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Cielu15 juillet 2019

Habiter à la campagne, c’est galérer avec les transports

J'habite une petite ville dans les Yvelines. Pour moi, sortir, ça se transforme vite en expédition. Se déplacer, c’est loin d’être spontané !

Par Cielu15 juillet 2019

Quand je sors, c’est plus que des galères : c’est de l’organisation. J’habite dans une petite ville, pas loin de Rambouillet dans les Yvelines. Quand j’étais plus petite, je n’avais pas besoin de sortir en dehors de ma ville car tous mes amis habitaient là. Mais avec le temps, des amis ont déménagé, ce qui fait que je les vois moins souvent. Quand je sors, c’est pour aller sur Paris, Versailles et d’autres grandes villes. Je prends donc tout le temps les transports en commun, car je n’ai pas le permis et mes parents ne sont pas souvent chez moi.

La veille ou quelques jours avant, avec mes amis, on doit d’abord regarder les horaires des bus, puis ceux des trains. L’objectif, c’est d’arriver tous en même temps à l’endroit prévu pour ne pas attendre trop longtemps les autres. Généralement, j’en ai toujours pour plus de 45 minutes de trajet. Et puis, il faut penser aux horaires des transports du retour et surtout ne pas oublier l’heure, car à un moment, il n’y a plus de bus. C’est encore pire le dimanche : dans ma ville, il n’y a pas de transports en commun. Du coup, je ne sors jamais le dimanche (à part si mes parents peuvent me déposer quelque part et revenir me chercher).

On vous conseille de jeter un oeil au blog Le Monde d’Antonin Sabot : « La récolte d’après » fait un tour à Mézères pour parler transports en commun ! (Crédit photo © Antonin Sabot)

L’exemple typique des galères que je rencontre pour me déplacer, c’était l’année dernière, pendant les vacances de Pâques. Deux amies à nous étaient venues nous voir ma soeur et moi et on avait décidé de sortir dans le centre-ville. Il faut savoir que toutes nos affaires étaient chez nous, genre les sous, les cartes de bus… À un moment donné, l’une de mes amies a proposé quand même de regarder les horaires de bus sur internet pour prendre le suivant. On a vu qu’il était 20 minutes plus tard ! Impossible de l’avoir… ou presque. On a couru le plus vite possible chez moi, et ma sœur et une amie sont restées à l’arrêt de bus pour nous attendre.

Depuis son petit hameau de campagne près de Rambouillet, pour Malaurie, bouger, c’est un parcours de combattante ! Et sa mère n’arrange rien… J’ai deux galères pour m’évader de ma campagne : les transports… et ma mère

On a sprinté, on a jamais couru aussi vite de notre vie je pense, les minutes défilaient. On a réussi à arriver à l’arrêt de bus à l’heure pile mais mortes de fatigue. Et là… on a attendu. 5 minutes. 10 minutes. 15 minutes. Après 30 minutes d’attente, on s’est rendu compte que le bus ne passerait pas et qu’il fallait attendre le suivant. On avait couru pour rien ! Évidemment, ma sœur et mon autre amie se sont bien foutues de nous…

Du coup, désormais, pour sortir, je préfère m’organiser pour ne pas connaître le même genre d’épisode. De préférence, je prends un peu d’avance pour être sûre de profiter de ma journée avec mes amis.

 

Cielu, 16 ans, lycéenne, Saint-Arnoult-en-Yvelines

Crédit photo Unsplash // CC Raja Tilkian

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