J’aime trop vivre pour me contenter de cette vie là

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J’envisage le suicide depuis que j’ai 15 ans environ, j’en ai aujourd’hui 22.

Je pense que je n’ai jamais été heureux. Mais quand on est enfant, on n’a pas d’autre expérience de la vie. On se dit que ce que l’on vit, c’est la norme. À l’adolescence, j’ai commencé à remettre en cause les notions de bien et de mal, l’idée qu’il y aurait une morale objective. Dès lors, tout m’a semblé permis, y compris le suicide.

Non, ce n’est pas une « crise d’adolescence »

Comme il était permis, je l’ai envisagé. Pourquoi ? Parce que ma vie ne me plaisait pas. Elle ne me plaît toujours pas. Je n’étalerai pas ici les raisons – intimes – de mon mal-être. Je n’en ai pas envie.

Si je suis toujours en vie, c’est en partie parce que j’ai peur de rater une Capture d’écran 2014-10-25 à 18.06.29tentative, et de finir dans un pire état encore. En sautant dans le vide par exemple, je pourrais finir paraplégique. Il ne faut pas sous-estimer la résistance du corps humain.

Quand je suis dans une salle, il m’arrive de me dire : « Si on était au dixième étage d’un immeuble, je sauterai. » Le 1er août 2013, j’ai envisagé de sauter de la Tour Eiffel.

Mon psychiatre m’a dit que ma dépression était un peu atypique (impossible à catégoriser), avec des éléments psychotiques et les symptômes de l’épisode dépressif du trouble bipolaire.
 Mon médecin est du même avis. Il a ajouté que je n’avais pas le genre de psychopathologie que l’on pouvait guérir en six mois ou un an.

J’aurais préféré que l’on établisse ce diagnostic à l’adolescence. Cela m’aurait évité l’exaspérant : « C’est la crise d’adolescence ! » Et peut-être que mes parents m’auraient davantage écouté.

Quelque chose d’agréable dans la tristesse

Pendant un moment, je n’avais pas envie que cela passe. Quelque part, j’aimais ressentir de la mélancolie. Il y a quelque chose d’agréable dans la tristesse, quand elle est modérée. Aujourd’hui, c’est différent. Pour autant, je ne pense pas que les choses vont s’améliorer.

De la même façon, jusqu’à pas si longtemps, j’avais une vision magnifiée de la mort. Je ne pouvais pas m’empêcher de penser que c’était une espèce de refuge. Elle était synonyme de soulagement.

Je suis un peu plus lucide maintenant. Je ne me fais pas d’illusions : l’après-vie est exactement similaire à l’avant vie, c’est le vide absolu. Je sais que quand je mourrai, je me viderai instantanément de toutes pensées, de toutes sensations. Le néant pour l’éternité.

Mon existence : un enfer entre deux néants.

Aller vers un métier du social ?

Au quotidien, il faut bien donner le change. Je suis une formation qui s’appelle la Plateforme d’accompagnement à la qualification (PAQ).

Mais j’ai du mal à travailler. Je suis assez susceptible. Je ne supporte pas les remarques exprimées sur un ton un peu sec. Cela me donne envie de partir en courant, de pleurer et de tuer la personne qui m’a fait la remarque. Je n’arrive pas tellement à prendre sur moi.

J’ai aussi beaucoup de mal à me concentrer. Parfois, je « dérive ».Capture d’écran 2014-10-25 à 18.17.28

Mon dernier stage, dans une agence de communication, ne s’est pas trop mal passé. C’est mon stage qui s’est le mieux passé en fait. Lors de mes précédentes expériences, je pensais tout le temps à autre chose. Là, c’était mon boulot de penser.

J’ai par exemple travaillé dans un Jardiland, mais je ne me sentais pas concerné. Je sais qu’il faut aider les clients, mais ça ne m’intéresse pas. Qu’ils prennent ou non une plante, qu’est-ce que cela change ?

Les métiers qui impliquent de la rentabilité comme objectif, ce n’est pas pour moi. Je m’en fiche.

J’ai maintenant deux options : soit j’intègre un BTS en alternance le 1er novembre, et il faut que je trouve une entreprise. Soit, si je n’en trouve pas, je définis un nouveau projet. Les métiers du social m’intéressent.

Discuter… avec des passionnés !

Il y a quand même quelques « extases » par-ci par-là. Comme je suis hypersensible, il m’est grandiose d’écouter certaines musiques par exemple, ou de voir certains films, de lire certains livres, et d’autres petites choses comme ça. Ce sont des moments où je suis seul.

J’ai des problèmes relationnels. Cela joue beaucoup dans mon envie de mourir. Il y a peu de personnes avec lesquelles j’ai des affinités.

J’ai du mal à être extraverti J’ai toujours peur du regard, du jugement et des autres. Et puis j’aime discuter avec des gens passionnés. J’aime parler musique, éthique, philosophie politique… Les banalités m’ennuient. Quand j’en entends, je me dis que je serais mieux seul à me cultiver, dans mon coin. J’ai trois ou quatre amis, mais même avec eux j’évite certains sujets. Ce sont plus des contacts sympathiques en fait, des personnes avec qui je peux m’amuser un peu. Cela ne va pas plus loin.

J’arrive quand même à profiter de l’instant présent, mais même si je sais que les moments « positifs » existent, je ne peux pas dire que cela me donne de l’espoir. À chaque fois que j’en ai eu, il a été trahi. Ce qui m’a encore plus fait souffrir. Plutôt que d’être déçu, aujourd’hui, je préfère ne plus espérer.

La peur d’une vie pourrie

Comment avoir envie de continuer à vivre avec ce monde avec lequel je suis en inadéquation? Comment avoir envie du néant ?

Rien n’est souhaitable. Il n’y a aucune échappatoire.

En fait, j’ai peur que ma vie soit pourrie. J’ai peur d’être frustré, de ne pas vivre assez, et de souffrir de cela. J’aime trop vivre pour me contenter de cette vie-là.

Tout ce que je peux faire, c’est me dire que tout est absurde et essayer d’en rire, au moins un peu.

Et écrire. Sauvegarder des bribes de ma pensée. 
« And I find it kind of funny, I find it kind of sad, the dreams in wich I’m dying are the best I’ve ever had… » Extrait des paroles de Mad World par Tears for Fears

Maxime, 22 ans, en formation, Dijon

Crédit photos extraites du clip de Tears for fears (Man World)

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23 RÉACTIONS
  • Grelet 28 octobre 2014

    Je ne peux que te recommander la lecture de « transformer son esprit » du Dalaï-lama . Et te dire qu’avec le temps tu te créeras ton « nid » au sein de cette société absurde et agressive . Un îlot de paix constitué d’amis qui partagent ta vision du monde .

  • Mélanie Paulhe 28 octobre 2014

    Bonjour Maxime,
    J’espère que tu verras ce message.
    Ton témoignage m’a beaucoup touché. Tu as écrit des mots qui me touchent et me parlent. De ce que tu décris là, je le ressens aussi.
    J’aimerais bien pouvoir échanger avec toi (j’ai quelques livres à te conseiller d’ailleurs).
    Merci pour ton partage, Mélanie.

  • Fabien 28 octobre 2014

    bonjour à toi!
    tout d’abord je tiens à te dire que ta sincérité et ton courage pour continuer à te battre sont admirables!
    le mal être au jour d’aujourd’hui, a englobé la plupart de la population à des degrés différents.
    ce monde nous ne l’avons pas choisi mais nous devons faire avec en attendant de pouvoir le changer ( nous ou une génération à venir )
    moi aussi j’ai voulu en finir étant plus jeune et j’en porte les marques à vie, elles me rappellent justement que vivre peut être difficile mais aussi merveilleux.
    je pense qu’il faut aller au delà de ce que l’on perçoit du monde et du reste comme se créer son propre monde dans ce monde assez pourri je dois le dire.
    alors bats toi ne laisse pas tomber!
    on a besoin de gens comme toi sensibles et courageux car ça se perd de nos jours.
    COURAGE!!!^^ 🙂
    PS: merci pour le groupe de musique (cela faisait pas loin d’une vingtaine d’années que je n’avais pas entendu ça c’est cool)

  • Fabien 28 octobre 2014

    bonjour à toi!
    tout d’abord je tiens à te dire que ta sincérité et ton courage pour continuer à te battre sont admirables!
    le mal être au jour d’aujourd’hui, a englobé la plupart de la population à des degrés différents
    ce monde nous ne l’avons pas choisi mais nous devons faire avec en attendant de pouvoir le changer ( nous ou une génération à venir )
    moi aussi j’ai voulu en finir étant plus jeune et j’en porte les marques à vie, elles me rappellent justement que vivre peut être difficile mais aussi merveilleux.
    je pense qu’il faut aller au delà de ce que l’on perçoit du monde et du reste comme se créer son propre monde dans ce monde.. (assez pourri je dois le dire.)
    alors bats toi ne laisse pas tomber!
    on a besoin de gens comme toi sensibles et courageux car ça se perd de nos jours.
    COURAGE!!!^^ 🙂
    PS: merci pour le groupe de musique (cela faisait pas loin d’une vingtaine d’années que je n’avais pas entendu ça c’est cool)

    • Renaud De Vos 28 octobre 2014

      En effet, magnifique morceau d’un magnifique groupe, même si je préfère la reprise de Gary Jules du film non moins torturé: Donnie Darko 🙂

  • ayai 28 octobre 2014

    Salut Maxime,

    Si je peux me permettre je te conseillerai d’aller voir un nutritionniste. Non ce n’est pas une blague ^ ^, et si je te dis ça c’est comme tes états d’âme mélancoliques, ta dépression, et les sautes d’humeurs que tu décris (ta bipolarité) sont les symptômes d’une « maladie » : une infection au candida.
    Le seul moyen de guérir de cette infection est d’être suivi par un nutritionniste. Je te laisse un lien sur lequel tu pourras te renseigner : http://www.clubequilibrenaturel.com/candida-albicans/

    En espérant que ceci t’aide. Bon courage !

  • Renaud De Vos 28 octobre 2014

    Maxime, comment dire ?…
    J’ai l’impression de me lire, à quelques détails prêt. Nous n’avons certes pas eu le même parcours mais je ressens (à certains moments moins que d’autres, il est vrai) exactement la même chose. J’ai aussi une poignée d’amis avec lesquels je passe du temps pour me divertir mais j’ai l’impression qu’ils ne me comprendront jamais.
    Moi j’aurais 28 ans dans peu de temps et je ne sais toujours pas ce que je fais dans ce monde de fou plein d’égoïsme.
    J’ai été diagnostiqué schizophrène vers l’âge de 21 ans et passé en tout 3 ans dans divers hôpitaux psychiatriques, j’ai fait 2 tentatives de suicide: à 17 ans je me suis jeté contre une camionnette en marche et à 25 ans j’ai sauté de 3 étages… Encore aujourd’hui il me passe parfois par l’esprit d’aller puiser dans ma réserve de médicaments. J’ai écrit un blog autobiographique mais je l’ai malheureusement supprimé, trop impersonnel. À présent j’essaie de m’exprimer dans l’art.
    Ton témoignage me parle, surtout le titre… J’ai écrit ceci sur un groupe de soutien il n’y a pas longtemps:
    « Je suis polyvalent, c’est pourquoi je ne peux pas travailler. Je suis ouvert d’esprit, c’est pourquoi je suis renfermé sur moi même. Je suis beau, c’est pourquoi je suis seul. Je suis intelligent, c’est pourquoi je suis malheureux. Je suis sympa, c’est pourquoi certains profitent de moi. Je suis drôle, c’est pourquoi tout le monde ne comprend pas mon humour. Je suis humaniste, c’est pourquoi je suis misanthrope. J’aime la vie, c’est pourquoi j’en veux une autre. »

    Et oui, moi aussi j’aime la vie pour ce qu’elle a de plus beau à offrir… mais ce n’est pas ce que je vois.
    J’espère qu’un jour la roue tournera pour nous.
    Amicalement, Renaud.

  • Maxime 28 octobre 2014

    Bonjour.

    Je t’ai envoyé un message sur facebook. 😉

    • Maxime 28 octobre 2014

      Ah, double post pour dire que je répondais à Mélanie Paulhe. Je n’avais pas vu les autres messages. ^^’

      Je répondrais aux autres messages plus tard, il faut d’abord que je les lise. 😉

  • Arthur 29 octobre 2014

    Salut Maxime,

    L’important dans tout cela, je pense, c’est conserver ou trouver son moyen propre d’expression.
    La capacité à s’exprimer, c’est ça qui maintient dans le vrai monde. Je ne parle pas forcément d’échanger verbalement avec autrui. Cela peut être par la musique, la peinture, le cinéma, le théâtre et mille et une autre façon.

    Tu sais, il n’y a aucun mal à ne rien comprendre à un monde obsédé par l’illusion de partage et le besoin compulsif d’attention. C’est fou ce qu’on peut perdre comme temps à essayer de suivre la tendance, se mettre dans le moule.

    Le fait de se forger son propre univers, comme l’ont dit d’autres internautes, c’est une façon d’intellectualiser et de digérer ce qui te marque (en positif ou négatif) dans le « vrai » monde.
    Cela permet aussi de capter l’essentiel, et de pouvoir se rendre de la merveille qui t’entoure, que ce soit par les gens fascinant que l’on peut parfois rencontrer au coin d’une rue, les cultures du monde entier qui peut beaucoup nous apprendre sur nous-même et l’Homme en général.
    Ca peut être paradoxal d’avoir besoin de créer son propre monde pour vivre dans le vrai monde. Mais justement, là est la nuance. En le créant, tu ne survis pas, tu vis. Tu apportes quelque chose au vrai monde.
    Ce n’est pas quelque chose que tu as choisis. J’imagine que tous les jours tu te dis pourquoi ça a l’air bien plus facile pour les autres. Mais dans le fond, tout le monde s’en fout, chacun à son lot de casseroles. Tout le monde se crée un univers, par l’entourage, le boulot, la famille … Pour certains, dont tu fais partis, ça ne suffit pas. Soit. Donc la question à partir de là, c’est comment t’exprimer toi, en te servant de tes côtés sombres (sans passer par le suicide hein, cela va de soi) ? L’écriture ? La peinture ? Que sais-je !
    Je prend pour exemple Basquiat ou Pollock. Tu crois qu’ils se sont réveillés comme ça dans la nuit en se disant « Tiens, je vais me mettre à la peinture pour barbouiller un petit coup. » Non, c’était leur façon de s’exprimer, voilà tout (Chacun ses références, on peut citer des cinéastes, des chanteurs, des écrivains …). Je les cite car ce n’étaient pas les personnes les plus stables psychiquement de la création, et que ce qu’ils font me touche particulièrement.

    Tu vois que tu n’as pas de temps à perdre avec ces conneries médicales qui veulent te cloîtrer dans une case où une autre. Je serais d’ailleurs curieux de connaître le nombre de personnes atteintes de troubles psychiques dans notre vaste monde … Mais bon, on s’éloigne du propos.
    Pour illustrer et terminer le propos, je te propose un livre que je viens de terminer: « Le paradis », d’Hervé Guibert.

    Bonne route l’ami, sincèrement.

    • Maxime 2 novembre 2014

      Salut.
      Il m’arrive d’écrire de temps à autre, c’est ça mon moyen d’expression, c’est celui avec lequel je suis le plus à l’aise. Je le fais pour sauvegarder mes pensées mes ressentis, et pour exprimer ce que je ressens. J’écris principalement des phrases courtes, mais aussi quelques poèmes et petits textes.
      Suivre les tendances ne m’intéresse pas, en plus du fait que je n’y arrive pas. J’aurais bien envie de me singulariser toujours plus , mais c’est dur également, même si c’est plus enthousiasmant.
      D’un côté, se créer un univers est comme un remède au monde comme il est. Cela dit, parfois il est dur de revenir à la réalité. Mais je trouve ça préférable en tout cas.

      Je n’ai jamais croisé de gens intéressant au coin de la rue, mais c’est peut-être parce que je n’ose pas leur parler, et qu’ils se révéleraient l’être si j’osais.

      Pour ce qui est de mon univers, je ne le crée pas quant à moi , par la famille et le travail.
      Je le créerais plutôt pour les fuir, la famille et le travail, parce qu’il m’est difficile de supporter ces choses là.

      Oui, ça je me le dis que ça a l’air plus facile pour les autres. Tout particulièrement sur le plan relation. Que ça soit dans les relations amicales, amoureuses, et au travail. Ca m’irrite, de voir que les autres font ça très facilement, et que moi, j’y arrive pas. En plus, je me dis que si je m’extériorisais, les gens finiraient pas me fuir. Lorsque que je permet de m’extravertir, quand je suis seul, je me permet de m’extravertir. Je fais ce que je veux. Je veux déchaîné toutes mes émotions. Si un fauteuil me gêne au milieu du passage, je l’insulte en le balançant par terre. Je sais que c’est absurde, mais ça me fait du bien. J’ai aussi besoin d’imaginer que je détruis des choses, voir que je tue des gens parfois. Ca me soulage.

      Oui c’est vrai ça, c’est une bonne question: combien de personnes dans le monde ont une psychopathologie quelconque? Peut-être pourrait-on d’ailleurs se demander davantage, quel est le nombre de personne en parfaite santé mentale. A mon avis il n’y en aurait pas beaucoup.

      C’est intéressant ce que tu dis sur Basquiat et Pollock. Peut-être y-a-t-il un lien entre psychopathologie et création artistique. On peut aussi penser à Van Gogh qui était schizophrène.

      Si j’avais la preuve qu’il y avait un lien entre la psychopathologie et la création artistique, et que je pensais avoir un certain talent, je refuserais catégoriquement de me faire « soigner ».
      Mieux vaut vivre dangereusement que futilement.

      Merci pour la suggestion. Encore un livre qui va s’ajouter à la liste de ceux que j’ai prévu de lire. x)

      Et merci pour ce message aussi. 🙂

  • Maxime 29 octobre 2014

    Merci à tous pour vos réponses, je suis content que l’on prenne mon existence en considération.

    Je réponds à tout le monde mais en une seule réponse, je trouve ça plus simple.
    @ Mélanie: j’ai vu que tu m’avais répondu sur Facebook. 😉
    ————————————————————-
    @ Grelet:
    Merci pour cette suggestion. J’ai lu le résumé du livre. Je pense être d’accord avec les constats, les analyses, du dalaï lama, je ne suis pas sûr de l’être en revanche, sur (toutes) les conclusions qu’il tire. Mais, ça ne doit pas manquer d’être intéressant de lire un tel livre en tous les cas. Je le lirai peut-être, mais, il y a pleins de trucs que j’ai prévu de lire et malheureusement, comme je le dis dans l’article, je suis assez lent.
    —————————————————————–
    @ Fabien:
    Merci.
    Je ne sais pas si on peut positivement changer quoi que ce soit, à grande échelle. Je ne suis pas très optimiste quant à l’avenir de l’humanité. Le pire c’est que je me dis que si ça se trouve, en vue de ce qu’il y avait avant (en partie, les guerres et l’épuisement au travail durant les siècles passés) et de ce qu’il y aura probablement après (raréfaction des ressources naturelles entrainant possiblement des guerres pour leur contrôle), on vit dans une relative période d’insouciance.
    En plus, on vit en europe, en france, et par rapport à d’autres endroits du monde, c’est pas trop craignos. Et malgré ça, c’est quand même sacrément nul. A croire que toute société est un minimum pourrie. Peut-être l’humanité est-elle trop médiocre, peut-être est-elle en inadéquation avec ce monde, peut-être les 2. En tout cas, la comédie humaine me fatigue.
    Je ne suis même pas sûr qu’il faille se révolter contre la société telle qu’elle est. En vertu de quoi au final? D’une autre société pourrie? Différente mais pourrie quand même, différemment pourrie. J’ai la crainte, crainte que j’aimerais croire infondée, que nous n’avons le choix qu’entre le règne de l’argent ou le règne de la matraque (façon de parler, je me comprends), ou un peu des 2 comme cela arrive généralement, ou beaucoup des 2 aussi des fois. Si c’est là l’alternative, et il me semble, je ne suis pas à même de localiser le moindre mal, même si j’essaie.
    Bon après je dis ça mais si ça se trouve, c’est juste parce que je ne suis pas en bonne santé mentale, allez savoir. Soit dit en passant, je me demande ce que ça fait d’ailleurs, d’être en bonne santé mentale. Il y a des gens qui se disent heureux, mais je n’arrive pas à savoir s’ils mentent aux autres et/ou à eux-mêmes, où s’ils sont sincères. Moi je ne le suis pas, mais je ne veux pas l’être à tout prix. Je ne veux pas d’un bonheur mièvre en tous les cas. Je préfère adopter une considération tragique de l’existence plutôt que d’adhérer à une béatitude de supermarché qu’on nous balance à longueur de journée (via les pubs notamment). D’ailleurs, l’idée qu’il faille être heureux, me déprime plus encore. Parce que je me dis « putain mais ce monde est merdique et vous essayez de faire croire qu’il est merveilleux, mais du coup, ça le rend encore pire ! Si au moins vous disiez qu’il est merdique, que l’existence est rude, et qu’en compagnons d’infortunes, on ne peut que se serrer les coudes, et bah ça irait déjà un peu mieux. » C’est en partie pour ça que j’ai pendant un temps refusé de prendre des neuroleptiques. Me « soigner » de la sorte aurait à mes yeux renforcé l’absurdité de mon existence. Ce qui freine l’intensité me conduit plus encore à une frustration qui me conduit à l’augmentation d’une souffrance qui me donne envie de mourir. Si l’intensité est freiné, alors tout vaut tout, plus rien n’a de valeur. Mieux vaut même l’intensité éphémère à la mièvrerie éternelle. Il faut préférer la qualité à la quantité. Pour moi, l’intensité est un critère de vitalité supérieure.
    Haha, voilà que je digresse comme à mon habitude.
    Pour revenir à changer le monde -> même si je ne suis pas optimiste, j’aimerais tenter de micro-résister aux dominations formelles et informelles, en combattant l’ignorance, et en faisant sortir chacun de ses certitudes. Eduquer, instruire, éveiller, sont pour moi des impératifs. Je pense que les degrés auxquels les individus le seront (éduqués, instruits, éveillés), déterminera en bonne partie les schémas de société à venir.
    Sinon, merci pour ton compliment, même si je ne suis pas sûr d’être courageux.
    Ah oui le groupe de musique. A la base j’ai découvert la chanson « mad world », de « tears of fears », avec des reprises. Une du groupe « Torul » que j’aime beaucoup
    (https://www.youtube.com/watch?v=Ns_Cyqy3f5U ), et une autre de Nicola Sirkis (chanteur du groupe « Indochine »). En fait, ça ne fait pas très longtemps que j’ai découvert la version de « tears of fear ». Sinon j’ai aussi écouté celle de Gary Jules, en ce qui me concerne, j’aime moins.
    —————————————————————————–

    @ Ayai :
    Ah, j’ai trouvé ça surprenant au premier abord, un nutritionniste. Mais en fait ça ne l’est pas tant que ça après réflexion, je pense qu’il y a une grande relation entre le corps et la psyché (totale même à mon avis, je suis matérialiste), et l’idée que l’alimentation joue un rôle est très intéressante.
    Mais je me demandais : est-ce que ces nutritionnistes doivent avoir des connaissances en psychologie pour que ça soit pertinent ?
    Je ne sais pas si je suis bipolaire, je n’ai pas reçu ce diagnostique en tout cas. Mon trouble serait unipolaire apparemment.
    Mais c’est vrai que je change souvent d’humeur : du genre, au moins 5 fois par jour.
    Il y a des fois, je suis très euphorique et je ne sais pas trop pourquoi.
    Par contre quand je suis déprimé, je sais toujours à peu près pourquoi il me semble. Encore que, je me rends compte qu’il m’en faut peu pour passer de l’un à l’autre, et des fois c’est mêlé à de la colère et à d’autres émotions. Des fois y’en a pleins mélangées.
    —————————————————————–
    @ Renaud De Vos
    Oui, moi aussi donc, j’ai l’impression que mes « amis » ne me comprendraient pas. Je pense qu’ils ne sont pas assez ouverts d’esprit. Comme tu peux le voir, j’ai mis des guillemets, car, ce sont plutôt des connaissances sympathiques on va dire. Nos rapports se basent sur des divertissements, des amusements, et des échanges de bons procédés, mais je sais que si un jour ça va vraiment mal, comme ça a déjà été le cas, je ne pourrais pas compter sur eux. En fait, je vais délibérément jusqu’à leur cacher certaines parts de ma personnalité. Ils ne savent absolument rien de mes problèmes, je les dissimule. Ma psychologue m’a d’ailleurs dit que j’avais raison de leur cacher certaines choses, comme, ce que je peux ressentir, ou, des rêves que je peux faire par exemple. Cela dit en parallèle, je discute avec certaines personnes sur des forums, qui me respectent pleinement, auxquels je peux me confier sans peur d’être jugé. Je suis content, d’avoir trouvé ces gens-là. En quelque sorte, même si je ne le vois jamais ou presque In Real Life, ce sont pour moi davantage de véritables amis.

    Je suis surpris de tes tentatives de suicide, parce que se jeter sous un camion par exemple, c’est quelque chose que je n’oserai jamais faire, et surpris aussi que tu t’en sois sorti. Le corps humain est décidément très résistant semble-t-il.

    J’aime bien le texte que tu as écris à un groupe de soutien.
    Le titre de mon article est « j’aime trop vivre pour me contenter de cette vie là », j’avais écrit une phrase plus complète qui est « J’aime trop vivre pour me contenter de cette vie là, et supposant qu’il y a de trop nombreux facteurs compromettant, m’empêchant de tendre vers davantage d’épanouissement et d’intensité, je préfère mourir » -> pour la bonne raison que les insuffisances occasionnent des frustrations, et je veux mourir pour éradiquer ces frustrations.

    Oui, j’espère aussi que la roue tournera. J’apprécie le fait que tu dises « j’espère… » et pas « la roue finit TOUJOURS par tourner », parce que ce n’est pas vrai. Il y en a pour qui la roue ne tourne jamais. Ca c’est la même logique de l’horoscope, de dire qu’il y a une sorte de destin, et qu’en l’occurrence, tout finit par s’arranger. Je vais donner un horoscope qui dit « santé : vous serez en pleine forme » à un éthiopien, un palestinien ou un coréen du nord et là, on va rigoler, si je puis dire.

    • Renaud De Vos 2 novembre 2014

      Salut Maxime,
      Les amis, c’est pas toujours évident de les trouver je dirais. Pour ma part, paradoxalement, c’est le plus bout en train parmi les miens avec qui je peux avoir les discussions les plus sérieuses parce qu’au fond, à force de voir la déchéance de ce monde, il n’a plus beaucoup d’espoir non plus et préfère en rire… à chacun sa façon de relativiser. Je pense que l’important en amitié (comme en amour), c’est d’avoir des goûts en commun et justement, une certaine ouverture d’esprit.

      Pour ce qui est de mes tentatives de suicide, j’ai été moi même surpris de la violence que j’ai pu m’infliger, surtout le fait de sauter de 3 étages quand on a un vertige monstrueux mais bon, quand on se sent vraiment au bout du rouleau on ferait n’importe quoi, au final j’ai été immobilisé une semaine avec des micro-fractures dans la colonne vertébrale. D’ailleurs dans mes délires psychotiques je me suis crû immortel. Ha, qu’est ce qu’il pourrait y avoir de pire comme malédiction surtout quand on ressent la douleur et la souffrance…
      Je pense qu’à un moment donné, on a trop souffert dans son existence pour s’imaginer que ça puisse être pire une fois passé le point de non retour. Moi j’ai une relation malsaine avec ma vision de l’au delà… Et même quand je me dis qu’il n’y a rien, au final je m’en fous. Mais quand je constate que certains comme ceux que tu as mentionné ont une vie tout du long aussi merdique, quand je pense à des gens qui se sont fait torturer des pires manières dans le passé (et encore aujourd’hui hélas), tandis qu’une poignée de gens profitent jusqu’à plus soif et infligent directement ou non une vie misérable à leur semblables, je me dis que s’il doit bien y avoir une seule et unique justice quelque part dans l’univers, elle doit se trouver de l’autre côté. Alors aujourd’hui j’essaie de profiter de ce que la vie veut encore bien me donner malgré mes difficultés mais au fond, j’attend… Et je peux attendre encore longtemps comme ça.

      Ah, cette roue, on ne peut espérer qu’elle finira par tourner comme c’est le cas pour ceux qui sont là pour en témoigner. Tout comme j’ai souvent envie de croire au destin malgré qu’il se moque bien de moi.

      J’ai aussi lu ta réponse à Fabien et tu peux imaginer comment moi aussi cette société me dégoutte, surtout quand à l’heure où tout doit aller vite et sans rature, on a pas ni temps ni l’envie de se préoccuper de ceux qui souffrent en silence, ceux qui pourtant, à leur plein potentiel, pourraient peut être changer les choses (et c’est sans doute d’autant plus une raison pour nous abandonner). Alors on nous donne des petits cachetons, on nous dit que c’est un mal pour un bien, qu’après tout c’est mieux que rien et en attendant on nous promet des miracles mais rien ne vient bien sûr. C’est bien simple, je crois pouvoir dire sans me tromper que la science comme la technologie stagnent depuis quelques bonnes décennies. Alors aujourd’hui la plus grosse révolution qu’on peut voir c’est le dernier iPhone qu’on nous sort tous les 6 mois… pathétique.

      Cela dit, je m’intéresse régulièrement à divers mouvements activistes, comme ça, par curiosité et il y en a un qui m’a particulièrement marqué par ses idées qui sont regroupées dans 3 documentaires, il s’agit du mouvement Zeitgeist: https://www.youtube.com/playlist?list=PLCEC8C372FDD51B04

      Bien sûr ça reste de la grande utopie (quoi qu’on puisse parler ici d’atopie) mais personnellement, ça me fait rêver.

      Voilà, bien des choses à dire encore, on se croisera peut être sur le groupe. Je te souhaite le meilleur.

      Renaud

      • Maxime 4 novembre 2014

        Ah je peux comprendre cet ami que tu as.
        Moi j’aime bien rire face à l’absurde, comme l’air de de dire « de toute façon quoi que vous fassiez, même si vous prétendez parler au nom de la raison, même si vous donnez solennellement des ordres, tout ça n’a aucun sens, vous n’êtes que des grains de poussière parmi tant d’autres, dans cet univers, gigantesque amas d’absurde.
        Se dire que tout est absurde, à raison à mon avis, c’est relativiser, et comme se créer une protection, face à ceux qui disent « il faut… [faire ceci/cela] », alors qu’au bout du compte, il n’y a aucun « falloir », il n’y a que des « vouloir ». Je suis content d’avoir peu à peu envisagé l’absurde, durant mon adolescence, ça m’a libéré.

        Oui, avoir des goûts en commun et être ouvert d’esprit . Cela dit, j’ai du mal à être ouvert d’esprit avec ceux qui ne le sont pas. Je côtoie des gens qui sont tolérants quand ils se sentent personnellement concernés, mais quand cela ne les concerne pas, ils se répandent en raillerie. D’une manière générale, j’ai du mal avec les gens qui sont plus indulgents envers eux-mêmes qu’envers les autres.

        Moi sauter du 3è étage, c’est quelque chose que je n’aurais jamais fait. Moi j’ai plutôt tendance à faire des planifications. Peut-être parce que je n’ai pas été au bout du rouleau, je ne saurais pas dire.
        Content que tu te sois sorti indemne de tes tentatives en tout cas.

        Ah oui, c’est sûr que ça devait très dur à supporter de se croire immortel. Le fait de se croire immortel, c’est typiquement quelque chose qui m’apparaît de façon évidente comme un délire psychotique.
        Moi, je ne comprends pas trop pourquoi mon psychiatre et mon médecin m’ont dit que je présentais des troubles psychotiques.
        J’ai questionné mon psychiatre là dessus, il m’a dit que les troubles ne se répertoriaient de toute façon pas dans la névrose. Comme trouble psychotique, il a donné comme exemple, le fait que j’ai parfois envie de tuer des gens et de tout détruire, mais à vrai dire, je ne vois pas trop en quoi c’est une perte de contact avec la réalité ça. Et en fait ça me fait me demander « Mais en fait… c’est quoi la réalité? », parce que c’est assez difficile à définir au final. Et, perdre contact avec supposerait qu’il y en aurait une qui soit objective, ce que je trouve fort étonnant.
        Moi, même malgré la souffrance physique, je n’ai pas osé passer à l’acte, parce que je me dis que je ne connais presque rien de la souffrance physique, et lorsque j’en ai eu de tout petits aperçu, j’avais déjà mal. Alors je n’ose pas imaginer ce que ça fait de tomber sur le sol en étant conscient, par exemple. La souffrance physique peut atteindre des niveaux absolument abominables, atroces.
        Il y a tellement de possibilité de souffrir, c’en est terrifiant. Mourir brûlé, mourir noyé, être empalé, se faire écartelé, et j’en passe.
        Il y a des fois, je déplore que les armes à feu ne soient pas légales, parce que ça faciliterait la chose.

        Moi hélas, je ne pense pas qu’il y ait la moindre justice dans un au-delà. Je pense que l’absurdité est intégrale. C’est comme si l’univers tout entier était un gigantesque délire, un concept gros taré. Et face à ce qui me semble-être une titanesque folie, j’ai parfois moi aussi envie de faire tout et n’importe quoi, tout ce qui me passe par la tête.
        Je trouve fatigant de faire semblant de se sentir concerné, alors que tout est absurde. Y’a des fois j’ai envie de dire aux gens « hey mes réveillez-vous, on est tous dans la merde, tout ça n’est qu’une énorme face du hasard, alors éclatez de rire bordel de merde! ».

        Oui la roue à tourné pour certains, mais j’ai l’impression qu’à moi ça ne m’arrivera jamais. Et quand je vois des gens pour qui la roue à tourner, je ne peux m’empêcher de n’en être que plus frustré. Je devrais être content pour eux, et je le suis un peu, mais la souffrance prend le dessus. D’une certaine façon, j’ai l’impression qu’il me narguent. Je sais que ce n’est pas le cas, mais j’ai parfois du mal à me le dire.

        Moi aussi cette société me dégoûte donc, mais je ne sais pas laquelle pourrait être plus positive, en vue de ce qu’est l’humain est de ce qu’est le monde qui l’entoure. Je ne suis pas à même de localiser le moindre mal.

        Je ne saurais pas dire si nous sommes en stagnation scientifique et technologique.
        Cela dit, ce fait des nouveaux Iphone sortant tous les 6 mois en témoigneraient. La même merde avec un nouveau nom, quelle connerie.

        Ah j’en avais déjà entendu parler de Zeitgeist. Je crois que j’avais vu l’un des films. Mouais, je pense aussi qu’il y a peu de chance qu’un tel projet aboutisse. Je ne sais pas ce qu’est une « atopie », pourrais-tu me l’expliquer?
        Moi de mon côté, je m’intéresse à la philosophie-politique. Il y a 3 grands courants qui m’intéressent en ce moment(regroupant des sous-courants): les libéraux, les national-socialistes, et les différents courants anarchistes (dont l’anarcho-capitalisme qui est un sous courant libéral).

        Oui, on se croisera peut-être sur le groupe, j’espère. 😉

  • Arthur 2 novembre 2014

    Salut Maxime !

    J’aurais bien un truc marrant que tu pourrais essayer. Et je sais que les conseilleurs ne sont jamais les payeurs, mais là en l’occurrence si car c’est quelque chose que je fais régulièrement.
    Ce serait d’aller à une fête ou en cours ou peut importe quand, quand tu le sens en fait.
    Et là, tu « sors de ton corps ». Tu oublies que tes problèmes, tu oublies de te demander « mince, s’il me dit ça ou ça, comment dois-je réagir » ou « Putain si je dis ça ils vont voir que j’ai un truc qui déconne ». Tu oublies toutes ces phrases, et tu échanges tout simplement.
    Ça marche pas à tous les coups, mais disons que c’est une posture d’esprit (je ne parle pas d’ouverture hein, simplement de posture au moment donné). Mais par contre quand ça marche, que c’est agréable. Et comme je te l’ai dis, ça ne marche pas à tous les coups, donc n’hésite pas à recommencer et ne te met pas de pression sur le fait d’adopter cette posture, car fatalement ça fait foirer. Tu vois ?

    L’écriture est un moyen qui a fait ses preuves ahah ! On dit d’ailleurs que l’écriture c’est la rationalisation de la folie. Belle phrase hein ? Je la cite du livre que je t’ai conseillé 😉

    • Maxime 4 novembre 2014

      Haha, c’est quelque chose que je trouve tentant. Bon après, je ne vais jamais à des fêtes, vu que personne ne m’invite (je connais presque personne). Qu’est-ce que tu suggères, que je m’invite à des fêtes auxquelles je ne suis pas invité?

      Le fait d’échanger et d’agir spontanément, j’arrive à le faire quand je suis ivre.
      L’alcool tue en grande partie la petite voix dans ma tête qui me dit « tu vas être ridicule si tu dis ça ou si tu fais ça ». J’adore être ivre, ça me fait me sentir vraiment plein de vie, plus qu’à aucun autre moment. Je ressens tout mon corps et ma conscience me laisse tranquille est c’est super. Mais bon, je ne bois pas souvent, parce que je ne veux pas grossir. Mais, je dirais que pour moi, une bonne façon de rencontrer des gens, c’est d’être bourré. Et presque, peu importe si quand je revois les personnes, je ne suis plus bourré, parce que le cap de la rencontre est passé, validé comme qui dirait.
      Bah je suis assez d’accord. Des fois c’est parce que j’ai peur que ça foire que ça foire, c’est une putain de prophétie auto-réalisatrice.

      Ah jolie phrase que, « l’écriture, c’est la rationalisation de la folie ». Heyhey, ça donne envie de lire le livre.

  • Mea 4 novembre 2014

    Tu as réussi à mettre des mots sur ce que j’appelle une vie de maux. J’admire le courage que tu as eu de poster cet article et je me suis totalement reconnue (à quelques exceptions près) dans ce que tu vis. En tout cas, je te souhaite une bonne continuation et j’espère que tu trouveras les personnes avec lesquelles tu pourras avoir des heures de conversations passionnelles.

    • Maxime 12 novembre 2014

      @ Mea: Merci pour ton message.
      Quelle drôle de vie, je me demande bien ce que je fais ici.
      Je ne sais pas si j’ai posté ça par courage, je crois que j’avais envie d’être entendu, lu.
      Wah, je ne pensais pas que plusieurs personnes allaient me dire qu’elles se reconnaissaient dans mon article. Moi qui pensait une fois de plus crier au milieu du désert.
      D’un côté, c’est réconfortant, de l’autre, c’est assez triste…

  • Arthur 12 décembre 2014

    Tu vois c’est bien la preuve qu’on ne peut pas te définir par des mots, ou des symptômes.
    Tu sais ça rassure les gens les plus détraqués de foutre tout le monde dans des cases, regarde certains psy. On dit bien que le cordonnier est le plus mal chaussé hein !
    Trouve ce truc en toi qui peut faire la différence avec le commun des mortels, cultive-le développe-le, sans avoir peur des conséquences. Peut-être que c’est le sens de la fameuse phrase « Assume ta différence », sans la refouler :).
    Les gens n’y sont pour rien, je pense que ça ne sert à rien de décharger sa souffrance face à ce monde « ô combien horrible et tragique et plein de misère » tout ça pour masquer une souffrance intérieure et bien personnelle. Le monde n’y est pour rien, et surtout s’en fout …
    En tout cas ça m’a fait plaisir d’échanger avec toi ! Et je te souhaite une bonne continuation.

  • EMPN 2 mai 2015

    Ça fait longtemps que ton poste est publié, mais je voulais juste te prévenir que je t’ai bien lu, et que je vis exactement la même chose. Je vis une dépression et les médicaments commencent tout juste à faire effet mais aucune solution miracle. J’ai toujours eu et j’aurai toujours le même état d’esprit que j’ai. Je ne me sens pas supérieure du tout comme certains le pensent, j’ai juste une vision différente des choses, ou peut-être la même sans me voiler la face; et je pense que se voiler la face est une forme d’intelligence tout aussi grande. Seulement, nous, nous n’y arrivons pas, étant hypersensible, nous ressentons ce que d’autres ne ressentiront jamais, et en particulier les émotions et sentiments des gens. Je pense que le vécu y ait pour beaucoup..
    Je ne sais pas ce que je vais faire de ma vie : soit choisir d’être altruiste ou photographe reporter et me consacrer totalement aux autres mais en étant constamment face à la misère de l’Homme, ou choisir de me réfugier dans un métier passionnant comme l’ingénierie qui me permettrait de m’évader complètement mais tout en me disant que ce que je fais va peut-être servir à beaucoup de gens, mais qu’au fond tout cela ne rime à rien et ne mènera à rien.
    Nous sommes voués à être malheureux et tu as tout à fait raison : la vie est un enfer entre deux néants.
    Si tu veux parler, je suis dispo
    Voila mon site de photo http://cargocollective.com/witnessofhumanity
    et je m’appelle Emma https://www.youtube.com/watch?v=LW6tTTBnoo4&sns=em
    Insta/facebook : Emma PINON

  • Emma 23 août 2015

    Salut Maxime, j’ai 17 ans et je vis exactement la même chose que toi. Si tu veux en parler, envoie moi un message.
    Bon courage,
    Emma.

    • Maxime 15 octobre 2016

      Salut.
      Je vois ton message seulement maintenant et j’en suis désolé.. Plus d’un an plus tard… 🙁
      En tout cas, si tu tombes sur ce message et que tu vous toujours en parler, je suis disponible.
      Maxime.

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