Sandra C.

Sandra C.8 août 2019

Étudiante parisienne en hôtellerie restauration en Espagne.

En Espagne, l’avenir appartient à ceux qui se couchent tard !

Entre Paris et Séville, niveau mode de vie, c'est le jour et la nuit ! Je suis partie un mois en voyage Erasmus en Espagne, et ce fut une révélation. Bye bye le réveil à 7h et les trajets interminables en RER jusqu'au lycée.

Par Sandra C.8 août 2019

Avant mon départ d’un mois en Espagne avec ma classe, je me levais vers 7h du matin pour aller en cours à 8h. Ce rythme n’est pas pour moi ! Je suis pas une personne qui se lève tard. Après une semaine de cours à finir vers 17h, comme tous les soirs, je rentrais chez moi et parfois je m’endormais dans mon lit, exténuée de fatigue.

À Séville, mes horaires étaient géniaux : j’étais serveuse dans un restaurant branché au centre de la ville. Je commençais à midi et je finissais à 19h. J’allais au travail à pied, je passais sur un pont donc je profitais chaque jour de cette vue et du beau temps. Alors que se lever du mauvais pied et devoir prendre le train avec des gens bizarres, comme à Paris, ce n’est pas ma tasse de thé.

Après ma journée de travail à Séville, nous nous retrouvions avec les autres élèves sur la terrasse d’un bar du centre-ville pour prendre un verre de vodka caramel ou « una cerveza » (4 euros la bouteille !), pour décompresser du boulot accompli pendant la journée. La vie continuait.

Alors qu’à Paris, je prenais le RER D pour rentrer de mon lycée à Brunoy jusqu’à mon appart du 7e arrondissement, au plus vite, pour me reposer. J’avais pris l’habitude de ne pas sortir, sinon je savais que j’allais être crevée le lendemain. Le week-end je sortais un peu, à des soirées dans des apparts plus que dans des boîtes parce que c’est trop cher (pour passer une bonne soirée, il faut compter au minimum 100 euros). C’était monotone à force. En plus, il pleut souvent et je n’aime pas du tout la pluie.

Les Espagnols savent faire la fête ! Surtout à Séville…

Pendant un mois, à Séville, j’ai déambulé dans les rues illuminées, apaisée et heureuse de ce rythme de vie fabuleux. La nuit y est mouvementée car c’est une ville qui invite à sortir dehors dans les rues le soir. En janvier, quand on y était, il faisait entre 10 et 20 degrés, ce qui était très agréable. Des artistes dessinaient des portraits de personnes connues sur le sol. Des peintres peignaient sur des petites vitres des paysages magnifiques. Il y avait des musiciens, ou encore des chanteurs. J’ai remarqué que cette ville est plus animée la nuit que le jour : les Espagnols aiment profiter de cette ambiance festive et chaleureuse même après une grosse journée de travail. Ils sortent et s’amusent entre amis.

Séville a été une révélation sur le mode de vie beaucoup plus décontracté des Espagnols. Par exemple, un samedi soir nous sommes sortis avec notre équipe de travail dans une boîte très connue. Ça faisait à peine deux semaines qu’on les connaissait et ils nous ont direct proposé de partir avec eux ! J’ai trouvé que c’était une bonne manière de souder l’équipe. Ça a été une nuit de folie, au son d’une musique pop, electro commerciale. On était tous autour d’une table, à boire des verres de vodka – Red Bull. On dansait tous ensemble, ça nous a fait des choses à se raconter le lendemain au travail.

Chaque été, Mohammed-Ali voyage aussi, mais dans son pays d’originie, un séjour qui lui permet à chaque fois de renouer avec ses racines !

Il y a une citation qui dit que « l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt ». Pour moi, c’est totalement faux car se lever tôt, c’est trop de pression et pas assez de sommeil. En France ce proverbe s’applique pour la plupart des gens alors qu’à Séville, les gens croient au proverbe inverse ! Ils peuvent se lever tard et finir tard sans pression des horaires de travail, et ensuite ils ont le choix de faire du shopping, de prendre un café ou de rentrer se détendre chez eux. J’ai eu l’impression que cette ville était plus adaptée à mon rythme de vie. Depuis ce séjour, je suis persuadée que l’avenir appartient à ceux qui se couchent tard.

 

Sandra, 19 ans, étudiante, Paris 

Crédit photo Unsplash // CC Alexandre Croussette

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