Amoureuses !!

Une rencontre parfaite
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Ça fait maintenant 20 minutes que je tourne pour trouver ce foutu IRTS (ndlr Institut Régional de Travail Social) de Bordeaux. Déjà qu’il y a des épreuves que je n’aime pas. Mais pourquoi ai-je choisi de passer mon concours ici ? C’est bon ! Hourra, je suis arrivée. Maintenant, reste à trouver la salle. Tiens, une personne qui semble chercher aussi… J’engage la conversation : « Bonjour, toi aussi tu cherches la salle de concours ? »

Et voilà, c’est comme ça que tout a commencé… Toi qui étais une étrangère hier, qui aujourd’hui es devenue une rencontre et qui demain deviendras bien plus à mes yeux.

Poitiers, Strasbourg, Bordeaux pas un de plus, pas un de moins. Il y avait une chance proche de zéro pour passer les mêmes concours et habiter la même ville. Alors, je t’ai ramenée pour pouvoir encore parler avec toi et d’accord, je l’avoue, pour ne pas faire seule ce long trajet.

On s’est revue, le temps d’une journée, puis d’une soirée, puis d’une nuit. Et là, j’ai su que c’était toi que je cherchais depuis longtemps. Toi que j’ai rencontrée par hasard. Toi qui es arrivée au bon moment. Toi qui m’as fait vivre une rencontre parfaite

En bref… Je t’en remercie.

Et flute ! Cet arrêt de bus est noir de monde, je n’arriverai jamais à tant pour ce concours, et bien sûr, il pleut, il ne manquait que ça.

Voilà comment j’ai commencé cette journée de lundi. Rien ne présageait que la suite de la journée allait bouleverser le reste de ma vie. Ça y est, je suis arrivée !

Ah, une fille qui a l’air paumée, comme moi. Elle engage la conversation : « Bonjour, toi aussi tu cherches la salle de concours ? ». Timidement, mais une sérénité incompréhensible, je lui dis « ouais, on peut chercher ensemble. »

Voilà comment tout a commencé entre nous. Voilà comment celle que je considérais comme une inconnue il y a encore cinq secondes va devenir le centre de ma vie. La probabilité pour que deux inconnues habitant la même ville (sans jamais se rencontrer) postulent dans exactement les mêmes écoles est si proche de zéro que cela relève du karma.

Qu’on se le dise : le hasard fait (trop) bien les choses. Moi, de nature méfiante, évitant les covoiturages (aux Antilles plus qu’ailleurs, on ne doit pas parler aux inconnus parce qu’ils sont bourrés de mauvaises intentions), je n’ai pas hésité une seule seconde à annuler mon billet de train et à partir avec toi, toi que je ne connaissais que depuis un quart d’heure.

Tu m’as ramenée et j’avoue que je ne voulais pas que l’on se sépare de sitôt. Ces 2 heures 40 de trajet ont filé plus vite que la vitesse de la lumière. On s’est revues, le temps d’une après-midi, puis d’une soirée, enfin d’une nuit. De LA nuit qui a tout changé entre nous (un vendredi 13 : le hasard nous joue un sale tour).

Grâce à toi, aujourd’hui, je connais la vraie définition du mot BONHEUR. Toi qui m’es apparue comme un cadeau divin. Toi que j’ai rencontrée par hasard. Toi à qui le mot PARFAIT colle si bien à la peau. MERCI.

Voilà, déjà un mois d’idylle. Tu fais partie de ma vie, mon existence n’a de sens qu’entre tes bras.

J’ai rencontré « ta famille », ce petit groupe de nanas vraies dont les singularités font de chacune d’entre elles des femmes extraordinaires. Tes imperfections te rendent parfaite.

Je t’aime. Toi, ton être : dans toute ta globalité, dans toute ta complexité, avec tes défauts. Toi, celle qui me complète (moi antillaise, noire et chrétienne, toi caucasienne, blanche juive… et rasée sur les côtés). Nos différences nous lient.

J’aime te faire découvrir mon monde, ce monde de silence, mais qui bouge dans tous les sens (la langue des signes que j’ai découverte lors d’un salon de l’orientation pour les lycéens en Guadeloupe). Tous les jours de nos vies, j’aimerais te couvrir de baisers pour panser tes blessures. Tu es un cadeau, mon cadeau divin. Mon bien le plus précieux sur cette terre. JE T’AIME.

Voilà déjà un mois de passé dans tes bras. Tu m’apaises, tu me fais me sentir tellement bien et moi-même. Tu as rencontré « ma famille », elles qui sont si importantes à mes yeux, et tu as su t’intégrer en moins deux secondes. Enfin, je peux être moi-même et profiter pleinement d’elles, car je sais qu’il n’y aura aucun problème.

Tu me rends tellement meilleure. J’aime tant découvrir ton univers. Je me rappelle de ton passage à la radio. Du retour où tu m’as pris la main dans le bus alors que cela avait tant de signification pour toi. À ce moment-là, mon cœur s’est emballé.

Je me sentais vivante. Cela faisait tellement longtemps. Puis ce fameux soir où tu as fait ton coming-out, assez particulier, je dois l’avouer !

Tous tes invités parlaient et moi, comme à mon habitude, j’observais, j’écoutais plus que je ne parlais. Quand soudain, tu as stoppé net les conversations, m’a pointé du doigt en disant : « Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il y a ici une personne que vous ne connaissez pas, Morgane, et bien c’est ma copine. »

Je n’oublierai jamais ce moment, à la fois extrêmement gênant, mais si adorable et inattendu. Ainsi que CE concert (Slam / langue des signes française) où l’artiste est devenu NOTRE artiste. J’ai tellement de bons souvenirs avec toi.

Tu me donnes envie d’aller de l’avant et de changer pour devenir encore meilleure. Passer du temps à tes côtés est merveilleux, et je ne veux jamais que ça s’arrête. En bref… Je t’aime.

Morgane, 24 ans, étudiante & Nedy, 23 ans, étudiante, Poitiers

Crédit photo Cassandra Leroy

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1 RÉACTION
  • océane 17 janvier 2016

    c’est tellement et adorable vôtre histoire ! sa donne de l’espoir , et sa prouve qu’a un moment ou un autre ont rencontre celui ou celle qui fera que notre vie sois moins sombre … Je vous souhaite très sincèrement de continuer a vivre vôtre amour pour très très longtemps 🙂

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