Mon beau-père c’est mon père

sourire
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Mon beau-père s’appelle Ali, il a trente-et-un an, il est grand et très marrant. Il est d’origine kurde. Quand il était jeune, il habitait à Garges, dans une cité, il vivait avec ses parents, son frère et sa sœur, dans un petit appart. Son père tient un pressing à Levallois et sa mère était femme au foyer. Il est marrant parce qu’il a le même délire que les jeunes d’aujourd’hui : tailler, taper, et jouer à FIFA. Quand on joue à la Play et qu’il perd contre moi, il me tape et aussi dès que je rentre du foot, et que je lui dis que j’ai fait un bon ou un mauvais match, il me taille. On a plusieurs points en commun comme le foot, les jeux, mais surtout l’OM. Son équipe favorite et la mienne aussi. L’OM, c’est de génération en génération dans ma famille. Celui qui n’est pas pour l’OM, on le vire, mais en le taillant.

Mon beau-père, ça fait sept ans que je le connais, il a remplacé mon père. Il est toujours là pour moi, que ce soit dans les bons ou les mauvais moments. Il est là quand il y a un décès, il était quand mon père m’a abandonné sans explications, il était là pour mon conseil de discipline, il est là pour tout. C’est lui qui m’a emmené pour la première fois voir un vrai match de foot, en plus c’était l’OM, la finale de la coupe de la ligue contre Bordeaux en 2010. Mon beau-père a des défauts aussi, il veut toujours avoir raison. Pour résumer, mon beau-père m’a fait découvrir la vie, et rend heureuse ma mère. Mon beau-père, c’est mon père, et il s’appelle Ali.

Artur, 15 ans, lycéen en classe de seconde au Bourget

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