre chose . C’est ce que je faisais au début , jusqu’a Que je puisse plus ! Ça fait un gros mois que je vais plus au lycée et la kebab déprime , je le goût de rien , je veux juste dormir et ne jamais me réveiller : pour oublier mes problèmes ! J’ai pensé au suicide mais je veux pas car j’ai pas envie de me tuer mais je veux oublier !
    Je veux une vie sans problèmes pd au moins une semaine !
    Je suis suivie par des psys plusieurs fois dans la semaine , je me force à y aller , je mets toute mon énergie pour me lever !
    Et pour dormir ,je veux pas dormir le soir : j’attends jusqu’a 2h du mat : je suis toute stressée dans le lit et le matin je me réveille vers 11h 12h , je ne veux pas me lever je veux passer mes journées au lit!
    Les psys ça me fait du bien mais qd je repars ça revient comme avant ! Je sais pas si il faut que je me fasse hospitaliser ou non mais là jpp je craque !
    Merci de votre réponse

  30. Bonjour /bonsoir tout le monde, j’espère de tout mon cœur que vous allez tous mieux❤️ j’ai lu tous vos messages et ça m’as énormément touché (excusez mes fautes d’orthographe s’il vous plaît, je veux juste raconter mon histoire spontanément sans se casser la tête quoi !)
    Alors tout à commencé l’année dernière, je suis l’ainée la fille mature et responsable de la famille, j’étais toujours parmi les premiers à l’école et même au collège après j’ai échoué à un concours à 15 ans (équivalent du brevet disant )à cause du stress Et je passais les examens sans même pouvoir se souvenir de quoi que ce soit même si j’ai bossé comme une dingue .
    Message des notes reçu, j’étais choquée et ça m’as fait tellement mal parce ce que j’ai tout donné bref j’ai pu passer ou peut être je pensais pouvoir passer ces Évènements , je suis rentré au lycée et travailler d’avantage j’étais la première encore une fois de ma classe en 1ere et 2eme et puis opp une année avant le bac (qui est l’année dernière) j’attrape la fameuse dépression pendant l’année scolaire la plus difficile ou je fais une spécialité maths qui demande beaucoup d’efforts et de concentration.
    J’ai eu d’énormes baisses de concentrations et de capacités intellectuelles /scolaires avec une fatigue énorme des crises de panique et de spasmophilie avec un sentiment d’étouffement constant. Je ne pouvais plus me lever du lit je ne pouvais plus étudier moi la responsable brillante D j’étais démoralisé et perdu Et c’est grâce au 2/20 du maths que j’ai demandé l’aide à mes parents qui m’on soutenu et me soutienne énormément maintenant. Mon psychiatre m’a donné un traitement de médicaments à suivre et tout avec une thérapie cognitive et beaucoup de sport, après 6 mois d’efforts j’ai fait une chute au début de l’année a cause du stress du bac peut-être. ( j’ai pas eu mes règles pédant 4 mois ou 5 l’année dernière et ça s’est répété cette année en effet les menstruations vous aide à comprendre vôtre corps les filles ce sont des signes)
    J’ai changé de médicaments , repris le sport et j’ai fait qq séance avec une coach formidable.
    Je me sens beaucoup mieux par rapport au début, mais j’ai peur j’ai vraiment peur je n’ai pas les mêmes capacités qu’avant et je dois fournir le double d’efforts pour pouvoir avoir des notes acceptable. Je ne suis pas motivé et je me compare toujours au autres qui n’ont pas de problèmes de motivation et de procrastinons comme moi. Le fait de ne pas trouver vos capacités intellectuelles quand vous en n’avez le plus besoin est dure très dure pour moi la perfectionniste que je suis !
    C’est mon futur qui entre en jeu et je n’ai plus le temps je passe le bac dans deux mois et j’ai décidé de tout donner de faire le maximum et d’arrêter de culpabiliser et de me comparer aux autres élèves . C’est grace à mes parents et ma meilleure amie que j’y arrive
    Et SURTOUT ma petite maman chérie qui me soutient à fond me motive et me remonte le moral ( je salue tous les mamans qui lisent mon message et je respecte l’effort que vous fournissez pour vos enfants je sais que c’est aussi dur pour vous que pour nous de voir votre enfant souffrir et de ne pas savoir quoi faire mais suivez votre instinct , écoutez votre enfant avec beaucoup de patience, lisez sur internet et ne culpabilisez surtout pas !vous êtes des mamans formidables et ce n’est pas à cause de vous que votre enfant arrive à ce stade là) et pour vous les chers lecteurs ne baissez surtout pas les bras c’est un long parcours à suivre mais ça vaut le coup !
    Ne parlez pas de votre dépression à n’importe qui c’est délicat ( c’est juste mes parents et ma meilleure amie qui sont au courant même si j’ai des amis formidables et une grande famille mais c’est mal vu et même moi je sous estimée cette maladie avant de vivre tout cela )
    Vous êtes forts et pas faibles ! Et si ça arrive c’est pour une cause ! Essayer d’en tirer la partie positive de l’histoire : le fait de faire la connaissance avec votre esprit et votre corps, le vrai vous , faire face à vos pires démons et surmonter tous c’est épreuves qui vous permettront de devenir plus fort, mûr et serein.
    Je vous embrasse très fort et je pense à vous tous , j’espère que vous puisiez réaliser tous vos souhait et je suis sûr que vous y arriverez ! Ayez de la patience et du courage et entourez-vous des personnes adéquates ❤️

  31. Je m’adresse à Lola. Cette maladie n’est pas comprise comme beaucoup d’autres maladies psychiatriques et les malades sont souvent victimes de stéréotypes et préjugés. Pour ma part, venant d’un milieu aisé et tout de même scolarisée dans un lycée public, mes potes m’ont tourné le dos parce que je ne pensais qu’à moi et certains allaient même jusqu’à dire que je simulais pour attirer l’attention… Mais heureusement, il y a toujours des gens qui ont soit guéris de cette maladie, soit qui sont encore malades [groupes de soutient ou forums], soit qui sont formés pour accompagner une personne dépressive [psychiatres il faut souvent en rencontrer plusieurs avant de trouver celui avec qui le courant passe], soit qui sont très emphatiques et/ou intelligents. Et ceux là ne te jugeront pas, ils te comprendront, te soutiendront. Il faut trouver ces personnes. Je te conseille cependant d’éviter d’en parler à des personnes que tu connais depuis moins de cinq ans parce que ça peut fait peur une personne touchée par la dépression, et certains peuvent aller jusqu’au harcèlement. Alors deux conseils : protège toi de certain.e.s et vas demander de l’aide à d’autres. Bref, fuis les mauvais en direction des bons.
    Quand on est dépressif, notre cerveau est sous dosé en sérotonine (hormone du bonheur) Pourquoi ? Parce qu’on a fait face à un événement très traumatisant, ou que le mode de vie que l’on a ne nous convient pas, ou autre chose et qu’on a pas réalisé qu’on est les seuls maîtres de notre vie. Notre cerveau nous emmène là où on a envie d’aller. Un peu comme un chauffeur de taxi et on est le passager. Ce qui nous lie c’est la direction à prendre. Le passager donne l’adresse et le chauffeur l’y emmène. Attention, un dépressif n’est sûrement pas un fainéant ou un nul mais quelqu’un qui s’est juste trompé d’adresse parce qu’il s’est coupé de sa volonté!
    Je tiens à dire à toutes celles et tous ceux qui lisent ce message que l’on sort d’une dépression. La fatalité n’existe pas si on n’en veut pas. Vous êtes les seuls maîtres de votre bonheur. Et quand les douleurs sont trop grandes au point de vouloir se suicider, il faut essayer de percevoir l’amour que vous portent vos proches. C’est ce qui m’a retenue. PARCE QUE VOUS N’ETES PAS UN POIDS POUR LES AUTRES. C’est votre maladie qui vous fait croire ça.
    Il ne faut pas se couper de ses émotions parce que c’est ce qui nous fait vivre, ce qui prouve que l’on est vivant. Une fois qu’on est mort, on part pour l’éternité, on ne reverra jamais ceux que l’on aime. Alors pour vous, et pour rester auprès de ceux que vous aimez, battez-vous contre ce cancer de l’esprit qui vous prend votre bonheur et vous vole votre vie.
    Ma thérapie a été mon chien qu’on a accueilli, eh bien, le jour du commencement de ma guérison! Les thérapies animales sont de plus en plus utilisées et je soutiens à 100% !
    L’hôpital est un lieu où vous serez en sécurité car le personnel médical pourra vous protéger de vous-même (empêcher le suicide ou l’autodestruction).
    Je n’ai pas perdu mes facultés intellectuelles. J’arrive maintenant à me replonger dans cette période parce que je compatis pour moi-même.
    Je me considère en rémission, et je vous souhaite de tout mon cœur d’y être aussi.
    Prenez soin de vous.

  32. Je me reconnais dans toute la partie ou tu décris la dépression. J’ai peur d’en parler et que l’on ne me prenne pas au sérieux. Comment faire ?

  33. Je te remercie pour le partage. En lisant ton histoire je me suis rappelé de la mienne.. Personne ne peut te mettre à sa place sauf celui qui est passée par la même.
    En effet, il faut garder espoir et ne pas baisser les bras, car Dieu ne laisse personne dans le trou.
    Certes en écrivant ça, j’ai les larmes aux yeux mais je sourie er je remercie Dieu de m’avoir aider à m’en sortir. ❤

  34. Bonjour à tous j ai 16 ans j ai lu tous les commentaires et je dois dire que même si la dépression nous fait du mal et j en suis venu à la conclusion que en fait la dépression n existe pas c est juste que l on vit comme on souhaite moi la dépression me permet de voir la vie autrement même si j ai perdu de mes facultés intellectuelles je n arrive plus à travailler au lycée on pense que je ne travaille pas mais au contraire j ai souvent penser au suicide mais je me suis ravisé étant donné que je ne suis pas un faible je ne me bats pas contre cette « maladie » je la trouve apaisante en plus de cela je me retrouve à avoir peur de moi c est vraiment bête mais je me suis fais agressé en vacances l été 2016 j ai du me défendre en venir au mains mais j y ai pris goût au moindre dérapage je monte en tension ne me reconnaît plus enfin bref c est la merde il n y a pas de remède magique j aimerai vraiment vous décrire tout les « symptômes » que j ai mais ça me prendrai beaucoup de temps et je pense que ici beaucoup de gens me comprendrons pour vous dire même ma copine a eu peur de moi et m a quitté après 2 ans et ça ne m a rien fait ma grand mère est a 2 doigts de la mort ça ne me fait rien je ne me reconnais plus je me considère comme un monstre puisque j ai même réussi à faire fuir le peu d amies que j avais après les avoir fait souffrir à cause de mon état

  35. Bonjour à l’auteur de ce texte et à tout le monde,

    Désolée pour le commentaire qui vient des années après, j’espère que ma question vous intéressera quand même..
    Pouvez-vous nous dire comment vous avez retrouvé vos facultés intellectuelles svp? Vous avez écrit à juste titre
    « J’ai perdu 10 kilos en trois semaines et une partie de mes neurones. Car oui qui dit dépression dit pour certaines lésions à la mémoire. Certains souvenirs sont pour moi très flous, de cette période en particulier mais aussi d’avant ma dépression. J’ai mis quelques années à retrouver l’excellente mémoire que j’avais auparavant. »
    Ca fait des années que je n’y arrive plus et que j’essaie de comprendre pourquoi et comment y remédier, svp help us all! merci infiniment j’espère que vous allez merveilleusement bien; cordialement.

  36. A tout ceux qui passeront par là : me concernant c’est l’hôpital psychiatrique qui m’a sauvé la vie,ma vie. Cet épisode est si loin et si proche,c’était il y a bientôt un an.Je suis toute jeune et j’ai à présent pleins de projets,je fais du théâtre,j’ai des amis,je suis allé à la Japan Expo de Lyon,je suis dans une troupe amateure de théâtre. Même si tu pense que  » tout est vain,le monde va mal… rien ne va…  » Oui, le monde va mal. Mais ce n’est pas une raison pour que toi aussi. Regarde tout ces artistes qui dépeignent ce monde… ils ne sont pas tous suicidaires. Avec des troubles mentaux pour certains,certes,mais il y a toujours un issue,une vie à saisir. Je n’ai jamais eu de chance,alors,je l’ai saisie. Le chemin est long. Il y a toujours un espoir,vous pouvez en être certain. J’était au fond du fond. Il y a TOUJOURS un espoir,une flamme qui scintille. Et ce n’est pas des paroles en l’air. J’en suis la preuve parmi 7 milliards d’être humains qui ont tout un chacun leurs états d’âmes et leurs singularités. Jusqu’à preuve du contraire,si tu sais lire ce message,tu en fait partie aussi. A toi de vivre. Je crois en toi,internaute. N’abandonne pas. Je ne dis que nous vivons dans un monde de bisounours ni que c’est facile de sortir d’une dépression. Je dis juste que tu vas y arriver, si tu continue,chaque jour un peu plus, c’est sûr. Trouve des plaisirs simples,petit à petit… du chocolat,un petit café… une musique…. même triste. En effet,du partageras le chagrin exprimé par un chanteur,par exemple,et cela signifie  » tu n’est pas seul,d’autre aussi on souffert,d’autre aussi souffre,ce n’est pas une raison pour abandonner…  » si tu est diabétique,,, trouve autre chose … il y a forcément quelque chose fait pour toi … Et puis,c’était Victor Hugo qui disait que si l’Homme ne pouvait pas pleurer,il deviendrais fous. Les pleurs sont comme l’eau des fleurs,elles vont te permettent de fleurir à nouveau,mais ne te noie pas dedans non plus. Bon,j’ai beaucoup écrit. Si ça ne va toujours pas,il y a des numéros, comme le 09 72 39 40 50. Il a aussi des cliniques ou tu pourras te reposer quelque temps,si tu est vraiment dans l’obscurité. Il faut parfois en passer par cette case-là pour renaître. Ce n’est pas parce que tu fait un séjour en clinique psychiatrique que tu est fou,que tu est folle. Ca ne veut rien dire,ce n’est qu’une appellation d’un établissement de santé,avec des patients tous différents et ici pour différentes raisons. Ce n’est pas une fatalité. On ne peux pas rendre le monde parfait. Mais il y a sur cette terre quelque chose qu’on appelle  » Art  ». Moi j’y crois. Si tu n’y crois pas,je t’invite à y regarder de plus près. Commence petit à petit. Tout doucement. Rien ne presse,juste ta guérison. Comme la tortue du lièvre et la tortue,efforts après efforts,elle gagne. Ce serait très long mais je vais essayer de résumer ma pensée : il y a l’amour de soi et l’amour des autres. Il faut (re)commencer par s’aimer-soi pour refaire surface. Quelqu’un t’aime sur cette terre. Si tu pense que personne ne t’aime sur cette terre,ce n’est pas vraie : regarde,je t’écris ce message parce que au fond je dois t’aimer même si je ne te connais pas. Du moins,je ne veux pas que tu te suicide,qui que tu sois,si c’est une pensée-araignée qui est déjà venue dans ta tête, » dans la jungle de tes pensées  » comme dirait un certain chanteur que je te laisserais trouver. Bon,il faut savoir arrêter d’écrire,sinon je vais écrire un roman. Et puis je pense à Ina Mihalache,Solange te parle,la youtubeuse,peut-être que tu l’aimeras. Peut-être qu’elle saura te guérir un peu,voilà une de ces vidéos existentiel : « Dire Je t’aime  » https://www.youtube.com/watch?v=pIls4gwSWOY
    .
    Passe une bonne journée,une bonne après-midi,une bonne nuit,une bonne soirée. Une internaute qui tiens à toi,une internaute anonyme qui compte sur toi. Amour.

  37. Bonjour à tous
    J’ai lu plusieurs messages qui m’interpellent.
    Je voudrais dire à ceux qui ne voient plus d’intérêt à vivre, et qui pense qu’il n’y a plus d’espoir pour eux, etc. qu’ils sont en dépression. La dépression se soigne, c’est une vraie maladie. Parfois, on traverse un épisode dépressif puis plus rien et parfois, on fait des épisodes tout au long de sa vie. Ce qui a été mon cas. Quand en 1995, le généraliste m’a donné un antidépresseur de la famille des sérotoninergiques, il m’a sauvé la vie. Toute ma façon de voir a été changé. Je n’ai pas vu la vie en rose, pas du tout mais j’ai repris un raisonnement « normal ». La dépression c’est comme si vous êtes intoxiqué sans vous en rendre compte, votre cerveau ne fonctionne pas normalement, et cela de façon insidieuse car ça peut arriver au fur et à mesure sans prévenir. On a analysé les cerveaux des suicidés et on sait à présent qu’il manque de la sérotonine. cela prouve que c’est physique. Est-ce qu’il viendrait à l’esprit de quelqu’un de dire à un diabétique qui manque d’insuline qu’il doit prendre sur lui, faire un effort de volonté. Non! Alors si votre état dure depuis un certain temps, ne restez pas comme ça, la psychologie n’arrange pas tout surtout quand on voit tout en noir, et que l’envie d’en finir revient sans cesse. Je vous conseille en premier d’aller voir un psychiatre qui prendra au sérieux vos symptômes et vous traitera et ensuite quand vous irez mieux de consulter un psychologue si vous en avez les moyens pour vous permettre de mieux vous connaître et de vous éviter de vous placer dans des situations qui vous stressent, car vous êtes souvent des hypersensibles. Actuellement, on parle beaucoup des TCC (thérapie comportementale) pourquoi pas. Faites vous aider si c’est possible pour prendre le rendez-vous car quand on est dépressif, on n’a pas le courage de prendre son téléphone, on se dit à quoi bon, de toute façon ce que je voudrais c’est disparaître. Vous êtes atteint de dépression et cette maladie soit elle vous pourrit la vie soit vous tue. Ne vous laissez pas faire, battez-vous, battez-la.
    Une dépressive qui se soigne 🙂

  38. Bonjour Missy,

    Il te reste tout ! 28 ans c’est encore jeune ! Si tu ne vois vraiment pas comment t’en sortir toute seule tu as des proches ? Des gens à qui en parler ? Il n’y a pas de honte à dire qu’on va mal.
    Sinon, tu devrais en parler à des spécialistes, par téléphone déjà ? https://www.la-depression.org/numeros-dappels-utiles/ il y a beaucoup de numéros utiles ici !

    Tu es jeune, tu as la vie devant toi, tu vas y arriver, courage !

  39. Bonjour , j’ai vécu une dépression en 2012 je pensais aller mieux mais depuis 2 ans je suis retombée dedans , j’ai 28 ans foiré ma vie . Que reste t’il à ce stade là même l’espoir s’est envolé . Y a t’il quelqu’un pour parler ?

  40. Bonjour, je vis un peu près la même chose en ce moment, j’ai essayer de me relever tant bien que mal mais rien y fait ! J’aimerai retrouver une stabilité dans ma vie, être heureuse, me sentir bien dans ma tête, mon esprit et ma conscience. Il y a quelques mois j’ai sombrer dans la dépression, je ne me suis pas soignée malheureusement. Cette période noire me fais excréments peur dans mon quotidien, j’ai l’impression qu’elle peut revenir à tout moment, ces images noires, ses pensées sombres, tout ça je veut plus y retourner ! Ça me fait du bien d’en parler avec des personnes qui vivent tout ça

  41. Bonjour. Cela me fait du bien de lire certains texte. Je me sens pas seule dans ce cas de « dépression ». J’ai 16 ans, et cela fait presque trois ans que je ne trouve pas ma place dans ce monde. J’ai perdu pas mal d’amis à cause de ma nostalgie et du fait que je sois souvent négative. Je suis pleine d’espoir mais il suffit d’un rien pour que mon monde s’écroule. J’ai aussi des envies suicidaire et je ne sais plus comment men sortir… Mon parcours est long à raconter mais bon, c’est bien de pouvoir s’exprimer à des gens qui peuvent comprendre ce que tu vis.

  42. merci pour cette réponse encourageante , franchement j’attend juste le jour où tout va s’arranger et que je reprendrait le contrôle de ma vie , où je pourrais rire de nouveau et m’amuser .
    je vais essayer de contacter ce numéro en espérant qu’on pourra m’aider . pour le moment je vis au jour le jour sans beaucoup d’espoir . je trouve ça un peu ironique , Un de mes grands frères a dégoté un excellent emplois a l’age de 24 ans alors que moi je suis dans le brouillard totale . Mon père n’arrête pas de me comparer a mes grands frères jusqu’à un tel point qu’a un moment j’ai commencé a leurs en vouloir . Pour la partie qui consiste a dévoiler a mes proches ma situation je ne crois pas que je pourrais le faire , je suis sur qu’en l’apprenant mon père vas réagir violemment et en plus il m’a déjà menacer par le passé en me disant que si jamais j’échouais il n’allait pas me soutenir financièrement .

  43. Bonjour Anouar,

    Il y a des solutions à ta situation il faut que tu te renseignes ! Déjà tu devrais en parler à tes proches, ils comprendraient et te soutiendraient c’est sûr !
    J’ai l’impression que tu n’aimes pas ce que tu fais mais il n’est pas trop tard ! Tu peux trouver autre chose, te réorienter, nous travaillons tout le temps avec des jeunes qui changent de parcours. Même tard ! Fais ce qui te plait et essaie de ne pas te torturer comme ça.
    Enfin, pour ce que tu te fais à toi-même tu devrais en parler à des spécialistes, par téléphone déjà : Fil Santé Jeunes au 32 24 ou 01 44 93 30 74 depuis un portable, ouverte tous les jours de 8h du matin à minuit. L’appel est gratuit et anonyme. Ils t’écouteront et pourront t’aider. Sinon, essaie de consulter un psy pour t’aider à remonter la pente.
    Tu es jeune, tu as la vie devant toi, tu vas y arriver, courage !

  44. Bonjour, j’ai été très touché par toute vos histoire alors j’aimerais bien partager la mienne.
    j’ai 24 ans et je ne ressens plus la joie de vivre et j’ai l’impression que j’ai raté ma vie, a la maison je joue la comédie et je fais bonne figure pour ne pas inquiéter ma mère, je lui assure que tout vas bien alors que je sens que je suis brisé a l’intérieur. je mens également a tous mes proches et a mes amis et donc ils pensent tous que tout va pour le mieux. je me sens tellement seul et tellement jaloux de mes grands frères qui ont réussi leur vies. Tous mes problèmes commencent avec mon père . il est un colonel commandant dans le militaire et également un docteur, c’est un homme tyrannique qui n’écoute personne et qui a fait de ma vie un enfer. Au lycée, comme mon père avait fait médecine il s’attendait a ce que je fasse la même chose et donc il m’a obligé a étudier dans la filière des sciences de la vie et de la terre même si je détestais l’svt . j’ai eu des moyennes entre 11 et 14 et j’ai eu mon bac avec un passable. En ayant mon bac j’ai cru que j’allais enfin sortir de l’ombre de mon père et j’ai eu très envie de continuer mes études supérieurs en littérature anglaise mais mon père a refusé catégoriquement en me disant que c’était une honte pour lui qu’un de ses fils ne continue pas ses études en sciences. il m’a alors obligé à continuer mes études en Economie ou j’ai galéré pendant 5 ans sans résultats. A présent, je ne sais plus quoi faire car j’ai été exclu de la fac car je n’ai pas validé le nombre de modules demandés. ça fait presque 3 ans que je m’auto mutile avec des couteaux , j’ai des cicatrices sur mes 2 bras et a chaque fois que mes blessures guérissent j’ai envie de recommencer. Je crois que c’est une sorte de punition que je m’inflige pour ne pas avoir tenue tête a mon père même s’il me fout une peur bleue. a chaque fois que je ferme les yeux pour dormir je commence a prier pour que je ne me réveille plus. Je suis tellement fatigué par cette vie et je veux juste qu’elle finisse.

  45. Bonjour, je suis Morgane et j’ai 16 ans. Dans l’année de mes 14 ans, on a diagnostiqué que j’étais en dépression. Suite à cela, j’ai du aller voir un psy. J’ai eu des antidéprésseurs à volonté. Et des somnifères pour dormir… Je n’ai pas eu une vie simple. Que ce soit avec ma famille ou scolairement. Au collège, je me faisais harceler. Des trucs qui au début pouvaient paraître futiles sont devenus une horreur. Ça a commencé par des surnoms : « hamster », « petite »… Tous les jours, tout le temps. Même si j’avais une amie, qui par la suite est devenue ma meilleure amie, je me sentais seule, et tellement faible qu’il m’arrivait de pleurer. J’ai un père un peu alcoolique qui ne pense jamais à prendre de mes nouvelles… J’ai eu une belle-mère qui ma descendue pendant deux ans, ce qui a valu ma perte totale de confiance et d’estime. Et fin 2017, la psy me dit : « Je pense que c’est bon, tu vas mieux. Bats-toi. » Je suis rentrée dans une filière pro qui me plaisait. Et paf. Harcèlement. Je pensais être guérie… Mais je pleure. Et je pense que tout ce que je fais c’est de la merde. Que mon existence ne sert à rien. J’ai peur de ce que je vais devenir. Je veux devenir doreur… mais en ai-je la force ? Le courage ? Ou bien même la volonté ? Je pleure tout le temps. Que ce soit pour rien ou pour des réflexions. Je pleure. Je n’arrive pas à me concentrer. Ce qui m’énerve à fond. Je suis une lycéenne avec peu d’amis dans mon lycée… Ma meilleure amie est partie dans le lycée de secteur alors que moi à 100km… Je suis interne et je ne me suis pas intégrée. Je pleurais trop souvent le soir à l’internat. Et je ne sais pas pourquoi maintenant je suis aussi faible. Chaque jours, on dirait que je ne suis que la spectatrice de ma propre vie. Je dors mal. Peu. Et ce n’est pas réparateur. Mes études sont au bord du gouffre… Ma mère essaye de m’aider. De « Positiver ». Positiver tient, quel mot ! C’est juste impossible. Et aussi « Fais le vide ». Franchement, faire le vide, je sais pas. Donc je me referme dans des livres et séries chaque jour.. Je voudrais tellement aller mieux ! Avoir une vie d’ado normale. Rire, sourire… Tout ce qui fait une belle adolescence… Merci d’avoir lu ce message. Ça ma fait du bien de l’écrire…

  46. Bonjour,
    J’ai eu 21 ans il y a peu de temps et je crois que je fais une dépression. Ça n’est pas nouveau mais j’ai eu le déclic le jour de mes 21 ans. Je pense que ça a commencé au lycée avec une histoire de coeur (qui n’est toujours pas réglé d’ailleurs). Je me renferme de plus en plus sur moi. Je vois de moins en moins mes amis car à chaque fois que je sors avec eux j’ai envie de rentrer chez moi, je me sens seul et triste et j’ai l’impression de faire semblant d’être heureux. En gros quand je suis en soirée ou autre je me sens déconnecté des fois, comme si quelque chose m’empêchait de passer du bon temps.
    Je fais actuellement une L3 d’économie mais ça me plait de mois en moins. Je me suis lancé la dedans parce que je ne savais pas quoi faire d’autre et je m’en suis sorti sans trop travailler. Jusqu’à ce que je craque au dernier semestre au point de ne plus aller en cours et de vouloir tout arrêter. Je me sens complètement perdu. Ma vie n’a pas de sens et mon avenir me fait peur (j’y pense tout le temps).
    J’essaie de me motiver à continuer mes études, faire des projets, chercher un job… Mais je me sens comme coincé dans mon état actuel. Tout me semble absurde.
    A cela s’ajoute le fait que je suis très attaché à une fille depuis très longtemps même si c’est une source de motivation pour moi parfois.
    J’aimerais beaucoup discuter avec certain(e)s d’entre vous et avoir quelques conseils pour m’en sortir

  47. Vous êtes tous merveilleux et tellement plein de vie… Tous ces échanges me réconfortent, vous m’apportez beaucoup… Vous apportez beaucoup aux autres… Il faut laisser le temps au temps… Il n’y a aucune perte de temps… Il faut rester patient… Tout simplement… Je suis une maman d’un garçon de 17 ans en déprime depuis 3 ans et j’ai confiance…

  48. Quelle philosophie ! XD

  49. Bonsoir , je viens d’avoir 17 ans il n’y a pas longtemps.
    Cela fait 1 ans que je suis déscolarisé car l’an filliere ne me convenait pas et surtout à cause du grand manque de confiance en moi , je n’ai jamais eu confiance en moi mais quand je suis entrer au lycée j’ai commencer à déprimer à me détester je ne m’aimer pas dutout et c’est toujours le cas .
    Je pense faire une dépression depuis bien 9- 10 mois .
    Je suis déprimée en permanence, je ne sort plus , je reste chez moi , je cherche à me re scolarisé mais j’habiTe dans un trou paumer du coup c’est compliqué, je ne sais plus quoi faire ma famille n’en me comprennent pas du tout , en même temps je ne leurs Ai jamais parler de sa . Ils sont en permanence en train de me disputer surtout ma mère car elle ne comprend pas pourquoi..
    Je n’ai jamais songer au suicide , je songe à partir dans un autre lycée à la rentrée de septembre dans l’an filliere qui m’en plait mais c’est dans une autre ville et ma mère refuse catégoriquement que je prenne le train matin et soir bref donc je suis juste perdue je ne sais plus quoi faire , plus je grandi plus je déprime j’ai déjà perdue 2 ans de lycee
    Et surtout je n’arrive plus à sortir de chez moi je m’en trouve horrible même si au fond je sais que ce n’est Pas vraiment le cas mais limite j’ai une phobie , je suis perdu j’ai honte d’etre Chez moi a n’en rien faire je m’en sens oppressé.
    Pouvez vous m’en conseiller si vous liser ce petit com
    Merci

  50. Bonjour, mes enfants ont 18 ans et 16 ans. Vos posts permettent de mieux comprendre mes enfants en détresse. École, dépression, conflit paternel… aucun des 2 n’accepte de voir un psy. On a tenté mais ils ont arrêté ou ne parlaient pas. Ça fait 3ans que ça dure… J’ai pensé à un éducateur, celui que j’ai contacté ne fait que du séjour de coupure. Je pense que dans notre cas il faut un suivi. Je me demandais si vous connaissez, si vous avez essayez de faire appel à un éducateur et qu’est-ce que ca a donné.
    je vous souhaite à tous et toutes beaucoup de courage, il ne faut rien lâcher. La vie n’est pas toute rose mais elle vaut le coup d’être vécue. Positivez dans votre coeur, dans votre esprit parce vous le valez tous avec vos particularités, vos faiblesses.
    comme le dit Mum vous êtes formidables

  51. Bonjour à tous et à toutes.
    Moi, je suis maman d’une jeune ado de 17 ans en dépression sévère et hospitalisée depuis 1 semaine en clinique. Elle se bat de toutes ses forces et est entourée par tte sa famille. On ne lâche rien. J’ai lu chacun de vos messages avec bcp d intérêt : je souhaite à chacun d entre vous bcp de courage ! Vous êtes tous formidables ne l’oubliez pas. Jamais.
    Maxime, si tu es dans le coin, ce serait cool de nous donner de tes nouvelles qq années plus tard.

  52. Tu vas voir ça s’arrange avec le temps !
    Accroche-toi ! Et si tu n’as personne à qui parler, il y a des numéros pour ça que tu trouveras facilement sur internet !

  53. Je n’ai plus confiance en moi, pour plusieurs choses qui me blessent comme Océane qui est partie une fois encore j’ai perdu la fille que j’aimais…j’ai donner mon cœur à cette fille mais elle ma mis plus bas que terre, mais aussi à cause de Aude la belle mere j’ai l’impression d’être celui à qui elle s’en prend des qu’elle est énervée, dès que je rentre de Toulouse elle fait des remarques de merde par exemple pour me dire de ranger ma chambre elle va parler pendant 3000 ans en rajoutant que je suis sale, dire qu’elle est pas la bonne, que je suis feignant ou un ptit con, juste pour me blesser et mon père dit rien de toute façon il a jamais le temps de rien celui-la alors… Ils me prennent la tête pour des choses futiles dans la vie tellement insignifiantes mais bon à quoi bon leur en vouloir… Pour mes cours j’ai du mal à me concentrer je rêve souvent avec mes affaires je suis tête en l’air mal organisé…
    Puis je me sens tellement nul… Alors que je sais que je suis capable de plein de choses mais je me laisse traîner comme une sombre merde plusieurs fois j’ai pensé au suicide mais sa ferais trop de mal à mon père… Mais je ne vois pas le but de ce monde meurtri et pourri par la faim la misère la guerre et la pollution qui est entrain de le détruire et nous on est là à bosser sa rien dire comme si tout aller bien tant que moi ça va je bouge pas on parlera pas des raciste et de la nouvelle génération nourrit à la télé-réalité les gens qui font des vidéo pornos on ils mange de la merde ou ce vomisse dessus ou encule des chiens c’est vraiment pitoyable ça me dégoûte au plus au point et je pense que ma place n’est pas dans ce monde j’ai peur de l’extérieur d’aller vers les gens pour les stages ou bien de parler à mes parents ou à mes profs il pense que je suis juste un feignant… À quoi bon faire les devoirs quand t’as pas compris et que tu est seul chez toi… Autant pas le rendre pour pas avoir des mauvaise notes… Depuis que j’ai vu aussi la bagarre devant la boîte de nuit c’est gens complètement bourrée qui se frapper sans raison qui on failli se tuer… J’ai perdu l’espoir que j’avais pour les gens est ce que notre existence ce limite à naître étudier travailler et crever ?

  54. Bonjour mon frère est actuellement à l’hôpital de Roubaix. Voila je vous explique : le 30 novembre 2017 j’ai vu mon frère pour la dernière fois chez moi avec un poids de 96 kilos. Du jour au lendemain je l’ai plus vu, j’ai écrit pour avoir de ses nouvelles, c’était dur d’en avoir. Le médecin avait dit que c étais la dépression. Il a donné ce qu il fallait mais sa na pas suffi mais le 27 janvier j en pouvais plus je suis allé chez lui et j ai appelé les pompiers quand il sont entrés dans l appart et que je l’ai vu j ai failli tombé au sol en le voyant tout maigre 70 kilo j ai pleuré je comprenait pas se qu il lui arrive la aujourd’hui je les vu il parle de choses que je vois pas et j entend pas j en ai parlé avec l infirmière qui ma expliqué. C’est normal car son corps prend peu a peu des force vu qu il n’a pas mangé pendant 1 mois et qu il manque pas mal de carences mais qu il va remonte et sa ira et il restera pas comme sa. Pour moi c est fini les vacances avec ma famille j aurai tjr peur de le laisser tout seul et sa recommence peur qu il rechute j en pleure toujours il le sais pas bien évidement mais je vais le voir souvent pour lui remonter le moral je reste 1h avec lui je vois qui baille tout le temps. Je lui demande si il dort bien il me dit chez pas je pense qu il se rend pas compte si il s endort ou non donc sa me rassure. Je suis pas la seule dans cette épreuve je vient de lire chacun d entre vous et sa ma toucher je vous souhaite a tous de vous en sortir. Merci à ceux qui m’ont lus.

  55. Bonjour je suis la maman d’une jeune fille de 16 ans qui depuis 4 mois est totalement plongée et dévastée dans sa dépression, après une hospitalisation de plus d’un mois , nous avions l’espoir d’un rebond , mais cet espoir ce sont nous, ses parents, qui l’avions . Je lis énormément de choses sur la dépression pour l’accompagner au mieux car comprendre je me suis faite à l’idée que je ne pouvais pas , pas que je ne le veuille pas mais tout simplement je n’ai pas vécu les mêmes choses qu’elle et surtout je ne suis pas à sa place. Nous étions si proches et cette maladie effrite nos liens ( elle ne nous parle plus beaucoup , s’enferme dans sa chambre et refuse de sortir) mais je ne lâche rien car je veux tout faire pour l’aider à s’en sortir . Elle a bien sûr déclenché une phobie sociale surtout liée aux jeunes de son âge . Voir son enfant souffrir sans pouvoir intervenir est vraiment atroce ! Mais notre priorité c’est elle .
    Elle est suivie par un psychiatre et une psychothérapeute mais malheureusement le retour à l’hospitalisation est nécessaire et à sa demande. Elle va repartir en clinique. Je ne comprends pas pourquoi cette maladie n’est pas prise au sérieux et pourquoi si peu d’établissements disposent de structures adaptées pour ados. Nous, parents, sommes démunis car nous sommes en manque d’informations et d’aide extérieur. Si vous aussi vous êtes parents d’ados dépressifs n’hésitez pas à partager les dispositifs existants , les infos , je suis à l’affût de toutes bonnes infos ! Merci et surtout accrochez vous !

  56. Cette conversation date de deux ans et elle semble être toujours d’actualité. J’ai 16 ans et depuis mes 7 ans, j’avais plein de rêves. Et puis, progressivement, ils se sont éteints sans que je sache pourquoi, sans que je sache les facteurs concrets. J’avais des rêves de gosse: devenir écrivain et actrice. Et j’y croyais à fond, je faisais tout pour que ça se réalise. Petit à petit, j’ai commencé à déconnecter de la réalité. Je faisais tellement de choses pour être actrice et écrivain et pourtant, rien de marchait. J’ai envoyé plein de lettres à plein de castings, de maisons d’éditions (pour des stages) et personne ne m’a répondu. J’ai commencé à penser que c’était faux, que c’était normal qu’ils ne me répondaient pas car d’une certaine façon, c’était impossible. Aujourd’hui, j’ai eu la chance cette année d’observer 2 tournages de films. Et je n’ai pas été bien après. Ça a commencé à me dégouter violemment. La gloire et le succès me donnaient envie de vomir. J’ai commencé à faire une dépression je crois. Je ne savais plus quoi faire dans ma vie et je détestais l’école alors que j’étais une bonne élève.
    J’ai commencé à me dire que j’allais me descolariser, gagner de l’argent et voyager car seul les expériences allait peut être changer ma vie (jai pensé que l’amour allait la changer, comme je n’ai jamais connu d’amour, jusqu a il y a une semaine. J’aimerais allait mieux. Ou échapper a tout cela. Dormir pour toujours. Je ne veux néanmoins pas me tuer.
    J’aimerais voir un psychologue mais j’ai peur.
    J’ai besoin d’aide et de conseils.
    Merci à ceux qui mont lus

  57. Bonjour à toute et tous.
    J’ai lu et relus vos messages de peine et de tristesse.
    Je me suis reconnu dans plusieurs des discours et je voudrais exposé mon problème, qui selon moi et moins grave que certains d’entre vous
    Voilà, j’ai ai 19 ans et bientôt 20 dans 1 mois, j’ai eu une enfance tout à fait normal (amis, école, famille).
    À partir de la, ma vie à légèrement basculer, je m’explique :
    J’ai eu mon bac il y a maintenant 2 ans, et j’ai eu de mauvais conseils d’orientation… J’ai foiré ma première année d’IUT technologique… J’ai donc travaillé quelques moi. L’année d’après je n’ai pas eu l’école que je souhaitais…. 2 ieme échecs…. Puis je me suis donc tourné vers l’armée… Je n’ai pas pu y rentrer pour des raisons de classement… 3 ieme échecs…. Voilà je me retrouve sans rien et ne sais pas quoi faire, réprendre mes étude ? Allez travailler ?
    Depuis quelques mois maintenant je suis perdu… Démotivé… Je pleure… Mes parents disent que je vais réussir, que la roue va tourner… Mais après 3 échecs consécutifs je me pose de questions, je me trouve nul, un raté.
    Chaque jour je m’enfonce de plus en plus et ai l’impression de touche le fond…
    Je ne sais plus quoi faire..

  58. je ne veux plus dépendre de ma famille et que ma famille puis dépende de moi, j’ai besoin d’aide.

  59. Bonsoir,
    Tous les messages sur cet article sont vraiment touchants. Après les avoir lus un à un je me dis enfin que nous ne sommes pas seuls à souffrir comme si notre univers intérieur n’existait plus. J’ai 20 ans et je pensais avoir trouvé les études qui me plairaient, dans une grande ville, j’ai eu la chance d’avoir un studio étudiant à un prix raisonnable si l’on peut dire, je me sentais sur un petit nuage les premiers jours. Et puis je suis retombée dans l’enfer de la dépression que je connais depuis plusieurs années mais que je n’ai jamais réussi à traiter avec une aide adéquate. Je me retrouve sous anti-dépresseurs + anxiolytiques, dans un état que je trouverais volontiers minable si je n’étais pas à ce point consciente de ne rien pouvoir y changer dans l’immédiat. Malgré des tentatives de petits pas en avant je me sens comme une malade, une personne en rémission, qui a du mal à se réintégrer au monde extérieur. Je ne suis pas retournée en cours depuis 3 semaines. Je n’ai pas revu de personnes de moins de 30 ans autres que ma famille depuis 3 semaines également. Je me plais dans un petit village perdu où l’on ne croise personne, au bord de la mer, quand la seule idée de retourner à ma grande ville et à mes études inutiles me donne envie d’en finir. Plus que tout je me déteste d’être dans cet état, d’inquiéter tout le monde, de pleurer sans raison, de me laisser aller quelquefois. Je suis en voie d’abandonner mes études qui sont difficiles et que je n’ai pas suivies régulièrement ces 3 dernières semaines alors que je trouvais déjà que j’avais du retard. J’ai si peur que ce soit uniquement un effet de la dépression, de vouloir tout abandonner comme ça, et de le regretter ensuite. Et d’un autre côté c’est comme si la décision avait déjà été prise, par la maladie elle-même et non par moi. S’il existait un moyen de contrer cette décision pour ne rien regretter ensuite, ce serait merveilleux. Mais je commence à croire que nous sommes tous destinés à tomber un jour de notre petit nuage … J’aimerais guérir avec une certaine aide. Je ne sais plus quoi faire. J’aimerais ne jamais avoir entrepris ces études pour ne rien avoir à regretter. J’aimerais ne pas être si faible comme tous les autres qui font leur vie sans se soucier de rien.

  60. Tu t exprime extremement bien à travers tes lignes, Maxime tu as déja ce talent, tu as beau souffrir d’une dépression tu es beaucoup moins bête que la plupart des gens normaux, malgré les énormes aspects negatif qui te font passer pour l’inverse ^^

    Je suis sortis d’une dépression qui a commencé quand j’avais 7ans, ça fait qu’un an que j’en suis sortis ( j’ai 22ans ) je ne pensais pas en sortir un jour et je pensais être vraiment condamné a rester ainsi (je ne me souvenais même pas d’avoir vécu en étant un jour normale), moi personnellement c’est le millepertuis qui ma sauvé, 1 mois de prise et c’est partis comme une grippe MDR, le.plus désolant c’est que j’avais tout essayé auparavant, comme quoi il y a toujours quelque chose qui peut arriver, le plus incroyable c’est que tu sors de la depression petit à petit, cela se déroule comme ça :
    * moins de mal a se lever progressivement
    * esprit plus clair progressivemeny
    * diminution progressive des angoisses progressivement
    * amélioration des capacités cognitives progressive
    * humeur stabilisé
    * reflex accrue

    Bref petit a petit tu évolue, et ça ne s’arrête pas, c’est la que tu t apercoi que la depression est un véritable et énorme frein a la vie en général.

    Bonne chance à vous, lâchez rien!

  61. Bonjour

    J’ai 37 ans et je m’appelle Mecnun.Je vis à une heure de Lyon.
    Je voudrais vous faire part mon mal être.Comme je ne trouve personne pour parler.Et puis c’est toujours plus facile de parler avec des étrangers.
    Je ressens cela depuis le milieu de mon adolescence,je crois.J’ai l’impression que depuis tout ce temps ,je n’ai rien accomplie,que je fais du sur place.
    J’ai l’impression d’être transparent pour les autres.Comme si je ne pouvais susciter un intérêt pour quiconque.Je me sens incompatible avec les gens,la société et surtout avec les femmes.De toutes façons je crois pas qu’elles me voient ou qu’elles ont une quelconque pensée ou opinion sur moi.Je me sens comme un robot avec l’inconvénient d’avoir quand même des sentiments que je ne puis exprimer.
    Je me dis si souvent que cela serait tellement agréable de s’endormir et de ne plus jamais se réveiller.
    J’aime rêver d’être dans un immense vaisseau spatiale,où je serai le seul être vivant,entourée de robots et voyager à la conquête de nouveaux mondes.Je ne sais pas pourquoi je rêve d’une telle absurdité.Mais le fait d’avoir ma forteresse,ou je serai le seul maître à bord, entourée de rien,perdu dans le néant,me donne l’impression de n’avoir besoin de plus personne.
    Je sais que j’ai utilisé le mot « impression » abusivement.Mais que dire d’autre?Je suis lassée de réfléchir,de chercher sans jamais rien trouver.

  62. En voyant tous ces commentaires, je me dis simplement que chacun à votre manière, vous montrez que vous n’avez pas envie d’abandonner. Donc accrochez-vous au moins à ça. Quels que soient vos problèmes, vos états psychologiques etc, au moins vous vous êtes accrochés et vous avez persisté. Pour dire quelque chose d’assez général qui je l’espère pourra toucher des personnes aux situations différentes, finalement peu importe que les choses soient utiles ou non, qu’elles aient un sens ou non, il y a forcément une petite chose qui vous a procuré un bonheur aussi infime soit-il, et ne le négligez pas, ce truc-là. Que ce soit une phrase que vous avez lue, une musique que vous avez entendue, un mot qu’on vous a dit, ce joli arbre sur votre route… si vous trouvez quoi que ce soit qui vous ait fait ressentir quelque chose, eh bien attrapez-le comme une chance. Ne le noyez pas dans la pénombre dans laquelle vous vous situez. Le point de lumière qui jaillit sur le tableau, donnez-lui la chance de prendre plus de place. Et à partir de ce rien construisez votre tout. Il y a quelque chose en commun je pense entre ceux qui se confient comme ça, et c’est ce cercle vicieux qu’on s’inflige, dans lequel on s’est plongé plus ou moins profondément, et qui nourrit un malêtre perpétuel, plus on y pense. Faites des tests pour changer votre manière de voir les choses : essayez tout, essayez de vous interdire de vous plonger dans vos pensées dès que vous pensez trop, essayez de réinitialiser vos pensées un instant pour retrouver finalement une façon de penser enfantine par exemple ou de façon à vous trouver toujours dans l’action, interdisez-vous le pessimisme car il engendre la malchance, « plus facile à dire qu’à faire », je comprends. Mais alors entraînez-vous dans des situations simples : trouvez de la beauté dans le quotidien, dans les moments les plus banals, et des opportunités à saisir se présenteront plus fréquemment. Et puis surtout n’essayez pas de ramener votre personne à un idéal de « normalité » qu’on s’impose souvent à partir du modèle de société, alors que réellement c’est quand on dépasse ces barrières qu’on rayonne le plus. Là pour le coup plus facile à dire qu’à faire, oui… mais voilà, en être conscient c’est déjà un grand pas. Je pense que c’est donc très important d’avoir une « conscience en état de grâce » comme dirait Vladimir Jankélévitch, donc voilà entreprenez cet ultime effort de sourire à la vie pour un moment, l’accueillir à bras ouverts et l’esprit ouvert, et elle aura des choses à vous offrir. Peut-être pas tout de suite, peut-être aussi qu’il faut bien les chercher, mais vous trouverez au moins un réconfort qu’il ne faut pas négliger, comme je l’ai dit avant, et là petit à petit vous trouverez des réponses à vos questions, ou encore vous pourrez répondre « je ne sais pas » et le monde ne s’écroulera pas, ni vous d’ailleurs.

  63. Bonjour,

    Ton message me touche beaucoup car je me reconnais dans tout ce qui a été dit.
    Je ne me sens pas de raconter ma vie publiquement, du moins je n’en ai pas le courage, mais j’aimerais correspondre avec toi si tu es d’accord.
    Je te laisse mon mail : thelieraxelle@gmail.com

    J’espère que tu auras le temps et que tu accepteras de m’envoyer un message…

    Merci!

    Axelle

  64. Bonjour , j’ai 46 ans , je suis la maman d’une jeune fille qui vit la même chose que vous. Et par conséquent, je partage sa souffrance au quotidien sans pouvoir l’aider parce que c’est un chemin qui se fait seul. On traverse tous des épisodes plus ou moins douloureux et si on ne les traverse pas à votre âge , on les traverse plus tard , quand on ouvre les yeux . Parce qu’un jour , sauf à un étre un énorme connard toute sa vie, on ouvre les yeux , sur la vie, la société , les grandes questions métaphysiques etc … Ce que je peux vous dire c’est que vous êtes des êtres sensibles, en pleine mutation . Que si cette épisode vous arrive si tôt c’est que vous êtes déjà de très bonnes personnes … tenez bon parce que vous allez remonter la pente , et comme l’on très bien dit certaines personnes , les choses n’arrivent pas par hasard. Notre monde va mal et c’est votre génération qui va le transformer . Après cet épisode vous ne serez plus jamais pareil . Vous serez meilleurs et vous allez rendre le monde meilleur. Vous aurez connu le détachement, la simplicité absolue , la solitude . Vous êtes juste connecté à votre âme. Vous vous croyez être perdu mais vous êtes en train de vous sauver vous même . c’est un processus de maturation psychique …celui qui ne le vit pas ne devient pas vraiment adulte … il va rester adulescent toute sa vie … aura peur de vieillir , peur de manquer , peur de tout en fait … et ne pourra pas guider les autres . Votre expérience fera de vous des futurs « guides » , des sages sur lesquels les autres pourront s’accrocher en cas de tempête … parce que la tempête vous l’aurez déjà affrontée …. Je pense très fort à vous tous. Il y a une lumière au bout de votre tunnel , il faut y croire et surtout se faire aider. Les adultes sont là pour vous aider , faites leur confiance , n’hésitez pas à parler de votre mal être . il y a des adultes prêts à vous écouter partout , les maison d’ado, les éducateurs, des profs, des médecins . Les parents sont souvent les plus mal placés pour vous aider … à cause de l’affectif. Votre douleur est la leur . Des fois c’est trop dur de voir la douleur de son enfant , on préfère la nier ..c’est dingue mais c’est vrai … si vous avez une église ( ou une mosquée , une synagogue … ) les hommes de foi sont là aussi pour vous aider . La spiritualité ( c’est différent de la religion ) aide à surmonter ce type d’épreuve . Ne laissez pas tomber , faites vous aider , ayez le courage de demander . Il y a tellement de gens prêts à vous tendre la main

  65. Merci @Dreamer de partager ça avec nous !
    Tu veux nous écrire un article ?
    Tu peux me contacter à elliot@la-zep.fr pour qu’on en discute un peu si tu veux !
    Courage en tout cas !

  66. Hey ! Bon, j’ai lu tous les commentaires. Et très franchement, ça m’a donné l’envie de parler moi aussi. Même si c’est assez dur d’en parler, je veux dire littéralement: mettre des mots dessus c’est pas la chose la plus simple du monde. Enfin bon. J’ai 18 ans, et je me sens comme un étranger à la vie depuis le collège. Je saurai pas dater quand ça a commencé exactement, Mais c’est comme si un jour je m’étais réveillé et que je m’étais dis  » tout ça n’a aucun sens ». Vraiment aucun : je suis né pour satisfaire les besoins et envies des autres pour avoir le droit de satisfaire une partie des miens/miennes. Vraiment? Vivre, c’est donc ça? Je suis frustré. Je ne sais pas ce que je veux faire de ma vie, Et j’ai beau chercher, tout ce que je trouve me déplaît ou m’est inaccessible. Mon plus gros problème, c’est que je veux être libre. Là, maintenant, tout de suite, pour Toujours. Sauf que dans notre monde actuel, c’est soit on sacrifie son futur au profit du présent, soit on sacrifie son présent au profit du futur. Je voudrais juste pouvoir vivre pleinement ma vie entière. Je suis déscolarisé contre mon gré, et je suis arrivé à un stade où la meilleure option que je vois c’est de vivre pleinement sans me soucier d’études de travail ou de quoi que ce soit. Juste aller où je veux, passer du temps avec qui je veux, mes meilleurs amis, les personnes que j’aime etc Et je sais qu’objectivement parlant c’est une très mauvaise idée. Mais c’est une des deux seules que j’ai, ça Et le suicide. Mais je n’arrive pas à envisager le suicide comme une réel option tant que j’ai des accroches … je suis en couple avec une fille que j’aime plus que tout au monde, Et la dernière chose que je veux c’est de la savoir triste. Je rêve de voyager aussi. Un énorme problème quand on déteste l’argent et tout ce qui l’entoure. J’ai Juste l’impression qu’on a transformé la vie en une énorme industrie, il n’y a plus rien de vivant ou d’humain là dedans. Juste un énorme bordel dont on dépend tous. J’aimerais tellement qu’il en soit autrement … Mais c’est pas le cas. Et ça le sera probablement jamais. Mais mon message devient trop long, il y a Juste trop de choses à dire pour tout résumer aussi facilement au final. Enfin bon, merci d’avoir lu une partie de mes pensées. Le fait d’exprimer ça m’aide à être un peu plus clair avec moi-même.

  67. bonjour j’ai 18 ans et je suis pommée je vient de lire tous c’est commentaire et je me suis reconnue dans deux de ces commentaire celui /Asma
    24 janvier 2017/ car j’ai également la même passion celle pour les manga mais pourrai-je en vivre je ne pense pas mais sa serais le rêve.
    j’ai déja pensé au suicide et ji pense encore mais cela ne résoudrait rien et elle est effrayante .
    Le deuxième commentaire c’est celui /Ines
    5 janvier 2017/ comment dire j’ai été surpris c’est comme si je lavais écrits c’est tout a fait ce pense ce que je suis, bien que je soit un garcon et que je pence qu’il ne faut pas mettre tous les oeuf dans le même panier il est vrais que notre génération est plutôt immatures et irrespectueux enfin j’étais pas partis pour laisser un commentaire mais en lisant ce commentaire je me suis dit que je n’était pas seul a avoir cette facons de pensé cette facon d’être c’est réconfortent breff sa ma donner l’envie d’écrire ce commentaire je vais en finir la pas besoin d’en dire plus c’est deux commentaire l’on fait pour moi salut.

  68. Je n’ai pas grand chose à dire sur ce forum juste, vous ecrivez tous très tard le soir. Essayez de vous coucher plus tôt 😉 A+

  69. Bonjour/Bonsoir , je suis en situation de déscolarisation sans même avoir dis oui à cela , personne n’as jamais dit oui à mon proviseur pour accepté ma déscolarisation il a prit la décision tout seul et ne m’a pas laisser le choix , ma professeure de mathématiques m’a parler en privé en me disant que elle ne me laisserai passer nul part sauf en STMG (c’est ma professeure principale) mon proviseur lui aussi me l’a dit , l’année prochaine j’ai 16 ans il est trop tard pour redoublé ou choisir une autre filière je vais donc juste être déscolarisée je ne sais pas si je peux contester car je me destinais à aller en S pour devenir cardiologue j’ai donc contester la désicion de mon conseil de classe puis je suis passé en appel mais ils ne veulent pas me laisser passer.
    Je suis déprimée que faire ?

  70. Bonjour je suis tomber sur se forum et quand j’ai lu je me suis reconnu, j’ai 17 ans et ma vie a basculé dès que j’ai posé un pied au lycée…
    Depuis que je suis petite je suis « bouboule » et pendant toute ma primaire certaines personnes me le faisaient remarquer ainsi que mon père. Mais on va dire que comme j’étais petite ça me touchais pas spécialement. Avant le lycée j’avoue que je n’étais pas en harmonie avec mon corps mais je m’en fichais après tout j’étais « jeune » et je me souciais de rien, j’avais mes amies et ma joie de vivre, et surtout ma meilleure amie…Alors quand je suis arrivé en seconde j’étais toujours dans cet état d’esprits. Mais au fur et à mesure, je commençais a voir que mon niveau chutait et je me sentais de plus en plus de trop quand j’étais avec mes amies. En plus je venais de dire à ma meilleure amie que je voulais qu’on s’éloigne parce que son comportement ne me plaisait plus… Alors je me suis un peu sentis seule et dépassé. Puis mon oncle c’est suicidé… Puis mon grand père (on était très proche) est décédé quelques mois après… A force je le savais j’avais changé mais je ne le disais pas. Au bout d’un moment, j’ai perdu ma confiance en moi et j’avais peur de mon lycée, à cause des moqueries que d’autres pouvaient subir, et j’avais l’impression d’intercepter des regards moqueurs aussi. Alors les vieux démon de la primaires sont revenu et alors on va dire que même maintenant mon corps est tout sauf mon meilleur ami… J’ai plus envie de m’habiller pour sortir, je trouvais et trouve toujours, des prétextes pour ne pas aller au lycée. Je me suis peu à peu éloigné de mes amies me disant que j’allais très bien sans eux et seule. Aujourd’hui, j’en ai parler avec quelques amies proches et je vois une psy mais c’est toujours le même problème. Je ne m’accepte toujours pas, j’en viens même a me dire que je suis remplaçable vu que mes amies ne viennent plus prendre tellement de mes nouvelles et qu’avec mon anicienne et re-meilleure amie (on c’est rabiboché) ça ne sois plus comme avant et donc je suis jalouse qu’elle partage une amitié plus comme la notre d’avant avec une autre. Parfois je me dis que ça a du bon d’être seule mais là, maintenant que nous sommes en vacances, je me rend compte que je suis vraiment toute seule. Mes émotions sont décuplé et ma relation avec mère (qui a essayé de suicidé il y a quelque mois) c’est dégradé, elle me fais pleins de reproche et depuis la tentative, elle montre sa dépression et est centré sur elle même, je ne sais pas pourquoi mais avec elle je m’énerve très souvent et j’en culpabilise… Avec mon père sa peut aller, il est du genre stricte et ne montre aucun sentiments… Alors on va dire que depuis que je suis petite j’essaie d’attirer son attention et d’enfin avoir des compliments…
    J’en ai marre d’être dans cet état, de me rendre compte que je suis pitoyable à toujours me morfondre et tout. J’ai envie d’aller mieux mais a chaque fois je replonge dans se gouffre et à chaque fois je me retrouve perdue, seule et incomprise…

    Je crois que je vais m’arrêter là sinon ça serais trop long mais merci à ceux ou celles qui ont lu. Ca m’a fais un grand bien de vide un peu mon sac…

  71. PS : Mon message ne s’adresse pas aux dépressifs. Eux, sont malades, et j’espère de tout coeur qu’ils s’en sortiront. Mais oui, ils y arriveront. Rien ne dure pour toujours.

  72. Bonjour/bonsoir,
    Dites moi, ces malheurs auxquels vous cherchez quelconque sens, espérez vous vraiment en trouver un ? Oui. Oui, la vie est absurde, oui, l’existence est compliquée et difficile, pourtant ! A qui cela intéresse t-il dans trouver un ? Cessez la vaine tragédie de l’âme, cessez cette introspection moribonde. Sans vouloir introduire une pensée antiquisante, ne savons nous pas aujourd’hui, que la vie pleinement vécu est celle du sage? L’homme doit apprendre à vivre avec recul sur les choses, accepter son existence, et vivre dans l’engagement de sa personne dans l’action. S’il se défend d’être heureux, parce qu’il a développé des convictions solides sur ce que selon lui le bonheur est, sur ce qui est vain ou non, alors il doit entreprendre à désapprendre. La pensée mène à la solitude, certes, mais il ne faut pas la dissociée de la réalité, dans laquelle sont encrées les plus grandes vérités. Les deux se rejoignent et se couplent, la pensée peut se manifester dans les choses concrètes, dans la contemplation de la nature. Je vous assure, cessez ce terrible nombrilisme, regardez comment les choses se muent autour de vous, et chez les autres ! Contemplez ce monde. Par cela, vous pourrez assurément enfanter une certaine tranquillité d’âme.
    Les moyens qui amène à ce stade vous sont connus : la lecture (je vous conseille très vivement les Noces, puis l’Été de Camus), la méditation, l’exercice de l’humanité.
    J’éprouve de même, parfois, quelques difficultés à la concentration, ma pensée se délayant par delà et au delà. Et alors ? Oserai-je me punir d’être humain ? Car oui souvenez vous en, nous ne sommes qu’être vivant, amas de biologie. Alors soufflez, apprenez à vous respecter, à respecter votre esprit ; prenez votre temps.
    Édouard.

    NB : En certains moments, je ressens quelques tristesses, j’éprouve le spleen, et ces questionnements existentiels ruminés maintes fois se manifestent à nouveau. Et quelle crise métaphysique! Mais il me suffit de prendre un temps pour y réfléchir, de respirer vaguement, d’appliquer ces conseils, et croyez moi, toutes les vérités se renouvellent et réapparaissent. Aussi, tâchez d’exprimer ce que vous ressentez le plus possible, il existe tant de médium! Ce monde est le plus bel exutoire à passion qui puisse être, et il le fût durant tant de siècle.

  73. Bonjour,

    Merci de vos témoignages, je suis une maman de 45 ans qui vit actuellement la même chose avec ma fille de 17 ans. Pour nous c est pas facile on ne comprend pas toujours. Je suis actuellement aussi en déprime. Ce sortir de là dur car en temps que parents on se remet en cause énormément tout en voulant aider mais en vous lisant je comprends mieux ce vous vivez en tant qu ados.

    A bientôt

  74. Merci.. j’ai vécu une expérience similaire et tu m’as ouvert les yeux sur certaines choses..

  75. Bonjour, je ne sais pas si ce topic est encore d’actualité mais tant pis !
    Tout d’abord j’ai 17 ans je suis en terminal filière bac pro, j’ai des amies sur qui je peut compter, une famille bref une vie ont ne peut plus banale. Sauf que je ne sais absolument pas quoi faire après ma dernière année de lycée. Mon 1er semestre je l’ai complètement foirer avec 9 de moyenne, en faite c’est un manque d’ambition je n’arrive pas à m’imaginer mon futur, bon vous l’aurez compris je suis paumer, pour ce qui est de la passion j’aime énormément les mangas mais encore une fois je ne suis pas sûr de vouloir m’engager là-dedans. Certes, ce serait mon rêve, vivre de ma passion MAIS cette voie m’ouvrivra VRAIMENT des portes ?
    Je ne sais pas quoi faire, mais une chose est sûr je n’envisage pas le suicide !
    Je me demande si je ne suis pas en phase de dépression car parfois pendant un moment il m’arrive de ne pas me sentir à ma place, je sens que je ne suis pas « le troupeau »… si quelqu’un traverse aussi ce problème ou tout simplement ce retrouve dans ce que j’ai dit je serai ravie de parler, juste pour se rassuré.
    Désolé pour les fautes et merci d’avoir lu ! (Mon premier post sur ce sujet)
    Bye

  76. Bonjour, j’ai 17 ans, et je ne sais pas si je fais une dépression mais depuis le début de mon adolescence je me sent vide, j’ai l’impression de ne pas voir les choses de la même façon que les autres, de ne pas être comme tout les jeunes…Je ne sais pas quoi faire de ma vie et ça m’effraie. J’ai beau réfléchir mais je ne trouve pas de métier qui me conviendrais. C’est comme si je ne me voyais pas travailler, fonder une famille, vieillir,… une vie banale quoi. J’ai pas envie de ça , je veux vivre autre chose…Ce qui m’attriste c’est que je sais que ma vie va se dérouler comme ça, que c’est pareil pour tout le monde et que je dois suivre les »règles » de la société.Je me sent également terriblement seule, je n’est pas de copains, je trouve les garçons de notre génération trop immatures et irrespectueux, puis je me sens pas bien dans ma peau , j’ai aucune confiance en moi ( je n’est pas eu une enfance facile ) même si j’essaie de faire paraitre le contraire devant les gens en rigolant et en les aidant quand ils se sentent mal. J’ai l’impression de passer à côté de ma vie et de ne servir qu’à rendre les autres heureux. Personne ne se soucis de moi, je passe toujours après les autres. J’essaie de rester positive mais c’est pas facile. Je me trouve aussi conne de me dire que ma vie est nulle alors que certains vivent tellement pire…Bref, je sais que vous allez dire que c’est l’adolescence et tout ça mais bon je vais avoir 18 et je suis tellement perdue…Je crois que je ne devrais pas faire parti de ce monde, il m’arrive que de la merde, et je ne vois rien de positif dans ma vie. Je me sent pas à ma place, j’envie les stars qui ont l’air d’avoir une vie tellement facile…J’ai déjà penser au suicide mais je n’est pas envie de mourir, la mort me fait peur. Voila, j’avais besoin de vider mon sac, merci de m’avoir lu.

  77. Bonsoir je ne c’est pas si il y a encore des personnes actif sur le forum…
    Je ces que ces long mais si vous pouvez prendre quel que instanst sa serai cool merci a ceux qui le feron. j’ai 17ans dans 8mois j’aurais 18,et je suis déscolarisée depuis 1an edemi (j’ai larguée mes études par ce que j’étais amoureuse)et je voulais être près de lui et sa me soulai je me sentais pas a ma place a l’ecole,je ne jamais vraiment aimer l’école.
    Je suis rester 9mois avec mon ex et puis il ma largué décembre 2015 j’étais dépendante affectif je courais après lui,je subissait des insultes de sa part il me souhaitez melei la mort je l’ai très mal vécu(c’était mon premier amour) sa mère et sa soeur m’ont menacé et agresser physiquement je n’avais rien mais j’étais choquer.
    Cette partie a fait que je devais absolument l’oublier puisque ces lui même qui a demander pour qu’elle m’agresse… J’étais dans la tristesse j’avais foiré ma scolarité et je l’avais perdu… Noël a été un désastre dans ma tête j’étais mal très mal je souriait pour cacher mes peines a ma famille mais a l’intérieur j’étais en mille morceau… Petit a petit je me suis remis j’ai commencer a reprendre goût a la vie et de croire qun jour je réussirait. Puis 6mois après juin 2016 je rencontre quel qun et je suis devenu plus sévère avec moi même je suis de ceux qui croire que l’amour est unique et sacré et qui recherche du srx! Cette personne la savait m’écouter me jugée pas j’avais peur de tenter quel sue chose mais il a su me mettre en confiance puis j’ai commencer a erré agressifs jalouse je me fesait des film qu’il me tromper je le menacée de venir devant sa porte si il me répondait pas je lai traiter d’immature j’ai dit tout ce qui me passer par la tête je ces pas ce qui ma pris j’avais peur qu’il m’abandonne qu’il me fassent mal comme l’avais fait le précèdent.
    Il a été déçu de mon comportement et a mis terme a notre relations.. (Nous sommes rester 3mois ensembles) me dirait vous que ces peu mais même 1journée suffit a vivre quel que chose d’intense et de pur!
    J’ai accépter son choix je n’est pas fait de cinéma même si a l’intérieur j’avais mal.
    Les jours on passer et je me suis remise en question et ces la que j’ai compris que j’ai foiré cette délation qui aurais pu être beau mais ma naïveté et ma jalousie mon conduit droit dans le mur je le regrette aujourd’hui sincèrement il ma appris beaucoup de choses en si peu de temp j’ai toujours mal aujourd’hui sans diplôme sans formation ma vie est devenir un échec total même un homme je n’ai pas su garder parfois je me demande je sert a quoi? En ce moment je suis faible physiquement et d’esprit ma chambre mon seul réconfort je demande a dieu de m’aider dans ce monde ou rien ne va dans ce monde ou tous ce déchire.
    Je voulais dire ce que j’avais sur le coeur mêle si des choses son hort sujet mais je ne savais pas a qui parler sa fait toujours du bien d’avoir de l’écoute.

  78. Je suis également âgée de 20 ans, et mes crises d’angoisses ont commencées a 18 ans. Comme toi mon entourage n’était pas compréhensif, il l’est un peu plus maintenant mais moins. Quand je vois tout ces messages cela prouve que nous ne sommes pas seule face a ce problème et qu’il touche un peu plus de personnes chaque jour. Ce que je voudrais vous dire c’est qu’on s’en sort forcément un jour mais seulement si vous en avez la volonté. Certes y’a des jours plus dures que d’autres mais cela vaux le coup de se battre contre tout ça pour retrouver une vie normal. En 2 ans j’ai énormément murit et appris, j’ai suivis une TCC qui m’a énormément aider. Si tout cela nous arrive c’est pour changer quelque chose dans notre vie, dans notre tête, pour ma part j’ai changer d’alimentation, mes fréquentations, je me suis mise au sport et ça ma sauver la vie. Ayez des projets de vie, des rêves. La dépression a nos âge n’est pas normal nous devons avoir une vie normal comme tous les autres jeunes qui profitent. Prenez sur vous, entourez vous bien même si vous avez 1/2 amis cela suffit, croyez en vous, et faites des choses qui vont font sentir vivre. Vous n’oublierez jamais ce moment de votre vie mais vous serez bien plus fort, la vie est faites de pleins d’épreuves mais tout arrive pour une raison. Maintenant je vais mieux et seulement grâce à moi et à ma bonne volonté

  79. Bonjour à tous je suis un homme âgée de 20 ans depuis le 16 Mai! En vous lisant je me suis reconnu à 100%! Tout à commencer à mes 17 ans, je n’avais plus goût à rien, crise d’angoisse, crise de spasmophilie… mais vie à LITTÉRALEMENT CHANGER! Bien avant que tout cela commence, je vivais heureux, je vivais entourer de gens que j’aimais que j’aime encore mais différemment! Les années divorce de mes parents m’ont énormément bouleverser beaucoup de conflits familiaux… Cela a duré bien 5-6 ans. Mes parents ont alors divorcer, arriver dans la nouvelle maison de ma mère une semaine passe je m’étais adapter à ce mode de vie, mais bien sûr que non tout compte fait les problèmes ont alors commencer. Je suis le genre de personne qui n’allait jamais chez le médecin car j’allais toujours très bien! J’étais stresser mais sans plus.
    Mais un matin en me réveillant mon calvaire commença et ce fût le début de mes mal êtres! Angoisses intempestive, crise malaise déprimer pleur… mais j’entrer dans ma dernière année de bac commerce! Ce fût l’année scolaire la plus rythmé que j’ai vécu avec des départs imminents de cours car j’allais mal… des parents qui ne me comprenait pas… ils me comprennent aujourd’hui mais ils manquent encore un peu de compréhension.
    Cela fait 3 ans que ma vie à changer. J’ai obtenu mon bac même avec tout ses problèmes. Mais moi aussi je suis déprimer maintenant j’ai toujours mon humour décalé qui fait rire tout le monde mais serais-ce pour pas qu’on vois mes mal-être? Pour pas qu’on prenne pitier de moi? Sans aucun doute aucun
    Voilà ma petite histoire
    J’essaie de le sortir de ce cercle vicieux le chemin est long et semer d’embûches! Je compte bien en sortir plus fort!
    Merci à ceux qui me liront ce fût un plaisir de vous exposer mon problème
    17-18-19-20ans ne sont pas les âges que l’on aiment le plus! Certains y sont moins sensible. Je n’en fait malheureusement pas parti

  80. Bonjour à tous. J’arrive très tard dans cet échange, désolé. J’ai 39 ans. J’ai fait une grave dépression en 2013-2014. Je suis en psychothérapie analytique depuis 2005. Aujourd’hui, je vais beaucoup mieux, mon travail me plaît, je vis en couple, etc. Je rejoins Miss Lou sur le fait qu’il faut être patient.
    Quand on est en dépression, on est totalement dans l’irrationnel : on ne se voit plus comme on est, on se regarde dans un miroir déformant. Maintenant que je vais bien, je me dis que c’était complètement fou. Et je trouve un sens à cette dépression, grâce à la psychanalyse. Il fallait que j’en passe par là pour régler quelque chose de mon lien à mes parents.
    J’ai été très touché aussi par le témoignage de Max. Max, je ne sais pas si tu liras ceci mais je voudrais te dire une chose. J’ai eu beaucoup de mal à trouver ma voie, à savoir ce que je voulais faire de ma vie, à m’imaginer un avenir. Il y a des raisons à cela. Ce n’est pas une fatalité. On peut chercher, on peut creuser, et un jour, tout s’éclaire, tout prend sens. Il faut juste accepter de passer par quelques moments de souffrance car ça peut faire mal de temps en temps, de remuer la merde.
    Max, je voudrais te dire autre chose : tu es très intelligent, et tu écris très bien. Pourquoi ne pas écrire ? N’aurais-tu pas envie de raconter des histoires ? Je suis sûr que tu pourrais écrire des choses formidables sur l’absurdité de la vie…
    J’ai moi-même écrit un roman et quelques nouvelles, jamais publiées mais ce n’est pas grave. D’ailleurs, je n’écris plus. Je ne dis pas que c’est la solution à tout. Ecrire n’aurait pas forcément la même fonction pour toi et pour moi. Mais il y a des écrivains qui ne trouvent sens à leur vie que par l’écriture. Ce n’est pas mon cas, mais c’est peut-être le tien.
    Observe les autres, lis la presse, l’actualité, les faits divers et écoute ta petite voix intérieure. Qu’as-tu à en dire ?

  81. Bonjour à tous, j’ai plus ou moins en entier tous vos messages et ils m’ont énormément touchés.

    Je m’appelle Marion, j’ai 19 ans et je suis en dépression depuis septembre dernier ( ça fait 6 mois).
    Je me sens épuisée, physiquement mais moralement surtout. J’ai l’idée du suicide qui me trotte en tête depuis quelques mois aussi, cette volonté de « m’échapper de la réalité » comme tu dis [Une fille de 15 ans]. Elle est trop dure, cette réalité pour moi. J’ai des troubles du comportement. Je ressens une tristesse énorme .

    Je voudrais parler avec vous, que je comprends, qui me comprenez. Si vous le voulez bien sur… Faire une sorte de thérapie de groupe, s’entraider, se soutenir.

    -merci-

  82. Bonne chance tu as l’air géniale ne fais pas de conneries et merde si tes sois disant amies te tournent le dos quand tu te présente mieux qu’elles alors te gache pas la vie pour elle !! Vis ta vis et emmerde ceux qui sont pas content, j’ai fait ça pendant 1 ans et ça t’apprend la vie et comment est notre société. Alors voilà tu verras un jour quand tu feras ceux qui te plairas te rencontrera des ans comme toi, qui auront jamais laissé tomber et qui sont plus heureux mnt que ces pnt de gens égoïstes que tu peux rencontrer mnt !
    Alors oui c’est sûrement inutile de le dire et de le répéter mais bonne chance et bat toi ne leur donne pas la joie de te voir mal tourner ! Deviens meilleur qu’eux !!
    A au fait conseil !!: enlevé de ta playlist de musique toute les chansons tristes et trouve un truc qui t’aide, un monde parallèle … Par exemple pour moi c’était les séries.. Bones pour moi entre autre … C’est sûrement pas bien de se renfermer sur soi mais moi ça m’a protégé.. Et je suis moins sociable mais quand je suis triste ça me remonte le morale .. Ça peut aussi être les jeux vidéos. Ça défoule ça fait du bien et le soir après une journée d’école que t’as juste envie de rentrer pleurer en pensant à tous ce qui va pas alors avoir un monde parallèle c’est juste le truc qui te sauve ! Les animaux c’est encore mieux si t’aime ! Ça peux être n’importe quoi. Moi j’avais une tortue..
    Je suis de tout cœur avec toi et j’espère que ce message t’auras fait plaisir,

  83. bonjour,

    C’est assez difficile pour moi d’écrire, sur un forum, de mon état en ce moment mais j’aimerais en parler avec ceux qui ont déjà vécu cela, ça me permettra peut être de remonter la pente.

    voilà j’ai 15 ans dans 2 semaines, je suis en troisième et je pense que j’ai tout pour être heureuse j’ai des amies, des parents avec qui je m’entend bien, des résultats scolaire très bon, un projet d’orientation qui m’encourage à me battre et pourtant…

    Cette, peut être, dépression à débuté il y a quelque mois, comment je ne sais pas pourquoi non plus. Peut être à cause d’une histoire de mec completement stupide ou bien des problèmes avec une de mes profs avec qui j’ai fini chez le directeur avec mes parents pour des raisons absurdes, ou le fait que des amies à moi se sont retournées contre moi à mon retour d’un voyage après 4 mois d’absence j’ai été transformée physiquement j’ai perdu entre 10 et 15 kg et je suis passée de la grosse moche à la jolie fille , et du jour au lendemain elles se sont mises à m’insulter sans savoir pourquoi.

    Voilà depuis plusieurs mois je ne sors plus, je me suis mise à fumer, je me suis retrouvée le couteau près des veines sans aller jusqu’au bout, j’ai constamment envie de pleurer sans savoir pourquoi, je mens sans arrêt à ma famille et à mes amies et je déprime sans raisons particulière, j’ai envie de hurler et de faire du mal à tous ceux qui me dise quelque chose qui ne me plaît pas.

    Je n’en parle à personne car j’ai peur que les personnes de classe se moque de moi ou qu’ils disent que c’est juste pour faire mon intéressante, ni à mes parents de peur de leurs réactions. Certains profs trouvent que j’ai beaucoup changé que je suis plus noire, plus triste, moins souriante bref différente de cette petite élève modèle toujours souriante sans problèmes, ils me demandent ce qui ne va pas mais je leurs répond juste 4 mots  » rien, tout va bien ».

    J’ai eu une période aussi de fatigue très importante alors que je dormais énormément et ne faisais rien de particulièrement fatiguant.

    Voilà peut être que certaine personne en lisant ce message se diront que je suis une gamine pleurant sur son sort alors que dans le monde des gosses crèvent de faim et de froid mais j’ai besoin d’en parler avant de faire une bêtise, j’ai besoin d’en parler pour me soulagée, me donner des conseils et savoir si oui ou non c’est une dépression.

    Je vous remercie d’avoir lu mon message jusqu’à la fin et de m’avoir peut être répondu même si je sais que le forum va commencer à vieillir.
    Je m’excuse pour les fautes d’orthographes.

    bonne soirée.

  84. Salut Hannah, je viens de lire ton message et j’ai vu qu’il ne datait de pas longtemps, j’espère alors que tu pourras lire le miens. Je voulais juste te dire que tu dois continuer à te battre pour tes convictions et par exemple, faire de longues études pour prouver à ton père que c’est possible, ne rien lâcher. Mais je comprend que c’est plus facile à dire qu’à faire car j’ai vécu et vis toujours je crois une chose similaire à l’histoire au dessus. C’est pour ça que si tu as besoin d’une personne à qui parler, n’hésite pas je suis là si tu veux discuter et pourrais t’échanger mon adresse mail.

  85. Bonjour, je viens de lire ce que tu a écris. Je ne sais pas si je suis en dépression ou pas. Mais je me reconnais un peu. Les excès de colère en faite j’ai toujours été en colère. Il y a 2 ans à Noel j’ai eu un livre que me ressemblais « madale risette » tout le
    Monde avait eu un Monsieur, Madame. Je mais retrouver et j’ai juste pleurer. Je ne me reconnais pas. J’ai peur de parler, je suis dans une colère constente. J’aimerais sortir de ca pour aider ma mère et pour mes frères. Montrer à mon putain de père que les filles aussi peuvent faire des études!
    Je ne sais pas vraiment pourquoi je dis tout ça. J’ai besoin d’une personne extérieure à qui parler je pense. C’est la 1ère fois que j’écris sur un forum.

    Bonne nuit si tu dors.

  86. trouve le vie et la vie te trouvera ahahahah

  87. Bonjour, je ne pense pas pouvoir t’aider mais te conseiller de voir un médecin ou te faire aider psychologiquement, je suis bien placée pour te dire que tout ça risque de te perturber durant tes études. Mentir à tout le monde n’aide pas à avancer en effet, il te faut une personne de confiance sur qui tu peux te reposer. Par contre à propos des histoires d’amours je suppose que tout ce qu’a pu vivre ton père n’a pas du être positif, mais heureusement les hommes ne sont pas tous comme ça.
    Si tu veux en parler sache que je reste à ta disposition, juste un petit conseil essaie de te détendre et de prendre du temps pour toi et ce que tu aimes le plus possible pour retrouver goût à la vie.

  88. Je suis une jeune fille de 15ans, et un de mes rêves les plus fous est d’un jour dormir et ne jamais me réveiller. Je ne veux pas mourir, je voudrais juste m’échapper de la réalité. J’ai pas eu le vie la plus triste; mais elle est loin d’être joyeuse. Je pense au suicide depuis que je suis petite. Je me revoie a 7ans placer un couteau devant mon ventre. J’ai beau avoir fait et faire plein de choses dans ma vie, j’ai toujours ce vide en moi. Je souris à tout le monde, je suis gentille avec les gens, je suis fofolle; mais à chaque fois cette impression de vide reviens je me rappelle de mauvais souvenirs et je commence à pleurer. Je veux juste que ça s’arrête ! En ce moment je me dis que si je tombe amoureuse pour la première fois je pourrais surmonter ça. Je l’espère tellement ! Mais quand je repense à la plupart des histoires d’amour de ma famille, dont celles de mon père, je commence à me dire que je vais juste devoir vivre comme ça. Je suis déjà allée voir des psychologues pour différentes raisons, mais aucun n’a su de donner confiance. Si quelqu’un a une solution, pourrait-il m’en parler ?

  89. Bonjour William, suite à ton message qui est similaire à mes envies, j’aimerais beaucoup pouvoir discuter avec toi. J’ai 17 ans, et je m’appelle Chloé. Je suis en dépression depuis environ 1 mois, aucune force de travailler, d’aller en cours, et impossible de se concentrer pour quoi que ce soit. Je passe mon temps à sourire et à mentir aux personnes de mon entourage, mais en vérité j’ai observé après avoir effectué de multiples recherches, que ce vide est significatif de la dépression. J’ai effectivement subi une grosse perte de poids en peu de temps et je pense demander de l’aide rapidement à une psychologue ou un psychiatre car mes notes sont en baisse et mes efforts afin de sembler heureuse semblent arriver à leur fin. J’ai déjà entrevu des psychologues durant de nombreuses années et ca m’avait été à tenir car personne, ne savait réellement ce que je vivais… Mais eux si et ils me comprenaient. Cest pour ca qu’aujourd’hui je pense être capable de diagnostiquer une dépression adolescente… Les symptômes m’ont été souvent expliqués. Aujourd’hui je ne pense pas être comme toi car je ne sors pas d’une dépression mais je suis en train de la subir… Ca ne me dérangerais pourtant pas d’en parler…. J’espère avoir de tes nouvelles rapidement à bientot

  90. Hello les gens,
    J’ai fais une petite dépression moi aussi tresrecement (j’en sort tout juste) jessaille de me resociabiliser mais je sens un certain écart entre moi et les jeunes de mon âge (19 ans) je me reconnais tout à fait quand vous parlez de phobie des jeunes. Je souhaites discuter avec vous tous en attendant d’aller voir un psy (fautede moyens il faut que je finisse de payer mon école avant tout pour rester dans un rythme scolaire). Merci de m’avoir ou et n’hésitez pas à repondre. Je suis partant pour échanger mon adresse mail afin de discuter un peu tous les jours. Je suis sur mon téléphone donc j’abrege un peu mon commentaire (c’est une horreur d’écrire sur ces petits apareils).

  91. Bonjour Maxime, lire ton texte ma fait du bien car cela ma épargner la peine de l’écrire … j’aimerais beaucoup que tu me dises si tu t’en ai sorti ou pas… Je sais que le post date mais bon j’ai dans l’espoir que tu pourras me répondre … mais te sens pas obligé évidemment… enfin ça serait quand même bien car je vie actuellement se que tu as décris dans ce commentaire et j’aimerai que tu me raconte tout ça ^^’ sans être indiscrète évidemment. Merci.

  92. Mec je suis comme toi mais que je vais etre virer de chez moi par les parents car je l arrivé pas (ou pas envie ) a l interger la vie de famille

  93. Maxime,
    il est tard et comme tous les soirs je suis pensif et cette nuit je viens de lire ton commentaire et j’espère que tu vas bien.. Je l’espère vraiment. Même si tu ne verras peut-être pas ce message, peut être que quelqu’un d’autre le verra, quelqu’un qui pense comme toi, et bien je vais te dire… Le monde n’est pas si dégueulasse. Je n’ai que 17 ans certes je ne connais presque rien de ce monde, mais je le sais je le sens. Il y a le bien et le mal. J’ai vécu déjà des choses qui me marqueront à vie et j’ai toujours peur de l’avenir.. Mais je sens encore un peu d’espoir et c’est ce qui me permet d’avancer..
    Bon courage à ceux qui en ont besoins.

  94. Maxime j’ai lu avec attention ton message et je me suis reconnu dans plusieurs points. Je voulais simplement te dire de ne pas perdre espoir, tu as l’air intelligent mais franchement ne fait pas de conneries j’espère que tu vas bien.

  95. Content que tu t’en sois sorti.
    Je ne peux pas en dire autant.

    Désolé si je pollue cette page avec un commentaire envahissant, mais j’ai envie de m’exprimer, et j’ai cru voir ici un prétexte pour le faire.

    Mais bon, si ce que je raconte ici n’y a pas sa place, j’imagine que quelqu’un se chargera de supprimer mon message.
    J’aimerais te croire quand tu dis « Comme quoi tout peut arriver et il ne faut pas perdre patience. », mais je ne me fais pas trop d’illusions.
    J’envisage le suicide depuis l’âge de mes 15 ans environ, j’en ai aujourd’hui 22.
    Je pense que si je ne l’ai pas envisagé étant enfant, c’est parce que j’aurais culpabilisé de le faire.
    Mais, vers mes 14-15 ans, j’ai renoncé à l’idée que le monde avait un but, une signification, que le bien et le mal existaient objectivement, et dès lors, tout m’a semblé permis, y compris le suicide.
    Dès lors qu’il m’a semblé permis, je l’ai envisagé, en vue du fait que ma vie ne me plaisait pas. Elle ne me plaît toujours pas.
    Si je suis toujours en vie, c’est parce que j’ai peur de rater une tentative, et de finir dans un pire état encore (en sautant dans le vide par exemple, je pourrais finir paraplégique et ne pas mourir. Je pense que j’aurais tort, de sous-estimer la résistance du corps humain).
    Ca m’énerve, cette crainte, parce que, j’ai vraiment très envie de le faire. Quand je suis dans une salle, je suis amené à me dire « si on était au dixième étage d’un immeuble, je sauterais. »
    J’ai pas trop l’espoir que les choses s’arrangent. Et lorsque j’ai eu des espoirs, ils ont toujours été trahis, ce qui me faisait encore plus souffrir.
    Mon psychiatre m’a dit que j’avais une dépression un peu atypique (dans le sens où il n’arrivait pas trop à la catégoriser), avec des éléments psychotiques et les symptômes de l’épisode dépressif du trouble bipolaire.
    Mon médecin est du même avis, et particulièrement sur le fait que j’ai des troubles psychotiques.
    Il a ajouté que je n’avais pas le genre de psychopathologie que l’on pouvait guérir en 6 mois ou 1 an. (Je ne sais plus s’il l’a dit exactement comme ça mais c’était ça l’idée).
    Autant le fait qu’on me diagnostique une dépression ne me surprend pas, autant, pour les troubles psychotiques, je suis assez perplexe. La psychose, c’est une perte de contact avec la réalité, et, bah, je n’ai pas l’impression de perdre contact avec la réalité. Bon, alors peut-être que les petits malins voudront me rétorquer « bah justement, comme tu perds contact avec la réalité tu ne te rends pas compte que tu perds contact avec la réalité. » Hahaha! Je sais pas si ça se tient, peut-être après tout.
    J’ai eu ce diagnostic assez récemment. J’aurais préféré l’avoir à l’adolescence. Ca m’aurait évité les exaspérants, « c’est la crise d’adolescence ! ». Au fond de moi j’avais l’impression que ce n’était pas la crise d’adolescence, mais bon, comme je n’avais aucune preuve, je me taisais.

    Je me dis que tant que je continuerais à vivre, ça sera la merde ( ce n’est pas que je me fasse des illusions sur la mort, puisque comme je suis athée, je pense que l’après-vie est exactement similaire à l’avant-vie, le vide absolu).
    Du coup, tout projet nécessitant un effort de ma part, me semble futile. Je suis dans l’ «à quoi bon ? », à quoi bon faire des études puisque de toute façon, ça n’ira jamais, même si je trouve une métier épanouissant (ce qui est loin d’être sur en plus)? A quoi bon avoir de l’ambition ? Ca ne me mènera pas à grand-chose. Je me dis que de toute façon, je vais me suicider un jour ou l’autre parce que ça sera la meilleure chose à faire.
    Là en ce moment, je fais une formation qui s’appelle la PAQ(plateforme d’accompagnement à a qualification), et puis je suis pré-inscrit pour un bts en alternance à « dijon formation », faut que je trouve une entreprise, mais c’est pareil, je suis pas motivé.
    De toute façon, j’ai l’impression qu’il y a que des boulots de merde, il y en a aucun qui me plaît spécialement. Et puis j’y arrive pas. A chaque fois que j’ai fait un stage en entreprise, on m’a dit que j’étais pas fait pour ça(« t’es pas fait pour la vente » par exemple) . J’ai des problèmes de concentration (déjà à l’école, j’écoutais rien parce que ça m’intéressait pas, je partais dans mes pensées), j’arrive pas à comprendre les consignes, à les retenir, à les appliquer. De plus, je ne supporte pas les remarques exprimées sur un ton un peu sec. Ca me donne envie de partir en courant, de pleurer, et de tuer la personne qui m’a fait la remarque. Une fois, l’été, j’avais travaillé dans une station-service. J’avais essayé de m’impliquer, même si j’avais beaucoup de mal. Le responsable du truc a dit que j’avais été là que pour l’argent et qu’il me reprendrait pas. Ca m’a donné des envies de vengeance. J’avais envie de mettre le feu à son commerce. Bon je ne l’ai pas fait, j’ai pas envie de finir en prison.
    Des fois je me dis que s’il y avait eu moins de facteurs compromettants, j’aurais peut-être pu faire quelque chose d’intéressant. Quand je vois que lorsque j’allais en en fac de philosophie, ou plutôt, lorsque je n’y allais pas puisque je me rendais à très peu de cours, j’ai réussi à avoir 12,5/20 au partiel de philosophie de l’art alors que je ne suis pas allé à un seul cours et que j’ai rien révisé, et que j’ai eu 15/20 en bioéthique juste en me rendant au cours et sans réviser non plus, je me dis que j’aurais pu faire quelque chose d’intéressant, si ça en avait valu la peine. Mais non, une fois de plus, à quoi bon ?
    Oh et puis, j’aurais quand même eu du mal, faut pas se leurrer. Je n’ai pas une forte capacité de lecture, toujours en raison de ce problème de concentration, persistant même quand ce que je lis m’intéresse, puisque, sans même m’en rende compte parfois, je dérive. Je pars d’une réflexion exprimée dans le livre et je réfléchis dessus pendant je sais pas combien de temps des fois, ce qui fait que je suis très lent.
    Je n’ai pas envie de faire d’efforts, parce que je me dis que, même avec la meilleure volonté du monde, même si je réussissais professionnellement, ça n’ira pas de toute façon.

    Je n’en dévoilerai pas toutes les raisons mais ça n’ira pas.
    Y’a des fois j’aimerais bien que les armes à feu soient légales, comme ça je pourrais en finir une bonne fois pour toutes.

    Pourtant, je n’ai même pas d’illusions face à la mort, je sais que quand je mourrai, il n’y aura aucune espèce de sensation de soulagement ou quoi que ce soit. Je me viderai instantanément de toutes pensées, de toutes sensations. Le néant pour l’éternité.
    Putain ça me saoûle, voila à quoi se réduit mon existence, un enfer entre 2 néants.

    Bon, il y a quand même quelques extases par-ci par-là. Au moins comme je suis hypersensible, il m’est grandiose d’écouter certaines musiques par exemple, ou de voir certains films ou de lire certains livres, et d’autres petites choses comme ça.

    Mais bon, globalement, c’est le bordel. Je ne me sens ni la capacité, ni l’envie d’assurer ma survie. Et puis merde, en même temps, quand je fais des planifications suicidaires, un putain d’espoir surgit en moi, un espoir stupide. « Peut-être qu’il va se passer des choses positives à l’avenir, peut être que la vie vaut la peine d’être vécu, et le néant de la mort, ce n’est pas si réjouissant », si ça se trouve, c’est mon instinct d’auto-conservation qui me fait penser ça. Saloperie.

    Mais c’est sûr que de toute façon, j’ai pas vraiment envie de mourir. Mais en même temps, cette vie est beaucoup trop infecte pour que j’ai envie de continuer à vivre.

    Ce n’en est que plus difficile à supporter, car alors, rien n’est souhaitable, il n’y a aucun échappatoire, les 2 grandes solutions qui s’imposent à moi sont infâmes.

    Comment je pourrais avoir envie du néant? Mais en même temps, comment je pourrais avoir envie de continuer à vivre avec ce monde avec lequel je suis en inadéquation?

    Pfff, tout ce que je peux faire c’est me dire que tout est absurde et essayer d’en rire au moins un peu.
    Bon allez, j’arrête là. Je suis désolé si ce message vous a embêté. J’étais même pas sûr de l’écrire ici à la base. Je me disais que c’était inapproprié, que je me la ramenais sans qu’on me le demande, que j’étais quand même impudique et que j’avais confondu ce site avec un forum de psychologie. Mais bon au final, rien à foutre tiens. Tout ça n’a aucune importance. Et s’il y a des remarques déplaisantes, je me consolerai en me disant que de toute façon, comme tout est absurde, ce n’est pas bien grave.

    Et puis bon, j’ai aussi vu ça comme un moyen de sauvegarder des bribes de ma pensée.
    « And I find it kind of funny, I find it kind of sad, the dreams in wich I’m dying are the best I’ve ever had… »

  96. Merci pour ce message d’espoir 😉

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