Marion

Marion27 septembre 2017 2 mn

Volontaire en Slovénie, le kif !

Des animaux desquels s'occuper, la forêt pour se perdre et rêver. Après un mois et demi de volontariat en Slovénie, Marion ne pense qu'à une chose : y retourner !

Par Marion27 septembre 2017 2 mn

J’ai passé un mois et demi en Slovénie. La Slovénie enfin ! Treize ans après avoir découvert ce curieux pays en CE2, en cours de géographie. Cela faisait treize ans que je ne cessais de vouloir y aller. Et, il y un an, quand j’ai découvert l’annonce pour un volontariat (sur le site Workaway) dans un refuge pour animaux sur un site spécialisé, j’ai su que je pourrais enfin y aller. Quelle joie !

J’ai donc été volontaire dans ce petit refuge pour animaux, à une quinzaine de kilomètres de la capitale. Il y avait toujours quelque chose à faire. C’était du travail manuel, physique. Je découvrais de nouveaux muscles dans mon corps. J’en rigolais. Je voyais mes shorts rapetisser au fil des jours. Je me levais tôt, j’allais contempler la vue absolument stupéfiante à l’entrée de la propriété et j’appréciais ces matins d’été délicieux.

Je me couchais tard parce que les soirées étaient tout aussi somptueuses. Cela ressemblait à un conte de fées. J’y ai fait tout ce que j’avais toujours voulu faire quand j’étais enfant. Travailler dans la terre, jardiner, bricoler. Et quand j’étais en jours de repos, je quittais le village, à vélo quelques fois, et j’allais découvrir les verts environs. Je descendais les vallées à toute vitesse. Je me suis souvenue d’à quel point j’aimais la vitesse à vélo. Parfois, j’allais à Ljubljana juste pour me poser dans un bar et écrire.

M’occuper des chèvres, du poney, du taureau…

J’ai aimé comme jamais je n’ai aimé en Slovénie. Toutes les rencontres étaient d’une intensité inimaginable. Un mois et demi. C’était trop peu. Je repartirai, pour un an. Quelques heures de « travail » contre la nourriture et un endroit où dormir, cela me convient très bien. Je mets le mot travail entre guillemets car il s’agit de prendre soin de l’endroit et il est normal de le faire quand on habite là. On veut prendre soin de sa maison et de ses occupants quand on les aime.

J’aimais m’occuper des chèvres, des chevaux, du poney, de l’âne, des vaches, du taureau, des cochons, des chiens… J’aimais m’occuper du potager. Après le « travail », après le repas, je passais des heures dans le hamac, ou dans la piscine, à écouter de la musique électronique, ou dans la forêt, à rêver complètement défoncée et saoule de bonheur.

Un mois et demi en Slovénie, à m’occuper des chèvres, des chevaux, du poney, de l’âne, des vaches, du taureau, des cochons, des chiens… Rien ne sonnait faux !

Je me répétais que c’était l’endroit parfait pour écrire. Je repartirai et j’irai écrire. J’irai copier sur ordinateur ce journal que j’écris depuis 5 ans. J’irai revivre tout ce passé douloureux, au calme. Quand le chagrin me submergera, car cela arrivera, j’irai marcher dans les montagnes slovènes, et je contemplerai leurs voisines croates, italiennes et autrichiennes. J’irai me perdre dans les petits villages de ce beau pays.

Loin de Macron et des technologies !

Là-bas, il n’y avait plus de crise, plus de croissance, de problèmes administrato-universitaires, plus de partiels, plus le bruit du métro, et plus le bruit des conversations de tous ces gens souffrants qui n’ont jamais eu de rêves. Là-bas, il y avait peu de gens. La Slovénie ne compte que 2 millions d’habitants. Le plus grand bruit est celui de la nature, du vent dans les feuilles des arbres. C’était calme.

Je savais d’avance, bien sûr, que j’adorerais ce séjour, mais je ne pensais pas qu’il serait aussi génial. Rien ne sonnait faux. Une immersion totale dans un monde nouveau. Je me rendais bien compte qu’Ales et Iris, les parents de la famille dans laquelle je vivais, n’étaient pas comme la plupart des Slovènes qui, même s’ils sont attachés à leur pays forestier et vallonné, n’en sont pas moins bien installés dans le train de la modernité et de la mondialisation.

Quand repartirai-je ? Dans un an ? Je ne suis sûre de rien. Ma vie ici est loin d’être désagréable et j’ai des projets. Mais je sens que je ne pourrai me passer bien longtemps de cet oasis slovène.

 

Marion, 21 ans, étudiante, Paris

Crédit photo CC Flickr // Nicolas Vollmer

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1 réaction

  1. Quelle chance tu as ! Ce que tu as fait, le voyage, le soin aux animaux, le contact avec une nature aussi vierge, j’en rêve depuis toujours. Mais j’ai un handicap : des difficultés à me déplacer seule et des problèmes physiques… Alors, on m’a dit que ce n’était pas pour moi. Qu’importe… J’y arriverai quand même, d’une façon ou d’une autre. J’espère que tu profiteras à fond de tes rêves et de tout ce que tu peux faire !