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ZEP28 août 2017

On compile, on interroge, on résume. Parce que, parfois, nous aussi on a des choses à vous dire !

Coursiers, la liberté à quel prix ?

On a suivi des livreurs, à vélo ou en scooter, auto-entrepreneurs, dans les rues de Paris. Entre flexibilité de l'emploi et incertitudes de l'indépendance, ils racontent leur quotidien.

Par ZEP28 août 2017

 

C’est le nouveau métier de prédilection des jeunes. Les start-ups spécialisées dans les livraisons à domicile ont explosé ces dernières années : Deliveroo, Foodora, Uber Eat. Ces entreprises cherchent toutes à avoir une part du gâteau de ce marché qui rapporte gros. En 2016, Deliveroo était valorisé à plus d’un milliard d’euros.

Les petites mains de ce secteur ? Les coursiers qui arpentent vos villes sur leurs deux roues à la recherche de livraisons. Auto-entrepreneurs, ils doivent gérer seuls leur activité, leurs frais, leur emploi du temps… Une liberté qui plait mais qui ne va pas sans contreparties.

Globalement, ils semblent bien vivre leur situation, pour un premier job c’est vrai que ça peut rapporter, mais il faut rouler fort !

Les protections sociales sont nulles, la sécurité d’un revenu stable inexistante. Les 18-25 ans, souvent peu au courant du fonctionnement de leur statut, foncent sur des revenus faciles. Puis, viennent les charges (autour de 25% en 2017) qui réduisent fortement leurs bénéfices.

Globalement, ils semblent bien vivre leur situation, pour un premier job c’est vrai que ça peut rapporter mais il faut rouler fort ! Amateurs de sport, de vitesse ou juste de grand air, les interrogés préfèrent cela à un travail de bureau ou aux bas salaires de la restauration traditionnelle. Ils choisissent leurs horaires et leurs secteurs, ne rendent de compte à personne et prennent congés quand ça leur chante. D’un autre côté, un accident, une blessure, un arrêt et c’est pour leur pomme.

Uberisés mais pas inquiets, ça a l’air de rouler.

 

 

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