Atteinte à la liberté, élan de fraternité

Camille
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Le 7 janvier 2015 restera à jamais dans nos pensées. En quelques secondes, les Français – tous les Français – ont pris conscience que quelque chose avait bouleversé toute une nation. Il a suffi de deux hommes, de deux armes et d’une extrême  lâcheté pour ouvrir une brèche en plein cœur du coq, symbole de notre patrie dans laquelle on prône la liberté de chacun, l’égalité de tous et la fraternité entre les citoyens.

La guerre est déclarée

Aujourd’hui, il ne faut pas avoir peur de le proclamer : la guerre est déclarée ! Oui, la guerre. La France a été gravement blessée. Mais la France a une arme secrète, que les djihadistes n’ont, et n’auront jamais : l’union patriotique. Après la nouvelle éprouvante, choquante et terrifiante, tous – vieux, jeunes, enfants, étudiants, chômeurs, homosexuels, noirs, blancs, arabes, juifs, chrétiens – se sont unis pour rendre hommage aux victimes de l’attentat. Plus qu’un rassemblement, c’est une lutte, un message envoyé aux extrémistes qui n’ont d’autres ambitions que de meurtrir une patrie, de porter atteinte à la liberté d’expression, de pensée. Au nom de quoi ? De qui ? Sûrement pas de leur Prophète ! Que celui qui a lu dans le Coran « Tu massacreras lâchement ton prochain » vienne le proclamer haut et fort devant tout le monde ! Qu’il aille affronter le regard des proches des assassinés pour leur dire qu’il fait ça au nom d’Allah.

C’est ÇA la fraternité

J’aimerais dédier ces quelques lignes aux douze morts de ce mercredi sombre. Les journalistes de Charlie Hebdo et les policiers… Mais aussi aux Français et à nos nombreux soutiens du monde entier.

Ces évènements nous rapprochent les uns des autres. On ne distingue plus les religions, les couleurs, les idéaux politiques… C’est ÇA la fraternité. Des dizaines de millions d’inconnus liés autour de trois mots : « Je suis Charlie ».

N’oublions jamais nos compatriotes assassinés. N’oublions jamais le dernier regard de Charb, Cabu et tous les autres jetés à deux monstres. N’oublions jamais les supplications du policier gravement blessé avant d’être sauvagement achevé. N’oublions jamais toutes ces âmes renversées.

N’oublions jamais.

Quentin, 16 ans, lycéen, Brie-Comte-Robert (77)

Illustration Camille Prezman

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