Voici pourquoi il faut (quand même ) voter dimanche !

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Le 22 mars dernier, je suis allée voter. Ma famille m’a accompagnée. Ma mère, mon père, ma grand-mère. Chez moi, la politique, c’est très important. Petite, j’accompagnais mon père à la mairie quand il s’y rendait pour voter. Je regardais même les résultats à la télévision le soir, sans vraiment comprendre à l’époque ce qui se disait. En grandissant, je me suis forgé ma propre opinion politique, et je me suis intéressée à ce qui m’entourait. Mais pas mon frère.

À quand la politique à l’école ?

Je vois beaucoup d’adolescents autour de moi qui aimeraient s’intéresser à la politique, mais qui n’y comprennent rien. Chez des amis à moi, c’est presque un sujet tabou. Pourtant, tout le monde a déjà essayé de s’y intéresser. Mais beaucoup se perdent. À l’école, les enseignants se doivent d’être neutres dans leurs idées. Résultat : on n’en parle pas. Pourtant, une meilleure explication de 
la vie politique au collège et au lycée aiderait bien des jeunes à comprendre le principe même de la chose. Trop de parents ne l’expliquent pas à leurs enfants. À leur majorité, aptes à aller voter, ceux-ci se retrouvent bien entendu perdus.

Bien trop d’abstention

Dans ma ville : 49,6% d’abstention. Une personne sur deux a voté ce dimanche. Le dimanche, on ne travaille pas. Et pour ceux qui travailleraient, le bureau de vote reste ouvert toute la journée, de 8h à 18h (voire 19h pour les grandes villes). Alors pourquoi les Français ne vont-ils pas voter ? Pour l’institut Harris Interactive, la première motivation de l’abstention est le manque de confiance dans les responsables politiques (46%), suit le sentiment que cela ne changera pas grande chose dans la vie quotidienne (33%) et la volonté d’exprimer un mécontentement à l’égard du Président de la République et du gouvernement (24%). Parmi les autres motivations de l’abstention, on retrouve le manque d’informations et même, clairement affiché, le manque d’intérêt, le fait d’avoir mieux à faire. Je retrouve parfaitement mon frère dans ces raisons-là. Et pourtant, il est allé voter. Blanc, sans doute. Il ne m’a rien dit.

Voter, pour votre santé, votre éducation, votre culture… votre vie !

Le vote blanc existe. Pour ceux qui ne connaissent pas l’idée, le vote blanc est compté quand on donne une enveloppe vide. C’est ce qui montre le mieux l’idée de : « Je n’ai confiance en personne, mais je suis venue, je m’exprime ». Alors moi, je dis non : non, ne pas aller voter n’est pas un moyen d’exprimer son mécontentement à l’égard du président et ses ministres. L’abstention ne compte pas, le vote se fait avec ceux qui sont allés voter. Et le vote est trop important pour qu’on ait autre chose à faire. Le vote, aux présidentielles, cela prend 5 minutes de votre temps pour 5 ans avec un gouvernement que vous aurez choisi (avec un peu de chance). Il suffit juste de prendre des papiers, mettre celui que vous souhaitez dans l’enveloppe, ou ne rien mettre du tout, puis de présenter sa carte d’électeur et signer. C’est rapide et facile. Pour moi, ne pas aller voter, c’est afficher un grand désintérêt pour son pays, son mode de vie, et pour la liberté qui nous est encore offerte de décider un minimum de notre futur. Ce droit qui vous est donné est avant tout un devoir en tant que citoyen. Et c’est ce qui va jouer sur votre santé, votre éducation, votre culture, votre travail, vos droits, vos devoirs, votre vie.
Maintenant je vous le demande : ce dimanche 29 mars, allez tous voter. Chaque voix compte. Et si vous connaissez quelqu’un de votre entourage qui vote, posez-lui des questions, demandez-lui son opinion, échangez, et même si ça vous ennuie, tendez l’oreille, peut être que votre idée de la politique changera.

Lola G.

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