Benjamin M.

Benjamin M.17 janvier 2019

J’ai appris à me faire confiance et à m’affirmer, je suis passé d’un « suiveur » à un « leader ». J’étais timide et même faire un exposé en classe devant tout le monde me paraissait être un effort à fournir !

À la ville comme à la campagne, chacun ses clichés

Après être passé de la ville à une vie de village, Benjamin recense toutes sortes de clichés entendus sur les citadins et les gens de la campagne.

Par Benjamin M.17 janvier 2019

J’ai d’abord vécu à la ville, puis, à 11 ans, j’ai déménagé à la campagne pour suivre un caprice de mon père. C’est comme ça que je me suis rendu compte que, d’après les Français, il existe deux clans : les citadins et les campagnards !

Étant passé des deux côtés, je peux clairement exposer les arguments de chacun ! Car, les gens de la ville, comme ceux de la campagne, se font une certaine idée de ce qu’est la vie dans le « camp adverse ». Les citadins ont une image stéréotypée des « campagnards » : ils seraient moins bien élevés, moins bien habillés, ne sauraient pas se tenir parce qu’ils vivent tous dans des fermes avec des chapeaux de paille ! En fait, ils associent souvent le mot « campagne » aux vaches ou autres animaux qu’on peut croiser à l’entrée de villages. À l’inverse, les campagnards voient les citadins comme hautains, prétentieux, plus savants que la moyenne. Je peux en parler car j’en ai directement fait les frais !

Je ne suis pas un « pur race »

J’ai fait trois ans de bac pro technicien d’études du bâtiment avant de me lancer dans la restauration. Je suis, depuis peu, dans mon établissement actuel : une crêperie de 45 places. Il y a quelques semaines, une cliente qui n’a jamais vécu en ville, justement parce qu’elle est pleine d’a priori sur la vie citadine, m’a posé la question : « D’où viens-tu ? » Je lui ai répondu que j’avais déménagé d’Angers pour venir « pourrir ici ». Je n’avais pas terminé qu’elle m’a coupé la parole pour me dire que je n’étais donc pas « un pur race »… Estomaqué, je me suis retourné et suis parti prendre une autre commande.

Jeanne, elle, a grandi dans un petit village, à 36 kilomètres de “la ville”. Pas facile d’avoir une vie sociale quand on a 16 ans et que les transports en commun sont quasiment inexistants. « J’ai grandi à la campagne dans la diagonale du vide »

Pour moi, cet exemple décrit bien la nature de certaines mentalités. Si je devais rentrer dans une case, je crois que je préfère celle du « citadin », même si je ne crois pas être quelqu’un de hautain ou de prétentieux ! Lorsque j’ai déménagé il y a dix ans, j’étais frustré de balayer onze années de ma vie à la ville. Aujourd’hui, j’ai pris un peu de recul, j’ai reconstruit des choses ici, mais dès que j’aurai une voiture, je retournerai tout de même en ville pour y développer mes projets professionnels. Depuis ma rencontre avec cette cliente, j’ai décidé d’écrire une bande dessinée humoristique rassemblant les « perles » entendues dans la restauration !

 

Benjamin V., 21 ans, serveur, Chalonnes-sur-Loire (49)

Crédit photo Flickr // CC  Cristina PG

TAGS :

2 réactions

  1. Tu dis ne pas être un citadin prétentieux mais tu utilises le terme “pourrir ici” pour décrire ton expérience à la campagne…..

  2. Julie j’ai employé le terme de «pourrir ici » pour mettre l’accent sur la colère due à mon déménagement et donc de quitter tout ce que j’avais construit depuis ma naissance.