Sabrina A

Sabrina A18 novembre 2017

Ce que j'aime ? Ma famille, mes amis, et les cookies!^^ Je suis aussi très attachée à mes convictions et à mes valeurs. Mes centres d'intérêts ? La cuisine, les mangas et le sport Ce que j'aime pas ? La pollution !

Adieu APB et sans regrets !

Alors que la ministre de l'Enseignement supérieur a annoncé la fin de la plateforme APB (Admission Post-Bac), Sabrina se souvient de comment celle-ci a bien pourri son été...

Par Sabrina A18 novembre 2017

Le 5 juillet 2017, j’ai eu mon Bac S ! Sans mention, mais je l’ai eu !

Contente, je me dis que ça y est, c’est fini, j’ai plus à m’inquiéter de quoi que ce soit…  Ah si en fait. Il me reste le plus important : je fais quoi l’année prochaine ? C’est vrai, depuis la première phase d’admission post Bac, je suis restée sur le carreau et à chaque connexion sur mon compte, le même message s’affiche sur l’ensemble de mes vœux : « en attente de places ».

En attente de places ? Ah d’accord. Donc en fait, j’ai eu mon Bac, et en toute normalité je dois avoir une affectation, mais on me met en attente. Ok, bon, on est début juillet, j’attends tranquillement la dernière phase d’admission le 14 juillet, y a pas de quoi s’inquiéter ! Et bah si en fait. 14 juillet, 14 h, je me connecte sur APB et là je vois quoi :

Vœux 1 : Licence Sciences pour la Santé : en attente de places.

Je commence à rire nerveusement comme jamais j’avais ri. Attends, moi, tu me mets en attente de places ? Ok.

Et c’est là que le cauchemar commence : dégoutée, je décide de prendre les choses en main. J’appelle les responsables du cursus que je veux faire, ils m’envoient tous balader jusqu’à ce que je tombe sur une dame qui me donne de l’espoir. Ayant pitié, elle me demande de lui joindre par mail mon relevé de notes du bac et une lettre de motivation, ce que je fais dans la seconde. J’attends, j’attends et j’attends. Aucune réponse. C’est au bout de quelques jours que je me rends compte qu’elle ne me répondra jamais.

Ensuite, pour forcer, je décide de leur écrire des mails, toujours rien. Énervée, j’envoie des courriers recommandés avec accusé de réception, toujours rien. J’écris à tous les responsables des cursus, à la rectrice, à l’académie, au ministère de l’éducation et de l’enseignement supérieur, aux présidents des universités et même à Macron. Macron ! Et le pire, c’est qu’il me répond (enfin, son secrétariat plutôt) en me disant qu’il va soumettre mon cas à la rectrice. J’attends, j’attends et j’attends. Aucune réponse. C’est au bout de quelques jours que je me rends compte qu’elle ne me répondra jamais.

Du coup, je me déplace directement à l’université et là on me dit quoi ?

« Ah mais là toute la scolarité est partie en vacances, revenez fin août. »

J’ai tellement la rage que j’ai même pas le courage de profiter de quoi que ce soit durant le peu de vacances qui me reste. Du coup, je reviens fin août et là on me dit quoi ?

«  Nan mais si vous n’avez pas été prise sur APB, vous n’avez rien à faire là. »

C’est tellement méchant ! J’ai à peine calculé ce que cette personne, si on peut appeler ça une personne, m’a dit. D’un coup, j’ai une illumination, je suis au sein même de l’université, pourquoi ne pas aller voir directement la responsable de la licence ?

Je vais la voir, et là, devinez elle me dit quoi ?

«  Je suis vraiment désolé, il n’y a plus de place dans ma licence, par contre, vu tes notes, je peux te proposer le DU PaRéO ! »

J’ai explosé de rire : DU Pa quoi ? C’est quoi ça ?

Elle m’a alors expliqué ce que c’était. Et j’ai accepté.

 

Sabrina A, 18 ans, étudiante, Paris

Crédit GIF Giphy // CARA DELEVINGNE KISS GIF

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