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Célia K.18 janvier 2019

Je ne suis pas musulmane, sauf pour ma famille

Élevée en Algérie dans la religion musulmane, j'ai découvert à Paris un autre mode de vie. Aujourd'hui, je me suis détachée des croyances et de ma culture familiale, ce qui me pose un conflit de loyauté.

Par Célia K.18 janvier 2019

Einstein croyait « au Dieu de Spinoza qui se révèle dans l’harmonie de tout ce qui existe, non en un Dieu qui se préoccupe du destin et des actions de l’humanité ». Et moi, je crois en quoi ?

Petite, j’ai vécu quelques années en Algérie avant de partir pour l’autre côté de la Méditerranée afin de commencer mes études. J’ai grandi dans une famille plus ou moins religieuse où les traditions et la culture musulmane avaient une grande place. En fait, il n’y avait pas de place pour autre chose.

On apprenait les bases de l’islam et nos yeux se fermaient sur celle-ci, sur des histoires « mythologiques » qui ont du sens lorsqu’on est jeune mais en perdent dès que l’on grandit. Et puis, il y avait les traditions : les hommes et les femmes n’occupaient pas la même place au sein du foyer. Alors quand on était une fille, on suivait maman et on reproduisait ses gestes.

Je ne me posais aucune question. Je pratiquais et m’imprégnais de cette culture.

J’ai mis face à face deux styles de vie

Aujourd’hui, j’habite dans le 3ème arrondissement de Paris, quartier assez bourgeois où la question des religions se résume à l’athéisme. Une ambiance « bobo » à laquelle j’ai fini par m’habituer, alors que mon style de vie n’avait aucun rapport avec celui des copains.

Un déclic a eu lieu quand, il y a deux ans, j’ai retrouvé une amie d’Alger. Elle était mariée à un homme qu’elle n’aimait pas, qu’elle n’avait pas encore vu et avec qui elle dialoguait uniquement par téléphone. Un choc pour moi. Visiblement pas pour elle, puisqu’elle prétend l’aimer aujourd’hui. J’ai directement commencé à comparer ces deux univers et j’ai mis face à face ces deux styles de vie. L’un était dicté par la religion, l’autre par la modernité et l’ouverture.

À Paris, rien n’empêche personne de fumer, boire, sortir ou encore fréquenter un garçon. Des manières de vivre totalement différentes des miennes en Algérie, et auxquelles j’ai eu envie de céder de plus en plus.

Quand on commence à boire ou à fumer jeune, certains disent qu’on profite de notre jeunesse, d’autres que ce sont des conneries d’ados. Moi, ce que j’en pensais ? C’était que, connerie ou pas, j’avais envie de goûter à cette liberté.

Cela m’a amenée à me poser des questions, notamment sur la religion et l’existence de Dieu. Est-ce que je croyais vraiment en tout ça ou est-ce que je suivais juste mes parents ? Pourquoi tant d’interdictions dans ma religion ? Pourquoi pas dans celles des autres ? Et surtout, pourquoi j’avais tant envie d’essayer toutes ces choses ?

Rien ne m’empêche de croire en ce que je veux

Alors je me suis renseignée et me suis éloignée de la religion. J’ai arrêté de faire le ramadan, j’ai même goûté au porc, j’ai continué à boire, j’ai même fumé de la weed. Plus je me cultive, moins j’ai de foi. Je suis heureuse de savoir que je suis en fait une personne à part entière et que rien ne m’empêche de croire en ce que je veux.

Et il est évident que personne dans ma famille n’est au courant. Ça doit être la première fois que je me livre à ce sujet. Je n’arrive pas à en parler car je me sens coupable et je sais que ma famille n’accepterait aucunement ce choix de l’athéisme. Ce mensonge m’éloigne d’elle.

Pour Alice c’est l’inverse : elle voudrait se convertir à l’Islam, mais ça ne plait pas à sa mère… « Mon choix religieux creuse un fossé entre ma mère et moi »

Je voudrais le dire à ma mère, mais rien que le fait que mon ancien petit copain soit juif posait problème : « J’assisterai pas à ton mariage si ton mari n’est pas musulman. » Des paroles crues, difficiles à avaler en 2019. Du moins, pour moi, enfant de la nouvelle génération, enfant de la France, pays où la liberté d’expression prime. Qui serait d’accord pour que sa mère n’assiste pas à son mariage, parce que son conjoint est d’une autre confession ? Pas moi.

Devant mes parents, je fais semblant…

Malgré tout, je me sens de plus en plus mal de mentir, de rentrer chez moi défoncée, bourrée, d’assister à des coupures du jeûne alors que je n’ai pas jeûné. Alors, j’ai essayé de me replonger dans la religion, de lire le Coran, de le comprendre. Mais rien. J’ai plus l’impression de faire plaisir à ma mère en faisant tout ça que de me faire plaisir à moi… Qu’a-t-elle fait pour que son enfant ne suive pas ses règles ? Qu’il prenne un tout autre chemin ? Je ressens de la peine pour elle, car je sais à quel point ça lui ferait du mal de savoir que je n’ai pas du tout adopté les mêmes convictions qu’elle.

La religion peut devenir un frein dans une relation, car la foi peut vite dépasser l’amour. Combien de personnes ont dû quitter leur amour car la religion les en empêchait ? Combien de personnes ne parlent plus à leur famille ? Triste réalité à laquelle je n’ai pas envie de participer. Alors devant mes parents, je fais semblant… C’est la seule solution que j’ai trouvée pour l’instant, car je ne veux pas rompre les liens.

 

Célia, 19 ans, volontaire en service civique, Paris

Crédit photo © Diaphana Films // Persepolis (film 2007) 

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35 réactions

  1. Tu te cherches et c’est difficile, parfois dangereux. Il est bien plus confortable de s’appuyer sur des règles qu’on ne cherche même pas à comprendre.
    Mais pour devenir un être humain digne de ce nom, il faut d’abord être soi-même.
    Je te souhaite courage et bonne chance dans ta quête. Puisses-tu t’épanouir pleinement.

  2. Revenir ivre chez soi et se vanter d’avoir goûté à la drogue n’est pas une fierté ni un exemple à citer pour les autres jeunes. Il faut arrêter de banaliser ce genre de comportement.
    De plus au Maghreb de ce n’est pas rare de voir des jeunes qui fument et qui boivent. Arrêter de faire passer les pays du Maghreb pour des pays d’intégriste ( ce n’est pas l’Arabie saoudite).

  3. @Sabine : ce n’est pas une fierté pour vous, mais moi en tant que trentenaire je ne serai pas la femme que je suis sans être passée par ces expériences, et j’en suis fière, désolée! Vous n’aimez pas ces choses, pour d’autres elles restent des souvenirs de jeunesse impérissables,dont on est au contraire fier et heureux.

  4. Vous êtes en face d’un dilemme et nous qui avons grandi ici nous en savons quelque chose. L’infleunce de l’école occidentale a été fatale pour vous. Le seul conseil que j’ai à vous donner est de retourner à vos racines. Dans ce monde occidental, tout est vanité sachez-le.

  5. Bonjour,
    Je me reconnais tellement dans votre histoire, on dirait que c’est moi qui l’a écrit.
    Où en êtes-vous aujourd’hui ?
    NH

  6. Bonjour, je me reconnais dans le dilemme que tu vis… dans le sens où à bientôt 31 ans je me cherche encore.. bien que je crois en Dieu, cette montagne d’interdiction que l’islam nous impose me donne le tournis.. et me fais culpabiliser tout les jours! C’est pourquoi aujourd’hui je me demande ce qui est bon ou mauvais pour moi.. j’ai déjà essayé de pratiquer assidûment et ce n’est pas pour cela que je me suis sentie plus heureuse ou épanouie.. je te souhaite bien du courage et de trouver ta voie, celle qui te rendra le plus heureuse possible (nos choix nous appartiennent et nos parents n’ont pas besoin de tout savoir!)

  7. Bonjour,
    Je me reconnais complètement dans votre récit. Ma famille est musulman et en plus de ça ils suivent à la lettre les traditions algérienne. Plus jeune j’assistais à des cours religieux, je suivais ce qu on me disais. Puis j’ai grandi et je n’arrêtais pas de me poser des questions sur la religion et sur tous ce qui me semblais illogique et surtout inégale dans la religion. Je me suis mise à ne plus y croire, je me suis beaucoup faîte insulter par mon entourage pour ca. Je ne prie plus et j’ai enlevé toute pratique religieuse. J’en avais parlé à ma mère, sa première réaction était “c’est une blague”… “heu.. non maman c’est pas une blague”, heureusement son caractère n’a pas changé vis-à-vis de moi mais je la voyais déçu, mon père je ne lui en parle pas, si je le fais je sais qu’il va me frapper, m’insulter et me renier. Du coup j’endure ça tout seul pour le moment je préfère ne pas mêler ma famille à mes histoires de religions, bien que c’est dommages car dans ses moment la on a besoin de sa famille. J’ai l’impression qu’on m’empêche de vivre ma propre vie et qu’il m’ordonne (oui un ordre) de vivre la leur.

  8. Dans la vie tout est question d’équilibre et il ne faut pas confondre curiosité (dont découle nos expériences de vie) avec un reniement totale de la personne qu’on est, et d’où l’on vient car cela reste notre Identité et savoir où on va et comment y arriver.

    Choisir un chemin de vie diffèrent est une chose, remettre tout une culture en question pour une expérience d’une vie (dont la moyenne est de 90 ans) c’est un peu prétentieux, au même stade que les personnes campant sur leurs positions et dénuées d’ouverture d’esprit.

    Je suis passé par la vers 21/22… mais ça m’a permis de croire de manière raisonnée. En une religion certes, mais surtout en des principes et faire mes choix en écoutant mon cœur et ma conscience.

    On a le q entre deux chaises c’est vrai. Mais à nous de faire la part des choses sans nous effacer totalement… L’originalité d’un être est ce qui fait sa richesse.

  9. Salaam, Ça fait mal au coeur de lire ça et de s’imaginer la situation. Je reprends un verset de la sourate La caverne, contribuer à ce sujet avec ‘loyauté’ envers vous et ma religion:
    Au nom d’ Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Fais preuve de patience avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, désirant Sa Face. Et que tes yeux ne se détachent point d’eux, en cherchant (le faux) brillant de la vie sur terre. Et n’obéis pas à celui dont Nous avons rendu le coeur inattentif à Notre Rappel, qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier. Et dis: “La vérité émane de votre Seigneur”. Quiconque le veut, qu’il croit, et quiconque le veut qu’il mécroie”. Nous avons préparé pour les injustes un Feu dont les flammes les cernent. Et s’ils implorent à boire on les abreuvera d’une eau comme du métal fondu brûlant les visages. Quelle mauvaise boisson et quelle détestable demeure! Ceux qui croient et font de bonnes oeuvres… vraiment Nous ne laissons pas perdre la récompense de celui qui fait le bien.

  10. jai le meme probleme que celia, cela va faire 1 mois que javais quitté mes parents car je ne pouvais plus jouer une double vie, mes parents sont venu me chercher pour me remettre encore une fois dans la religion mais je ne veux pas…. le probleme c’est qu’ils ont appris que je fumais, buvais, etc et je les voit heureux de croire que je vais me repentir, sauf que je suis malheureuse et que j’ai l’impression de le faire pour eux. le problème c’est que mes parents ne me laisseront jamais faire mon propre chemin toute seule, et je n’ai pas envie de les décevoir et ni mes frères sauf que j’ai 20 ans et que je veux vivre ma vie même si elle est menée par les demons. svp aidez moi

  11. Bonjour, je m’appelle Inès et j’ai 25ans.
    Je suis dans la même situation que toi à l’heure actuelle, bien sûr il ne faut pas généraliser notre cas.
    Je suis née en France et mes parents sont d’origine Arabe, depuis toute jeune j’ai jamais vraiment été croyante surtout pendant mon adolescence. A l’âge de 15/16ans la plupart de mes copines avaient leurs copains et pouvaient l’exposer au grand jour, les parents étaient absolument d’accord et ils partaient même entre vacances ensemble, passaient journées ensemble, des nuits ensemble, faisaient un tas de sortie ensemble, mes copines sortaient un samedi soir boire un verre en terrasse avec une clope à la bouche avec bien entendu le consentement des parents. Ce n’était pas de la jalousie de ma part je voulais juste pouvoir faire toutes les choses que les ados de mon âge faisaient. Mes parents me laissaient sortir de temps en temps aller dormir chez une copine ou alors aller manger en ville entre copines. J’ai du souvent mentir à mes parents pour pouvoir aller à des fêtes ou même des anniversaires. A l’âge de mes 14/15ans je suis tombée amoureuse d’un garçon qui avait 2ans de plus que moi et on est resté 3ans et demi ensemble et jamais pas une seule fois mes parents l’ont rencontrés. Je mentais à mes parents pour pouvoir le voir et passer des journées avec lui, au fur et à mesure on a finit par dormir ensemble bien sûr sans que mes parents le sachent et j’ai eu mes premières expériences sexuelle avec ce garçon et malheureusement je n’ai jamais pu en parler a ma mère, même à l’heure d’aujourd’hui. Je ne généralise pas tout le monde je raconte juste mon histoire car je sais que beaucoup de jeune en souffre aujourd’hui et je ne suis pas entrain de dire que l’islam et fait que d’interdit mais simplement que la culture de mes parents n’est pas la mienne et que beaucoup de jeune en souffre, on se sent prisonnier sans issue par peur de blesser nos parents.

  12. Au faite la religion n’est souvent pas un choix pour les gens du Maghreb c’est plutôt, des croyances et / ou traduction et coutumes, imposées ou héritées au seins de la société, on a toujours appris d’avoir peur de la mort, de la tombe, du jour de jugement et même de Dieu, on grandit avec un traumatisme affectif et aussi avec la haine de tout ce qu’est différent de nos idiologies et souvent c’est la femme qui encaissé tout, la femme qu’est souvent considérée comme un objet ou une machine pour effectuer les taches ménagères, une femme qui doit accepter d’appartenir à un homme qui de son côté à le droit d’avoir plusieurs femmes, je parle de la polygamie, puis après on dit que l’islam valorise la femme, l’homme le deuxième dieu qui a le droit de prêcher pour en final dire que la femme c’est le diable qui séduit l’homme et qui le pousse vers le pêcher, la femme qu’est toujours vue comme être qui manque d’intelligence et de foi, autant vivre à sa façon en ignorant les autres mieux que d’être l’esclave d’une société hypocrite et intolérante.

  13. Bonjour. Je suis athée, depuis presque toujours. Les religions restent des croyances et je s’appuient sur aucun fait. Elles reposent sur la peur et la naïveté. je ne pas qu’elles sont forcément néfastes, elles sont juste des mensonges. Personne n’a vu dieu, mais dans les cultures religieuses douter est interdit, réfléchir est déconseillé. Les religions nient tous ce qui a fait l’humanité. Les plus grandes découvertes scientifiques ont toujours été jugées comme des hérésies par les hommes de pouvoir religieux, toujours des hommes d’ailleurs, souvent vieux. Nous vivons tous ensembles, sommes tous égaux, avons tous les mêmes droits, les mêmes devoirs, mais nous sommes tous des individus, nous sommes tous différents, personne ne peut décider à notre place de ce que nous devons penser, croire, aimer. Le monde existe ça travers nos yeux. A nous de le partager, pas de l’imposer

  14. J’ai 35 ans et je ne crois plus en dieu ni en l’islam.
    C’est devenu pour moi une énorme carotte qui nous empêche de vivre pleinement notre vie et nous culpabilise. je suis persuadée que la religion a été créer par les hommes pour avoir main basse sur le peuple

  15. Je suis perdu je suis exactement dans ce genre de relation. Mes parents ne sont pas ouvert d’esprit je suis né et grandi les 5 premières années de ma vie je vois les autour de moi profiter de leur adolescence. Avoir des petits copains, aller en soirée, boire en tout cas j’en souffre beaucoup dans quelques mois je serais obligé de me voiler. C’est dur car je ne crois rien à tout ça. Je pense que les religions ont été inventés pour restreindre les gens à vivre de leur plein grès. J’en suis quasi jalouse je ne peux pas juste sortir pour aller où je veux. Une fois que j’ai fini les cours je suis obligée de rentrer chez moi. Des qu’ils y a un sujet contraire à la religion mes parents s’énervent donc je sais très bien que je ne peux rien faire pour l’instant. Mon adolescence ne fera pas pari des souvenirs de ma vie. Je compte bien travail à l’école pour ne pas manquer d’argent car je prévois avant la vingtaine les quitter. Ils me menacent de supprimer mon nom si j’épouserai un non musulman ou que je sort du « bon chemin ». J’espère juste trouver des gens qui représenteront plus qu’en famille pour moi dans le future. Mon cauchemar ça serait que Je n’aille pas assez d’argent si je me casse et que je me retrouve sdf. Car une fois les avoir quitter ils me renieront. Je veux faire pleins de choses dans ma vie mais la religion vient se mettre au travers de mon chemin. Surtout qu’ils sont très strict. Même quand je l’est si proposer de voyager avec mes potes plus tard ils m’ont dit non car il y a aura des garçons et des filles en tout cas quoi que je fasse rien ne leur plaît. J’ai 15 ans bientôt 16 et il ne savent rien de mon athéisme et de tout ça je n’est jamais oser les contredire par peur de me faire sortir de la maison. Plus tard j’ai pensé à désigner des vêtements pour des mannequins et même ça ils né l’acceptent pas car jahabillerai et maquillerai des gens bref ça m’a aider de dire tous ça

  16. Je suis née musulmane, mais je ne l’ai pas choisi….. Je crois en Dieu mais je ne suis pas pratiquante. Vénérer qui que ce soit…. Homme. Enfants, Dieu, m’est impossible. Le ramadan est incompréhensible pour moi qui bosse plus de 12H. Je donne de mon temps, je partage, je suis une femme humble. Mais tout ce que je fais est dictés par mon coeur et non dicté de Dieu…. Comment accepter une religion ou la femme est moindre. Cette fixette autour de notre vagin me fatigue…Bon courage

  17. @Moustapha En Occident tout est vanité. Non mais n’importe quoi. Je connais pas mal de gens religieux qui ne font du bien que pour gagner leur ticket au paradis. J’ai beaucoup plus d’admiration en une personne intègre et bonne qui ne croit ni au paradis ni à l’enfer et cherche à faire le bien car elle est heureuse de le faire. Désolée, mais les Musulmans, Chrétiens etc vaniteux et superficiels, il y a en un paquet. On ne devrait pas hériter d’une religion, tout comme on ne devrait pas hériter de convictions politiques. Les convictions religieuses (ou non) cela se réfléchit mûrement. Sinon on est juste un mouton. Savez-vous qu’une étude à l’université de Yale révèle que les personnes croyantes ont un QI en moyenne moins élevé que les non croyants et aussi des capacités d’analyses moins élevées ?

  18. Les commentaires des femmes sur ce poste me comblent de joie. Femmes intelligentes, réfléchies, qui ne veulent plus d’une religion inventée par des hommes pas très confiants de leur propre masculinité et se sentant obligés de brimer les femmes. Bravo mes soeurs. De grâce cessez d’avoir mauvaise conscience. Elevée catholique, j’ai passé ma jeunesse à avoir mauvaise conscience. Aujourd’hui ma seule priorité est d’être intègre et respecter les autres et la nature. Toutes les obligations et interdictions religieuses ne sont que des distractions.

  19. @Malak je ne sais pas si tu liras mon message. Ta vie sera plus difficile que la mienne qui n’ai jamais eu à faire ces choix. Tes parents t’aiment et pensent faire ce qui est le mieux pour toi. Mais sur ton lit de mort tu regretteras de n’avoir pas vécu la vie que tu voulais. Même si cela te demande des sacrifices. Et si tes parents te renient, un jour ton absence leur sera trop difficile et vous serez réunis. Mais toi tu ne leur doit pas de vivre comme eux veulent que tu vives. Ce n’est pas manquer de respect à ses parents que de mener SA vie comme on l’entend. Je sais que c’est culturel, mais il est inacceptable de mettre au monde des enfants pour leur imposer ses choix. Sois très courageuse et donne toi la chance de vivre ta vie, tu n’en auras qu’une. Bon courage à toi.

  20. Dans le Maghreb c’est imposé.
    Et je vois pas comment tu peux savoir en quoi tu crois avant tes 20 ans, déjà c’est dur de savoir ce qu’on veut faire plus tard, alors savoir en quoi en croit… Et excusez moi mais les gens du Maghreb certes ne boivent pas mais certains fument, les gens se surveillent et sont hypocrites, s’ils étaient parfaits ca se saurait. Le mode de vie occidental est plus assumé.
    Je pense quitter ma famille et je sais que ça sera très dur pour nous 2. Mais c’est en forgeant qu’on devient forgeron et si on se fait mal on se fait mal et on l’assume,

  21. Bonjour à tout/es !
    J’ai 22 ans et quel bonheur de tomber sur un forum comme celui ci alors même que je cherchais désespérément des réponses à des questions que j’ignore encore.
    Je suis issue qu’une famille pseudo musulmane.. j’ai la chance d’avoir été élevée par ma mère qui est d’une extrême tolérance et très ouverte d’esprit qui m’empêche en rien de vivre ma vie.. malheureusement j’ai 2 grand frère qui eux ont une méprise phénoménale de l’athéisme et pire encore de tout ceux qui ont « la chance d’être née musulman/es » et qui s’écarte de ce fameux droit chemin.. WHERE IS IT ? (Ce chemin..) je vis dans une petite ville où une fille qui fume une cigarette ou qui boit un verre de vin est intolérable.. je vous laisse imaginer le stress que c’est pour moi d’aller boire un coup avec les copines.. petit à petit j’impose mon style de vit mais évidement je choisi avec prudence ce que j’expose ou non. Je tiens à rester en vie lol

  22. Coucou. Je trouve les témoignages très touchants. C courageux d’oser en parler ici car le vivre au quotidien est déjà assez difficile. Ne laissez personne vous dire comment mener votre vie. Vivez, voyages, expérimentée, apprenez de vos propres expériences. Plus les années passeront plus vous vous rendrez compte qu’il y a malheureusement beaucoup d’hypocrisie. Les personnes religieuses et pratiquantes ne sont pas forcément irréprochables. La religion, la liberté de croyance religieuse sont un droit de l’homme c’est à dire: inaliénable, imprescriptible et inderogeable. Personne ne doit vous forcer. On a qu’une vie, essayons de la vivre comme on l’entend. Courage

  23. Toi seule connait ton chemin. Écoute toi Célia. Nourrie toi spirituellement. Vas chercher… Ta quête n’est pas finie… N’ai aucune peur à t’éloigner de ces versets dictés par l’homme. Il y a forcement de “belles choses” dans les livres dits sains… Car dans tout il y a de belles choses… Mais il y a les livres ( sur lesquels on “jure”) et il y les hommes ( qui pratiquent). Bref, personne n’a le droit ( dans le sens du terme) de te juger. D’ailleurs, je crois que le jugement n’existe que dans la religion et le droit… Sens toi libre Célia, n’aie pas peur et le monde s’ouvrira à toi. C’est un cadeau de se libérer de nos dogmes et de notre conditionnement.
    Ps: tout ne peut être dit en quelques lignes mais j’espère que tu comprendras le fond.
    Love

  24. @Mustapha
    Je me permets 😉
    “Vous êtes en face d’un dilemme et nous qui avons grandi ici nous en savons quelque chose.” Qui est, ce Nous ?
    “L’infleunce de l’école occidentale a été fatale pour vous”. Fatale ? Il existe donc une fatalité ? Ça été fatale pour vous, vous en êtes jamais revenu 😉
    “Le seul conseil que j’ai à vous donner est de retourner à vos racines.” Un seul conseil ? Et ben dis donc vous êtes pas très généreux où il vous manque un peu d’experience. “Dans ce monde occidental, tout est vanité sachez-le.” C’est quoi le monde occidental ? Les blancs ? Les riches ? Les Chretiens ? Ou les smartphones ? Si tu étais bienveillant Mustapha. ” Sachez le ” Un peu pretentieux et autoritaire… Si tu étais bienveillant Mustapha Tu irais vers des sites qui te parlent et tu ecrirais des mots qui vehicule un message d’amour. Ici, ça pue la peur, l’endoctrinement…et le besoin de divulguer des choses auxquelles tu ne crois même pas… Ça sent le manque de repère et surtout d’amour…
    Un seul Conseil Mustapha 😉 Écoute Bob Marley !

  25. Comme je me reconnais dans ce témoignage! Nous n’avons simplement pas eu la chance en grandissant d’avoir eu le choix d’expérimenter d’autres horizons spirituels, tout simplement. Mais plus on grandis, et plus notre esprit critique se développe, et nous voyons les choses différemment.
    J’essaie de pratiquer, particulièrement en cette période de Ramadan, et je ne ressens aucune connexion avec Dieu au moment de poser la tête sur le tapis, mais je peux la ressentir autrement, rien que par la pensée sincère et profonde.

  26. Moi aussi je me retrouve dans le même cas de figure je suis une femme de 29 ans, issue d’une famille très pratiquante et traditionnelle surtout avec le temps… Je me suis énormément questionnée sur cette religion qui pour moi était belle au début car je l’ai pratiqué pendant de nombreuses années mais plus j’avancais plus les choses me semblaient incohérentes surtout en ce qui concerne la femme en générale et pour d’autres raisons … donc j’ai décidé de m’en écarter et depuis je me sens moi moi-même je suis bien plus heureuse j’ai d’avantage confiance en moi je ne juge plus les gens je suis devenue totalement différente ! Mes parents ne comprennent pas ce changement mais au bout d’un moment il faut vivre pour soi si vous vous voulez évoluer, vous ne serez jamais assez bien pour les autres donc vivez votre vie et ne vous préoccupez pas du reste!

  27. Bonjour,
    Je me reconnais parfaitement dans ces dires..
    Je suis âgée de 17 ans aujourd’hui et depuis deux ans, ma vie est un enfer. Il y a bien évidemment pire que moi dans ce monde mais je me meurs.
    J’ai vécu certaines choses dans mon enfance et mon adolescence qui m’ont amené à perdre totalement confiance en moi et à tomber dans une dépression. Dans cette période, je commençais enfin à réfléchir.. J’avais besoin d’une famille, de quelqu’un pour me faire confiance, me guider, m’aider à me reconstruire, une famillle et des parents mais les miens ont toujours été fortement accroché à leur religion.. J’ai bien l’impression que cette fois dépasse l’amour qu’il pourrait ressentir pour leur enfant. Ils sont peu ouverts, j’aurais voulu pourtant tant de conseil de la part de ma mère au sujet de mon corps ou des problèmes qu’on rencontre avec l’adolescence mais tout était tabou. On a jamais eu de réel discussion avec mes parents. Plus je grandis, plus je viens à me sentir mal mais plus mes parents veulent m’enfermer dans leur religion. Au début je voulais y croire parce que c’était comme ça mais vite, j’ai vu à quel point cela me rendait malheureuse. J’ai accepté de mettre le voile en fin de collège sous la pression et les remarques.. Je voulais qu’on me laisse tranquille mais je regrette tellement.. Je me sens mal avec et je ne peux même plus sortir.. Ils n’acceptent pas que je le retire donc je dois obéir.
    Une période où j’étais brisée et dans ces moments là, je voulais sortir.. Rejoindre mes amis que j’aime si fort.. Me reconstruire doucement mais ils refusent. Une femme reste à la maison ils disent. J’ai raté de nombreux événements, des anniversaires, des petites fêtes.. Même entre fille je ne pouvais pas sortir contrairement à mon frère qu’il incitait carrément à y aller.
    Leurs mots me blessaient.. Tout cela parce que je ne respectais pas leur religion, je ne sers à rien, je n’ai qu’à brûler en enfer, je ne suis qu’un chien qui ne peut manger à leur table, je suis sale.. Effectivement mon cœur était tout simplement brisé par leurs mots.
    Leur vison de la femme me dégoûte.. Je ne.veux pas finir comme ma mère. Je rêve de goûter à la liberté.. D’être une femme indépendante et forte. Je veux seulement être moi avec mon ouverture d’esprit et non avoir à faire à eux qui vivent dans un monde bien fermé..

    Aujourd’hui je ressens un dégoût, de la haine, de la peur et de la tristesse envers mes parents et leur religion. Je me sens extrêmement mal mentalement et ça en devient même invivable. Je ne sais combien de larme j’ai pleuré, combien je me suis faite mal pour cette religion. Le pire est sûrement de se sentir bloquée dans cette situation.. Quand tu es à bout, que tu es mineure, que ce sont tes parents. Ils ont une emprise sur moi alors que je ne ressens aucun amour pour eux.

  28. J’ai été moi même élevée dans une famille musulmane. Vers la 20aine , j’ai commencé à arrêter la prière, à fumer, à boire etc… j’ai voulu goûter aux « jouissances » de cette vie d’ici bas, pensant être libre et heureuse de mes choix.
    Aujourd’hui j’ai 28 ans, j’ai repris m prière et mon chemin vers Dieu, et je ne me suis jamais sentie plus heureuse… je me suis rendue compte que tout ce qui est ici bas est éphémère, que le temps passe vite. Je me suis questionnée sur mes choix, je n’ai eu que des regrets.. sur le fait d’avoir choisi de boire et de fumer, d’avoir voulu à tout prix être à ces soirées entre potes.. qu’est ce que cela m’a apporté? A part le fait de vouloir rentrer dans un moule pendant un certain temps? Il faut se dire qu’on sera seuls dans la tombe. Ni argent, famille, amis, investissement ne seront avec nous.

    Quand je dis « on » cela est mon point de vue bien sûr, je te partage juste mon expérience.

    Par contre les personnes athées qui parlent du coran sans en avoir la connaissance…. c’est pas en lisant une phrase par ci par là que l’on va comprendre quelque chose. Un verset, une sourate, se doit d’être étudier tant par sa complexité et tournures de phrases… Chaque personne va vouloir le comprendre à sa manière et c’est cela qui fera la discorde entre les gens 🙂 (entre les extrémistes et autres)

    Le coran affirme à maintes reprises l’égalité homme femme/le respect, amour, bienveillance sont la fortification du couple…

    Si certaines personnes ne veulent plus suivre l’islam, qu’ils s’en éloignent donc, mais devraient éviter de critiquer tel ou tel poids que la religion a sur elle, alors qu’en fait c’est juste le poids de votre foi qui vous a quitté.

    Bonne continuation

  29. Bonjour,
    Je suis issue d’une famille Marocaine et musulmane. Mon père et ma mère sont tous les deux nés au Maroc mais mes 2 grands frères et moi sommes nés en France. Nous avons donc naturellement été élevé avec une culture maghrébine et religieuse. En revanche mes parents ne nous ont jamais forcé mes frères et moi à faire la prière ou à porter le voile bien que ma mère m’y encourage. J’ai fais la prière pendant environ 1 an et demi entre mes15/16 ans, à ce moment de ma vie j’étais très très croyante et pratiquante mais avec du recul je pense que mes motivations étaient dictées par la peur et non pas par l’amour que procure la foie. J’ai aujourd’hui 17 ans et demi et je suis complètement perdue, je ne sais plus quoi faire ou quoi penser. L’arrêt de la prière a été pour moi une décision très compliqué à prendre car elle m’a beaucoup faite culpabiliser et encore aujourd’hui je vois la déception dans le regard de ma mère. Pendant toute mon enfance je n’ai pas eu le droit de sortir, d’aller dormir chez des copines ou d’aller à des fêtes. Mais arrivée au lycée j’ai été en internat car mon lycée était loin de chez moi et ça a été une révolution. J’ai pu faire mes premières soirées, sortir avec des potes, sans avoir à demander l’autorisation à mes parents. Mes frères qui ne se considèrent eux pas du tout musulmans m’ont d’ailleurs souvent couvert. Arrivée en terminale c’est là que j’ai commencé à me poser le plus de question sur la religion. En effet, je suis tombée amoureuse d’un garçon (français et sans religion) et ça m’a rendu malheureuse de le voir tous les jours en sachant pertinemment que nous ne pourrions jamais être ensemble. J’ai beaucoup discuté avec lui, je lui ai expliqué et tout et il a compris que j’étais dans une position assez délicate. Je ne savais pas du tout si je devais me mettre avec lui ou essayer de l’oublier mais après je suis tombée par hasard sur une phrase qui disait “que vos choix soient dictés par l’amour et non pas par la peur” et c’est totalement vrai. La seule raison qui m’empêchait d’être avec lui c’était que j’avais peur, peur d’aller en enfer, peur que si jamais ça dur je perde ma virginité avec lui sans être mariée, peur que si mes parents l’apprenaient ils me renient. Et puis finalement j’ai quand même sauté le pas, aujourd’hui nous sommes ensemble depuis près de 5 mois mais la peur n’a tout de même pas cessé. Et puis une fois ma mère a su que j’étais allée à une soirée et elle m’a sermonner sur le fait qu’il fallait ABSOLUMENT rester vierge avant le mariage car ma réputation en dépendait et je lui ai dit que de toute manière ça ne regardait que moi et que je ne ferais jamais de test de virginité et que je ne me marierais pas avec quelqu’un qu’ils ont choisis pour moi et que si il fallait j’étais prête à ne plus jamais revenir les après avoir fini mes études. Mais malgré ma détermination, la culpabilité et la peur sont toujours en moi, je suis tout de même croyante mais seulement par peur. Je ne peux pas vraiment dire que j’aime Dieu, j’ai juste peur de lui. Et même si je suis prête à laisser ma famille pour vivre mes choix, au fond je m’en voudrait terriblement de les avoir déçu et je pense que c’est ça qui me fend le plus le cœur, ça et puis la peur d’aller en enfer. Donc aujourd’hui je ne sais pas vraiment quoi faire.

  30. Bonjour et merci à tous ceux qui se sont exprimés : c’est en écoutant plusieurs points de vue qu’on avance dans la discussion. J’ai actuellement 17 ans et demi aussi, je suis en terminale et fort heureusement, je me porte bien. J’ai eu la chance de grandir dans une famille aimante, qui pratique peu mais qui est tout de même croyante. Comme beaucoup d’entre vous, j’ai d’abord commencé à pratiquer avec ma famille parce que c’est ce qu’ils nous ont incité à faire et que ça faisait plaisir à mes parents. J’ai par la suite, pendant mon collège, commencé à me poser des questions sur cette religion et j’ai eu le malheur de les poser à mon grand-père qui a une vision des choses…très arriérée. Dégoûtée par ses réponses, je les ai donc posé à mon père qui m’a répondu que c’était faux mais qu’il ne fallait pas le contredire. Dans l’indignation j’ai voulu me confronter à ses dires pour lui prouver qu’il avait tort. Je me suis retrouvée à devoir m’excuser pour l’avoir offensé alors que je n’avais pas une once de méchanceté en agissant comme tel. Dégoûtée encore une fois de la tournure des événements j’ai conclu que pratiquer cette religion avec ma famille n’était pas pour moi et après mûre réflexion, je ne croyais plus en l’existence d’un Dieu quelconque. Après quelques années a avoir prétendu « réviser » pour ne pas faire le Ramadan, j’ai fait mon « coming out » à mes parents qui l’ont pris…comme ils le pouvaient. Je comprends leur point de vue mais comme vous l’avez tous si bien dit : je veux vivre ma vie telle que je l’entends. Cela fait donc maintenant 3 ans que je passe le Ramadan à manger seule dans ma chambre et j’espère que celle-ci sera la dernière car je pars faire mes études ailleurs et j’espère ne plus avoir ce sentiment de honte quand tout le monde part prier sauf moi. Courage à ceux qui sont dans des situations pires que la mienne, force à vous.

  31. Bonjour à toute,
    pour celles qui auraient envie de discuter toutes ensemble à propos de la foi, de votre ressenti entre la culture religieuse/française, contactez-moi et je ferai un groupe sur whats’app !

    oreo520@hotmail.fr

  32. Je suis exactement dans le même cas . J aimerai en parler avec toi si tu vois vécu écris moi sur insta
    Mon instagram : car.amel_

  33. J’ai laissé mon témoignage sous le nom de “Hanae” un peu plus haut, si l’une d’entre vous veut en parler avec moi je vous laisse mon Instagram: hania_bsct venez me parler avec plaisir

  34. Bonjour,

    Tous vos témoignages me font chaud au cœur, j’ai cherché un forum pareil où je pourrais m’exprimer pendant longtemps et le voilà.
    Pour poser le contexte, j’ai encore 15 ans, bientôt 16 et personnellement, j’ai toujours vécu avec un énorme doute face à ma religion, l’Islam, je n’y ai jamais totalement cru, je me rappelle encore aujourd’hui qu’à 7/8 ans je remettais déjà tout en cause… particulièrement la place de la femme, qui est un sujet qui m’a toujours énormément tenu à cœur car il m’affecte directement.
    Alors voilà, ma famille est croyante mais pas du tout extrémiste et je n’ai (presque) aucune obligation : le voile ne m’a jamais été imposé par exemple. Je sais que si j’annonce un jour que je me retire de la religion (ce dont je ne suis pas sûre à vrai dire car la culpabilité me retient. J’ai bien trop peur de « tourner le dos » à mes racines, ce que je trouve ridicule mais c’est ce que je ressens) ma famille ne me reparlera sûrement plus jamais et je risque de causer énormément de mal et de tourment à ma mère et à un de mes frères tout particulièrement.
    Pourtant, la vie que je veux c’est celle qui me comblera de bonheur, celle où je pourrais être avec qui je veux, quand je le veux, celle où je pourrais faire tout ce que je veux sans qu’on m’en empêche car je suis une femme et non un homme.
    Mais je me sens coupable, coupable de vouloir plus que ce qu’on me donne déjà, coupable de ne serait-ce qu’envisager qu’un jour je puisse « trahir » les miens, coupable de vouloir vivre comme je l’entends.
    Paradoxalement, j’ai peur de me retrouver à 50 ans, en ayant absolument rien fait de tout ce dont j’ai envie et de ressentir du regret.

    Il n’y a aucune conclusion à ce message, c’est simplement un témoignage qui m’a permis de vider mon sac, en espérant que ça aura réconforter quelqu’un, quelque part.

    Si quelqu’un veut plus en discuter, voici une adresse e-mail pour me contacter : flightofthestars@outlook.fr

  35. Bonjour, j’ai lu vos commentaires et je vous trouve très courageux/euses , je comprends votre détresse et admire votre courage .
    Je suis athée et je constate s’il en était besoin a quel point vous subissez une pression sociale effroyable ,votre lutte pour gagner votre liberté est similaire a la lutte que mènent les toxicos pour abandonner la drogue ,vous subissez les pressions de ceux qui prétendent vouloir votre bien mais font pression sur vous ,vous menacent de vous exclure, vous battre quand ils ne vous menacent pas de brûler en enfer …Vous êtes aux premières loges pour constater a qu’elle point la religion est “amour et bienveillance” LOL ,soit vous vous soumettez a elle soit vous êtes menacé(e)s . Si dieu existait il serait évident et il n’y aurait pas besoin de vous forcer, si il était bon il ferait en sorte que vous soyez heureux/euses ,il va vous falloir beaucoup de courage pour abandonner cette secte mortifère et moyenâgeuse mais vous y gagnerez bonheur et liberté ,vous trouverez du monde pour vous soutenir ,vous ouvrir les bras et vous rassurer quand les menaces des fous de dieu n ‘auront plus de prise sur vous . Je vous considère comme des aventuriers et aventurières des temps moderne ,des précurseurs et vous transmet tout mon amour et ma compassion sans attendre une récompense dans l’au delà .
    Courage et croyez en vous ,le bonheur n’est pas dans la soumission mais l accomplissement de soi !! Jules qui pense fort a vous tous et toutes .. ♥