Ma famille, ma censure

Censure
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Je suis censurée. Pas tout le temps, mais assez souvent. Cela joue sur mon estime de soi. J’ai l’impression de dire des choses inintéressantes, ou encore pire : on essaye de me faire passer pour la méchante alors que je ne dis que la vérité. Ou alors on ne tient pas compte de ce que je dis. Et ce, que ce soit avec ma famille, mes amis, à l’école, chez le médecin, en cours de musique, etc.

En famille, dès que je dis un truc : je suis jugée

Je me confie peu à ma famille, et j’ai mes raisons. Je n’ai même pas le droit de prononcer le mot « pornographie » à la maison ! (Alors que mes parents et ma grande sœur eux ont le droit). Je ne sais pas pourquoi, peut-être pensent-ils que je suis encore une petite fille et refusent-ils de me voir grandir… J’ai 21 ans quand même ! Dès que je dis un truc, je suis jugée. Par exemple : je voulais faire une licence de cinéma, ma sœur m’a jugée et m’a ordonné de laisser tomber cette idée. Ma famille m’a forcée à faire un BTS ESF alors que je ne voulais pas. Mais je me suis écrasée sur le coup. Puis je me suis dit que ce BTS allait me plaire (oui en gros ma famille m’a manipulée). Après, quand je me suis réorientée pour faire des études autres que du social, mon père a voulu que je quitte la maison.

À la fac, je ne supporte pas certaines personnes de mon groupe, par moment j’ai envie de hurler et de mettre des claques à ces personnes ! Mais bon, je ne le fais pas, je ne deviens pas violente, car je risque des ennuis, et en plus ces gens n’en valent vraiment pas la peine, je n’ai pas envie de me fatiguer avec eux, je suis assez fatiguée comme ça.

Avec mes amis, je me censure assez rarement. Avec mes vrais amis en tout cas. Avec les amis moins proches, je m’écrase un peu, surtout s’ils sont plusieurs à penser différemment que moi. Par exemple : j’ai une « amie » très catholique. Une fois, pendant la pause, elle nous a lu un passage d’un livre catholique. Dans ce livre, les homosexuels, les voleurs, les violeurs et les drogués étaient mis dans le même sac. Je n’ai rien dit, mais j’ai trouvé cela honteux. De plus, sur Facebook, elle a écrit que le mariage pour tous ne la dérangeait pas, mais que les homosexuels allaient comprendre leur douleur quand la colère de Dieu allait s’abattre sur eux. Vu le soutien qu’elle a reçu, je me suis autocensurée, mais je n’en pensais pas moins…

Autant dire ce que je pense !

Je ne vais pas revenir sur chaque moment de ma vie ou j’ai été censurée, sinon ce texte ne serait jamais fini. Juste pour dire que la censure peut avoir de graves conséquences. Il faut savoir dire les choses en restant respectueux, mais il faut se censurer le moins possible, et ne pas se laisser manipuler par des gens qui – soi-disant – veulent votre bien, notamment par la famille. Je me suis laissée faire et résultat des courses : on me prend pour un bébé, on ne m’écoute pas. Je n’ai qu’une envie : partir, avoir un travail et quitter la maison pour leur montrer que je suis une adulte, et pour avoir la paix.

Après, par moments, c’est sûr, on préfère ne rien dire, car quand ils sont plusieurs à penser de la même façon, on préfère suivre le groupe. J’ai toujours eu du mal à m’intégrer dans un groupe, car je suis très timide, et un peu spéciale. Je suis originale et il n’y a aucun mal à l’être. J’ai essayé de m’intégrer en vain, alors autant dire ce que je pense ! Mais bon, plus facile à dire qu’à faire…

En conclusion : pense ce que tu veux, dis ce que tu veux, mais surtout, te fais pas gauler.

Clothilde, 21 ans, étudiante en L1 de cinématographie à Lille 3

Crédit photo Flickr CC Amy

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1 RÉACTION
  • isabelle 19 février 2015

    Salut

    Ton texte semble intéressant et je comprends ce que tu vis. Mais le rythme de ton texte est un peu mou. C’est dommage, tu as des choses intéressantes à dire mais ca se lit tristement. Après ce n’est que mon avis et ma critique ne cherche en rien à être blessante, mais bien constructive (si effectivement tu aimes écrire).

    Bon courage et bonne suite.

    Bises

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