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Lana N.19 septembre 2017

Je suis étudiante en L1 d'humanités à Nanterre.

Ma rentrée étudiante, c’est squattage de canap’

Arrivée à Paris pour des études qu'elle a choisies et qu'elle adore déjà, Lana a du mal à trouver un logement décent pour son budget. Alors elle squatte le canapé d'une amie, mais pour combien de temps ?

Par Lana N.19 septembre 2017

A 19 ans, je commence une licence Humanités, Lettres et Sciences Humaines à la fac de Paris-Nanterre. Je viens de Chartres, à environ une heure de Paris : j’ai donc dû trouver un logement.

Je ne suis pas boursière. Rien pour moi au CROUS. J’ai cherché dans des immeubles proches de la fac. Mais je n’ai rien trouvé de bien et pas trop cher. J’ai commencé mes recherches au mois de juin, mais pas de manière très dynamique. Je travaillais. Je manquais de temps. J’attendais d’être sur place pour m’activer.

Maintenant que je suis à Paris, je cherche à fond depuis deux, trois semaines. Je trouve sympa l’idée d’habiter avec d’autres étudiants, j’ai donc visité pas mal de colocations. J’ai utilisé plusieurs sites comme Leboncoin ou Appartager. Mais je n’ai pas trouvé. Je ne m’entendais pas avec les colocataires.

A deux dans 25 mètres carrés

En attendant, j’habite chez une pote. Mais même si ça fait 16 ans que je la connais, c’est compliqué de vivre dans la même pièce. Toutes les deux on a davantage besoin d’indépendance. On a grandi depuis le bac ! Son appartement fait 25 m2 avec une cuisine de 1m-1m50 de large et un paravent qui sépare la grande pièce en deux. Il y a d’un côté un lit et de l’autre un canapé qui se déplie. On a aussi de la place pour mettre une table basse et des bouquins. Mais à deux, c’est serré. Surtout qu’elle fait histoire de l’art : on a toutes les deux des bouquins qui prennent beaucoup de place !

Pour prendre un appartement seule on est une trentaine à faire la visite à chaque fois. J’ai vite compris que ce sont les dossiers des parents les plus friqués qui allaient passer !

Mes parents m’aident financièrement et se portent garants, mais on n’a pas énormément d’argent non plus. Et de plus en plus, ils m’en donnent de moins en moins. Je me motive toute seule et j’essaye d’avoir mon indépendance financière ! Prendre un boulot à côté des cours, ça prendrait du temps, ce serait lourd. C’est pour ça que j’ai opté pour l’option travail saisonnier : je gagne beaucoup d’argent en peu de temps… Même si ça pourrit mon été !

Les cours d’abord !

J’ai aussi fait des visites pour prendre un appartement toute seule, mais c’est toujours le même scénario : on est une trentaine à faire la visite. J’ai vite compris que ce sont les dossiers des parents les plus friqués qui allaient passer ! Ca se sent directement aux questions posées : “Combien gagnent tes parents ?” “Toi, tu gagnes combien ?” Même si je peux payer le loyer, ils préfèrent l’assurance d’avoir quelqu’un qui a largement de quoi payer.

Et si vous voulez en savoir plus sur le logement, on a un youtubeur qui en parle sur notre chaîne !]

Malgré tout, je suis super contente d’être à la fac à Nanterre ! C’est vraiment une licence que je voulais faire. J’aime la fac, le campus et les profs. On a tellement de chance de pouvoir accéder à une éducation comme ça que les galères à côté, c’est rien. On se débrouille. Tant qu’on peut faire ce qu’on aime !

Bien sûr, ça m’énerve quand la recherche de logement prend du temps sur ce que j’aimerais faire ou ce que je dois faire pour la fac. Là, ça va encore, c’est le début de l’année. Mais quand le rythme s’accélèrera, si j’ai trop de mal dans mes cours et que je ne trouve toujours rien, cela m’occupera sans doute davantage l’esprit. J’espère que ce ne sera pas le cas ! Les cours d’abord, le logement après !

Lana, 19 ans, étudiante, Nanterre

Crédit photo CC Dave Austria  // Flickr 

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1 réaction

  1. Bonjour, Lana,

    As-tu pensé aux foyers de jeunes (étudiants ou travailleurs) ? Je ne sais pas s’il reste encore des places surtout après la rentrée mais cela peut être une bonne alternative.