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Emmanuel M.16 octobre 2018

Passionné de sport, j’aime les sorties et les soirées entres potes.

Redoublant, mal orienté, c’est mon dossier Parcoursup qui m’a aidé !

Emmanuel n'a pas le parcours idéal. Et APB lui a fait payer. Accepté dans une licence qui ne lui plaisait pas, après deux terminales, il a gardé le moral !

Par Emmanuel M.16 octobre 2018

Ça y est ! J’y suis enfin arrivé ! J’ai été accepté en STAPS à l’université Paris Nanterre. C’est un rêve qui se réalise enfin, mais cela n’a pas été sans des détours dont je me serais volontiers passé.

Ne pas avoir de prof de maths durant mes trois années de lycée n’a pas vraiment facilité mes affaires. Je n’ai eu que des remplaçants et des vacataires qui passaient les cours à nous distribuer des photocopies de cours trouvés sur internet et mis en ligne par des « vrais profs ».

Est arrivé le moment fatidique de faire ses choix d’orientation sur APB et de passer le bac. J’ai vite eu ma place en STAPS à Nanterre, il ne me manquait plus que le diplôme afin de pouvoir m’inscrire à l’université. Malheureusement, j’ai raté mon épreuve de rattrapage de maths. Le sujet sur lequel je suis tombé n’avait pas été fait en cours durant l’année… J’ai donc redoublé ma terminale avec un sentiment de colère !

Qu’est-ce que je fous en géographie ?

Nouvelle terminale, nouveau défi et un bac réussi du premier coup. Quelques semaines avant, j’avais formulé mes vœux d’orientations sur APB. 19 vœux au total ! Les jours ont passé, les semaines et puis les mois… Arrivé à la mi-août, je n’avais toujours pas de propositions. Je me suis retrouvé en licence de géographie et aménagement à Nanterre. J’étais dégoûté. J’avais enfin eu mon bac, j’étais hyper motivé, j’avais un projet professionnel en tête ! Je souhaitais travailler dans le sport et plus précisément devenir professeur d’EPS. Je m’étais renseigné sur les différents moyens d’arriver à cet objectif et ce, depuis la quatrième. J’avais le « plan » de la route à suivre vers mon métier.

Au lieu de ça, j’ai passé une année entière en géographie, dans une filière que je n’aimais pas, sans pouvoir me réorienter en cours d’année car aucun prof ne m’avait communiqué les délais pour aller en STAPS. Pourtant, ils savaient que je ne souhaitais pas rester et que je n’aimais pas cette filière. On nous avait informé des dates d’« ouverture » et de « fermeture » des procédures de réorientation pour le premier semestre, mais je ne me souviens pas avoir été mis au courant des délais et dates butoirs pour le second. Or, j’avais décidé après réflexion de ne pas me réorienter dès le premier semestre en pensant peut-être me découvrir une passion pour l’urbanisme et/ou la géographie. Enfin bref.

Nouvelle plateforme, nouvelle chance ?

Est arrivé l’été et la nouvelle plateforme : Parcoursup. J’ai entrepris de me réorienter afin d’arriver enfin à mon objectif. J’avais entendu qu’avec la sélection, il serait plus ou moins facile d’être accepté dans la filière de son choix. Après avoir fait mes recherches sur les modalités de cette sélection au travers des journaux TV, papiers et des documents du CDI de mon lycée, j’ai su que j’avais ma carte à jouer.

Clément aussi a bénéficié de la nouvelle plateforme ! Et il a pu s’exprimer dans Le Monde Campus !

Même si je n’ai jamais été excellent à l’école, ou un sportif de très haut niveau, j’étais motivé, j’avais un but et les justifications nécessaires pour entrer en STAPS. J’étais licencié dans un club de sport depuis quatre ans, j’avais le PSC1 [prévention et secours civiques de niveau 1] et j’étais engagé associativement via le club théâtre de mon lycée. Parcoursup m’a permis de légèrement me rassurer : je savais que mon « dossier » allait être pris en compte. Je savais que même si j’étais sur les listes d’attente des différentes universités, j’aurais ma position sur cette liste. Je savais aussi que cette forme de sélection pouvait m’être favorable dans la mesure où je remplissais les « critères » pour être pris.

Après un mois et demi à patienter et à suivre l’évolution des listes d’attente, j’ai été accepté en première année de licence STAPS à l’Université Paris Nanterre ! Je pense que Parcoursup m’a été favorable et m’a aidé à être pris. Avec le procédé de tirage au sort de l’ancienne plateforme, je ne suis pas sûr que j’aurais été accepté.

 

Emmanuel, 20 ans, étudiant, Ermont (95)

Crédit photo Adobe Stock // © ibreakstock

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