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Esperanza6 juin 2019

J’ai trouvé en Dieu l’amour que je n’ai pas reçu

À 18 ans, c’est la vidéo d’une pasteure qui a fait naître la foi d’Esperanza. Elle estime avoir trouvé l’amour qu’elle n’a pas reçu de la part de ses parents.

Par Esperanza6 juin 2019

Il y a des années, je détestais ma vie, je me sentais très frustrée. Quand j’étais petite, en Gambie, j’habitais avec un ami très proche de mon père. Mon père, lui, était ici, à Paris. Ce n’était pas facile. Je ne connaissais pas le véritable amour, celui de mes parents. Je me demandais pourquoi les choses ne s’étaient pas bien passées avec ma famille, dans ma vie personnelle. Enfin… Rien n’allait. Au fil du temps, j’ai attrapé la haine et la rage et j’ai perdu toute confiance en moi. Je voulais juste mourir, rien n’avait de sens dans ma vie.

À 15 ans, je suis partie avec mon frère en Espagne : le frère de mon père habitait là-bas avec sa femme. J’y suis restée quatre ans. Quand j’avais 18 ans, j’ai vu une vidéo sur YouTube d’une femme américaine, une pasteure chrétienne, qui partageait son témoignage. Elle racontait à quoi ressemblait sa vie avant de connaître Dieu.

Je me suis tellement identifiée à elle, parce qu’elle avait vécu la même chose que moi : elle n’habitait pas non plus avec ses parents, mais avec sa tante, et ce n’était pas facile. Elle a dit que si Dieu pouvait la changer, avec tout ce qui s’était passé dans sa vie, il pouvait aussi me changer. Alors j’ai décidé que j’allais essayer de savoir si c’était possible. Je n’avais rien à perdre.

Je me lève à 5 heures du matin, pour prier

À partir de ce jour, je me levais à 6h. Jusqu’à 7h, personne n’était levé, c’était le silence et j’essayais de prier, de lire la Bible. Pas beaucoup, mais je méditais beaucoup ce que je lisais. Dès la première fois, j’ai senti la paix, l’espoir de vivre, et j’étais très heureuse. Ça m’a donné le goût de continuer. C’était la meilleure période de ma vie. Je suis restée en Espagne encore presque un an, puis j’ai déménagé en France pour rejoindre mon père. J’étais contente d’avoir l’opportunité de vivre avec lui pour mieux le connaître.

Arrivée en France, je n’avais plus le temps de prier, de lire, car mon père se levait à 6h. Et je n’avais pas d’espace privé pour méditer : je partageais une chambre avec ma sœur et il n’y avait pas de place dans la maison. J’aime quand je suis toute seule, quand personne ne me dérange. En Espagne, j’avais une chambre pour moi. J’étais de nouveau très stressée, frustrée, j’ai commencé à perdre la foi.

Élevée en Algérie dans la religion musulmane, Célia a découvert à Paris un autre mode de vie. Aujourd’hui, elle s’est détachée des croyances et de sa culture familiale, ce qui lui pose un conflit de loyauté. Je ne suis pas musulmane, sauf pour ma famille

J’ai réalisé que je ne pouvais pas vivre sans Dieu : c’est lui qui me donne la foi de vivre, sans lui, je suis perdue et je ne suis rien. J’ai décidé de me rapprocher de lui de plus en plus, donc maintenant, je me lève à 5h pour avoir ce moment avec lui, pour méditer, prier jusqu’à 6h. Puis je me recouche jusqu’à 7h30 pour aller en cours.

En lui, j’ai trouvé tout l’amour dont j’avais besoin, un amour inconditionnel. Bien que j’aie beaucoup de défauts, il ne me juge pas. Il est toujours là pour m’écouter et me conforter. J’ai eu l’amour que je ne connaissais pas.

 

Esperanza, 20 ans, stagiaire à l’E2C, Paris

Crédit photo Unsplash // CC Naassom Azavedo

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