Rebecca

Rebecca1 mai 2019

Je m'appelle Rebecca, je suis née à Saint-Doulchard en 2001. J'habite à Saint-Palais. Je suis en CAP agricole près de Bourges. Ma passion : les animaux. Je pratique l'équitation.

Je vais reprendre la ferme de mes grands-parents

Bien consciente des difficultés à conduire une exploitation agricole, je tiens à reprendre celle de ma famille. Je m'y prépare.

Par Rebecca1 mai 2019

Le métier d’agricultrice est une passion que j’ai depuis toute petite. Je la tiens de mes grands-parents. Ça demande du travail. Il ne faut pas compter ses heures et avoir beaucoup de courage. Je me souviens, quand je rentrais de l’école, j’allais tout de suite avec mes grands-parents à la ferme. Je regardais faire mon grand-père, il m’expliquait et je l’imitais. Dans le tracteur, je m’asseyais sur ses genoux. Quand ma grand-mère était là, elle m’expliquait comment nourrir les animaux, les soigner, les panser. Quand les grands-parents étaient occupés et que les cousins et cousines venaient à la maison, on faisait des bêtises dans les greniers où il y avait les céréales pour les animaux ou dans les champs…

Ma ferme aujourd’hui, c’est celle qu’avaient mes grands-parents. Elle est grande, avec une cour et des arbres au milieu. Il y a des granges et autour, des champs, certains pour les vaches charolaises, d’autres pour les cultures. Dans la cour, il y a des poules en liberté. On laisse quelques champs pousser en herbe, pour le foin. En août, pendant les moissons, on le met en bottes : c’est plus facile à ramasser et à ranger dans les granges.

Il faut être disponible tous les jours à la ferme !

Le travail agricole, c’est d’abord se lever de bonne heure. Il faut s’occuper des animaux, leur donner à manger et les sortir. Dans les champs en culture, il faut travailler la terre, passer les engrais pour que ça pousse mieux et récolter pour nourrir les animaux. S’ils tombent malades, on les soigne nous-mêmes mais si c’est grave, il faut un vétérinaire, un maréchal-ferrant pour la pédicure des vaches ou un dentiste pour leurs dents. Dans les cas les plus graves, on fait venir un camion qui les mène à l’abattoir. C’est très prenant : il faut être disponible tous les jours.

Mais le problème vient surtout des investissements. Tout est cher, surtout le matériel. Le mieux, c’est de faire le plus possible par soi-même. Par exemple, le pain avec les céréales, les confitures, récupérer les œufs des poules, cultiver un jardin, se servir du bois des arbres pour les piquets…

Parfois, on est obligé de cumuler deux boulots, comme mon père, pour avoir plus de moyens, pour réussir à payer les dettes, pour acheter du matériel ou juste pour se faire plaisir !

Mais ça ne me décourage pas, parce que j’aime les animaux, que j’aime être dehors été comme hiver et que ce métier est varié. Et puis, il est possible d’avoir des aides pour s’installer. J’ai confiance.

 

Rebecca, 18 ans, lycéenne, Saint-Palais

Crédit Photo Unsplash // CC Bin Thiêu

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1 réaction

  1. Bonjour Rebecca, je vous encourrage à continuer l’oeuvre de vos grands-parents. Au début cela ne se fera pas sans qques difficultées mais il faut bien s’informer sur le net par le meilleur moteur de recherche, votre esprit et auprès d’éleveurs des environs.
    Je crois en vous et vous incite à méditer ceci: “une Femme élève son fils, elle en fait un homme, elle élève sa fille, elle éduque une nation… alors pour votre exploitation vous y parviendrez