Yas'

Yas'29 décembre 2018

Une banlieusarde.

Entre mes cheveux et moi, ça a été la guerre

Yas' a les cheveux très longs, épais et frisés. Une crinière brune dont elle est aujourd’hui très fière, mais qu’elle a mis des années à apprivoiser !

Par Yas'29 décembre 2018

Ma relation avec mes cheveux frisés a toujours été ambiguë. Ça s’est stabilisé il y a trois ans et je dirais qu’on s’aime seulement depuis un an et demi. Mes cheveux ont commencé à pousser tardivement. Jusqu’à mes 4 ans, j’avais quelques bouclettes qui se battaient en duel sur ma tête, puis ils ont commencé à pousser. Petit bémol, ils ne poussaient pas vers le bas, mais sur les côtés. Je ne prenais que du volume, presque pas de longueur. Mon look, c’était plutôt une grosse masse frisée sur le crâne.

« Foin », « panier », « gros truc informe »

Je blâmais ma mère pour le panier que j’avais en guise de cheveux. Jusqu’à ce que j’en prenne le contrôle, elle les brossait tous les jours, chose à ne JAMAIS infliger aux cheveux bouclés.

Hélas, je ne l’ai appris que bien tard. Contrairement à ma mère, je ne laissais jamais mes « cheveux » (je vais tenter au maximum de ne pas les appeler « foin », « panier » ou « gros truc informe ») lâchés. Ils étaient toujours bien serrés dans un chignon ou une tresse. Je les enduisais d’huile tous les soirs et je me réveillais tous les matins avec les cheveux encore plus secs.

En classe de cinquième, j’en ai eu ras-le-bol et je leur ai enfin rendu leur liberté. Je croyais que j’étais super fraîche, genre c’est bon, c’était moi la plus belle ! Alors que bah… J’avais toujours mon panier.

Puis, l’année suivante, j’ai ajouté de la mousse bouclante. Jusque-là, j’étais fidèle à ma combinaison d’eau et d’huile (combo infâme je tiens à préciser) et mes boucles prenaient une forme sympathique, mais que sur les longueurs. Les frisottis et la sécheresse restaient bel et bien là, à la racine. Cette routine capillaire a duré peut-être deux ans, jusqu’à mon arrivée au lycée où j’ai arrêté de m’emparer de n’importe quel produit avec le mot « boucles » écrit dessus. J’ai découvert le miracle des crèmes et des produits qui sont spécialement faits pour hydrater les cheveux.

Franchement, je les aime bien ces cheveux !

Faut parler des coiffures. Quand j’ai commencé les lâcher mes cheveux, j’y suis allée à fond, j’ai pas blagué. Je leur ai rendu leur liberté, je ne les attachais plus du tout, on aurait dit que j’avais juré que les élastiques ne toucheraient pas ma touffe. Ça c’était jusqu’à la fin de l’année dernière, où j’ai enfin réussi à bien plaquer mes cheveux, ce qui m’a donné accès au merveilleux monde des jolies coiffures qui me paraissait si éloigné de moi jusqu’ici. Du coup, j’ai commencé à varier : queue-de-cheval basse, haute, tresses… J’ai commencé aussi à faire mes « baby hair », ces tous petits cheveux qui encadrent le visage. On peut aussi s’amuser avec, les coiffer et les styliser ! Nan, franchement je les aime bien mes cheveux, là.

Si j’ai un conseil à donner aux filles qui n’aiment toujours pas leurs cheveux naturels : trouvez ce qui vous permettra de les assumer ! Alors oui, il y a plein de moyens de changer la nature de ses cheveux et de les torturer : leur infliger des lissages brésiliens, des tresses ultra serrées ou des tissages. Mais juste, ne les bousillez pas… Parce que qui sait ? Un jour, vous ferez la paix comme j’ai su la faire. L’ancienne moi aurait craché par terre si on lui disait qu’elle se baladerait un jour avec sa crinière au vent et que, grâce à elle, elle recevrait même des compliments !

 

Yas’, 16 ans, lycéenne, Gonesse

Crédit photo © Netflix // Une femme de tête de Haifaa Al Mansour (film, 2018)

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1 réaction

  1. Je ne lâche jamais mes cheveux boucles, il faut trop d’entretien chaque matin et soir. Je voudrais une coiffure la plus rapide possible. Le must ce sont les tresses mais je ne sais pas en faire donc je les laisse en chignon. D’ailleurs si il ne faut pas brosser ses cheveux bouclés tout les jours, les boucles se détruisent le soir !