ZEP

ZEP6 novembre 2019

On compile, on interroge, on résume. Parce que, parfois, nous aussi on a des choses à vous dire !

« Doit-on regarder le passé pour aller de l’avant ? »

Le 11 novembre, on fêtera à nouveau l'armistice, comme chaque année depuis 100 ans ! Avec des lycéen.ne.s de Fontainebleau, on s'est demandé à quoi servait ce devoir de mémoire.

Par ZEP6 novembre 2019

À la ZEP, on relaie des témoignages, des histoires, des vécus mais parfois on les compile ! Bienvenue sur « Sample », le podcast qui mélange, superpose et confronte les voix des jeunes pour donner à entendre notre société. Et quoi de mieux pour entamer notre série qu’une réflexion sur la Mémoire, avec un grand M. Moi c’est Elliot, votre accompagnateur dans ce voyage dans le temps.

Toutes nos créations seront bientôt disponibles sur les plateformes de podcast ! Et déjà sur Spotify, SoundCloud, Pippa et Youtube

Accrochez-vous bien, le 11 novembre, on fêtera à nouveau l’armistice, comme chaque année, depuis… bah 100 ans en fait ! 100 ans plus tard, on est encore tournés vers le passé, et ça m’a toujours interpellé.

Même si la Mémoire c’est celle de l’Histoire et surtout des gens qui la font, j’ai toujours préféré regarder devant moi. Surtout que ces histoires, on nous répète que ce sont les nôtres. Je sais que mon grand-père a dû fuir la Turquie à l’arrivée d’Ataturk au pouvoir. Je sais aussi que ma grand-mère a galéré à Castres pendant l’occupation allemande et je connais les origines italiennes de ma famille maternelle. J’ai toujours trouvé ça intéressant mais cette Histoire c’est la leur, alors qu’est-ce qu’elle dit de moi ? Doit-on, en 2019, 100 ans plus tard la sanctuariser ? Et surtout, y a-t-il d’autres vecteurs plus vivants de passation que la commémoration ?

Cette commémoration, Léna la connait bien, elle a grandi dans la Mémoire des camps de concentration. À l’école mais surtout dans sa famille, le passé a un poids.

On y a réfléchi avec Aure, Arthus et Chloé, des lycéen.ne.s de Fontainebleau et ça a mis en lumière les raisons, plus individuelles de se retourner vers le passé. Parce que voir d’où l’on vient c’est pour certains aussi une manière d’aller de l’avant. Et ils vous le racontent, mieux que moi.

« Dans ma famille les souvenirs passent tellement mal que je sais pas quand ma grand-mère a vécu quoi. Et… j’aimerai bien savoir. Parce que… j’en fais un peu n’importe quoi je pense. » Aure, 15 ans

Vous avez écouté Sample, un podcast qui mixe la parole des jeunes pour une meilleure écoute de notre époque.

 

Aure, Arthus et Chloé, 15/16 ans, lycéen.ne.s, Fontainebleau

Crédit photo Unsplash // CC Laura Fuhrman

Podcast : Elliot Clarke // Prise de son/témoignages : Chaya Fontana

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