Mélissa A.

Mélissa A.10 décembre 2014

Comment j’ai appris à revivre après avoir été victime d’un viol

Une femme sur cinq n'ose pas parler quand elle s'est faite violée. Mélissa raconte et conseille celles qui pourraient subir la même chose qu'elle. Et surtout, comment apprendre à revivre.

Par Mélissa A.10 décembre 2014

Suite à l’article que j’ai lu dans ZEP sur une jeune fille violée à l’âge de 13 ans, j’ai souhaité réagir. Récemment une de mes amies a été elle aussi violée. Elle n’en a parlé qu’à moi, elle habite à l’autre bout du monde. Après une tentative de suicide elle a été prise en charge par un hôpital en Australie, à côté de là où elle habite. Tous les jours, nous parlons par Whatsapp, elle a besoin de soutien, elle a besoin que je lui rappelle chaque minute qui passe qu’elle n’est pas fautive, qu’elle n’est pas dégoûtante, qu’elle est courageuse, qu’elle ne doit pas détruire son corps, qu’elle est importante pour de nombreuses personnes, que personne ne va la juger, qu’elle a encore de belles choses à vivre et surtout, qu’elle va réussir à survivre et à retrouver le sourire.

Désormais elle a peur de tout

Pendant des semaines, elle a perdu la parole, elle communiquait avec sa thérapeute sur du papier, et m’envoyait des sms. Pendant des semaines, elle mangeait l’équivalent d’un fruit par jour, voire moins. Elle est restée sur un lit d’hôpital pendant des semaines, trop faible pour faire le moindre mouvement. Juste après ce qui lui est arrivé, elle s’est jetée à de nombreuses reprises dans les escaliers, pour être sûre de ne jamais tomber enceinte. Aujourd’hui encore, elle angoisse à l’idée d’être enceinte et elle sait que dans 9 mois, ce sera toujours le cas. Elle a peur de sortir, elle a peur que les gens la voient, elle a peur qu’ils comprennent, qu’ils lisent tout sur son visage et qu’ils la jugent.

“Merci tu m’as sauvée”

J’aurais souhaité que cela n’arrive jamais. Mais aussi horrible que cela puisse être, elle m’a sauvé la vie. Quand elle m’a annoncé ce qui lui était arrivé, je n’ai pas hésité. Je lui ai tout raconté. Ce qu’il m’était arrivé cinq ans auparavant. Cela semblait si normal, je voulais juste la sauver, je voulais lui montrer, que oui, on s’en sort. Cinq ans de silence. Je n’avais jamais rien dit à personne. Une fois à un ami, vaguement, il y avait deux ans de cela, mais sa réaction m’avait également fait peur, j’avais préféré rester dans le silence. Alors, chaque minute que je passe à parler avec cette amie, je l’encourage à vivre, je lui montre que tout n’est pas perdu. On essaie de trouver ensemble des solutions. Quand elle me dit « merci, tu m’as sauvée », je ressens en moi comme la sensation d’être sauvée également.

Pourquoi il faut parler

Les cinq ans de silence que j’ai subi, ont provoqué de graves lésions mentales. Depuis un an, je suis suivie par un psychiatre. Je ne suis plus capable de penser correctement ou de réfléchir sans médicaments. Dormir ne se fait également pas sans. J’ai parfois des images de violence qui tournent en boucle dans ma tête sans que je puisse les contrôler, obligée de les subir. Je ne suis plus vraiment dans mon corps. Je ne suis plus vraiment dans ma vie, du moins, plus sans ces médicaments. Je n’ai pas été capable de retrouver une relation normale avec qui que ce soit. Pourtant je me suis forcée, je n’ai pas voulu être de celles qui ont peur des hommes. Et aujourd’hui encore mes amis les plus proches sont des hommes. Mais avoir un rapport relève de l’inimaginable.

Bref, si toi qui me lis tu as été victime de telles horreurs, il faut parler. Aussi insurmontable que ça puisse paraitre il faut le faire. Parce qu’enfermée dans cette prison d’angoisse, on s’autodétruit.

Des signes qui alertent

J’aimerais en profiter pour m’adresser aux proches des victimes. Avant toute chose, je tiens à préciser que la liste de conseils qui suit est non-exhaustive. Elle est uniquement tirée de mon expérience personnelle (en tant que proche de victime et de victime même). Je ne suis pas une professionnelle, et certaines choses seront plus ou moins importantes selon les gens. Il est très rare qu’une victime de viol parle directement après son agression, si c’est le cas, c’est votre chance : plus tôt elle est prise en charge, moins elle aura de séquelles sur le long terme. Bien évidemment, une personne qui révèle son traumatisme des mois ou des années plus tard est également à prendre en charge. C’est l’occasion de lui offrir une nouvelle vie.

Différents signes peuvent vous alerter : refus de tout contact corporel (même pas une poignée de main), méfiance constante vis-à-vis des autres, agressivité systématique et disproportionnée, comportement dépressif mais également évitements sexuels et / ou relationnels, rejet de soi-même, conduites d’échecs (boulimie, anorexie, obésité, tentatives de suicide) ou refus des autorités masculines. Il peut également y avoir des refus de soins dentaires et gynécologique.

Ces mots scandaleux pour une victime de viol

Voici d’abord quelques phrases qu’une victime de viol ne devrait pas avoir à entendre :

« C’est de ta faute, tu n’avais qu’à pas … »

« C’est fini, il serait peut-être temps que tu arrêtes de te plaindre et que tu tournes la page. »

« Il faut que tu oublies maintenant. »

« Tu mens, cela n’est jamais arrivé. »

« C’est pas si grave, ça arrive souvent. »

« Il serait peut-être temps que tu pardonnes. »

Mes conseils pour réagir

Ne jamais laisser la victime seule. J’entends par cela qu’il ne faut non seulement pas l’abandonner dans sa douleur, mais il faut aussi être présent constamment pour elle, que ce soit la présence physique ou virtuelle (le mieux reste la présence physique, mais souvent la victime refusera de voir qui que ce soit pour un temps). Il faut toujours être disponible pour elle si elle en a besoin.

Faire le lien avec la justice. Même si la victime décide de ne pas porter plainte, il faut insister sur l’illégalité de ce qu’elle a subi. Cela peut sembler logique, mais cela ne l’est pas pour elle. Elle a perdu le sens des réalités. Il faut bien lui faire comprendre qu’elle est victime et que les personnes qui lui ont infligé cela doivent être jugées et qu’elle devrait porter plainte. C’est particulièrement important pour une personne victime d’agression commis par un membre de la famille ou un proche. La victime aura encore plus de difficulté à faire le lien.

Ne pas la forcer à parler, mais l’encourager à le faire. Si vous pensez qu’une amie a été victime de viol (ou d’une quelconque autre agression d’ailleurs), il faut lui laisser le temps d’en parler par elle-même en lui précisant bien sûr qu’elle peut vous faire confiance, que vous ne la jugerez pas.

Lui conseiller de voir une psy ou de s’adresser à tout autre professionnel. Là encore vous n’êtes pas professionnel et aussi importante que puisse être votre présence, celle d’un psychologue ou d’un psychiatre reste essentielle. A nouveau, vous ne pouvez la forcer, mais essayez d’être le plus persuasif possible. De préférence une femme, car le rapport à l’homme est souvent brisé. Il peut aussi être utile d’assister à des groupes de paroles. Cela lui permettra de se rendre compte que oui, on s’en sort.

Faire attention à ses besoins primaires. Une victime de viol doit réapprendre à vivre, les choses habituelles de la vie peuvent devenir des épreuves quotidiennes. C’est pourquoi il faut l’assister constamment. Lui rappeler de manger, boire. De nombreuses autres habitudes peuvent ne plus être exécutées, comme aller aux toilettes, s’habiller, se coiffer, se laver, etc. Ne soyez pas étonné.

Faire attention à ce qu’elle ne se blesse pas. Le dégoût de soi est fréquent chez la personne victime de viol. Elle peut tenter de se faire du mal de n’importe quelle manière :  brûlures, coupures, grattements violents, arrachage de cheveux, acide… n’importe où, surtout au niveau des parties intimes. Elle peut également tenter de mettre fin à ses jours. Une victime de viol ne peut plus supporter de voir son corps et souvent, tentera de s’infliger une douleur physique forte dans l’espoir de supprimer la douleur psychologique qui la hante. Qu’importe la manière dont elle se fait du mal, si c’est le cas, le séjour à l’hôpital est obligatoire.

Regarder la réalité en face. Oui, elle a bien vécu cela. Non ce n’est pas inventé. Non, il ne faut pas qu’elle oublie même si c’est dur, même si cela la dégoûte et la terrifie. L’oubli va la consumer de l’intérieur, pouvant provoquer de nombreuses lésions. Il est important qu’elle nomme ce qu’elle a vécu ou ce qu’elle ressent et essayer de l’aider à comprendre tout cela. Qu’elle fasse le lien entre l’abus et les symptômes. Il faut vraiment l’encourager à montrer ses émotions (pleurs, cris etc..) afin qu’elle reprenne le contrôle de son corps qui lui a été arraché lors de l’agression.

Être compréhensif et attentif. De nombreux actes effectués par une victime peuvent paraitre bizarres ou illogiques pour les autres. Elle peut, par exemple, avouer ce qu’elle a vécu, puis quelques jours ou semaines plus tard annoncer qu’elle a menti. Elle peut également mentir sur de nombreuses autres choses : dire qu’elle est allée voir la police, qu’elle consulte une thérapeute, qu’elle n’est pas seule. Simplement pour qu’elle puisse restée seule, cachée, loin du reste du monde. Elle peut également se mettre en situation de danger (choix de conjoint violent par exemple) afin de vérifier qu’elle est désormais capable d’éviter l’agression. Elle peut également devenir parano, avoir le sentiment que les gens à l’hôpital souhaitent l’empoisonner ou que les individus dans la rue la fixent avec un regard accusateur. Dans tous les cas, il ne faut jamais la traiter de menteuse, il faut rester compréhensif. Elle peut avouer ne pas avoir été victime uniquement par peur. Il faut donc lui manifester beaucoup de compréhension et ne pas l’accuser de mensonge. La confiance qu’elle vous accorde est quelque chose qui peut se perdre très rapidement.

L’encourager à revivre. Cela prend du temps, cela passe par l’encouragement à être vigilante mais refuser de se méfier de tout le monde, par la volonté de retrouver un intérêt pour la vie, à retrouver du plaisir et du désir et à aimer à nouveau. La vie est belle, pourquoi ne pas lui montrer comment l’aimer à nouveau ?

Bien sûr, il est dur de réussir à bien agir sur tous les fronts et souvent, le manque d’avancées positives peut saper le moral. Il est important, pour la personne qui aide, de rester solide, autrement la victime pourrait montrer encore plus de réticences à se faire aider. Cela n’est pas facile, je le conçois, c’est pour cette raison qu’il est bien que vous parliez vous-même à une personne de confiance (en prenant soin d’être discret quant à l’identité de la victime) ou à un psychologue de ce qui se passe actuellement. Cela vous permettra de prendre du recul et de ne pas vous laisser consumer par la situation qui n’est aisée pour personne.

Courage, vous allez y arriver et son sourire sera le plus beau des remerciements.

 

Mélissa, 23 ans, étudiante en histoire et philosophie, Montpellier

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83 réactions

  1. Je trouve cet article touchant. De plus, c’est très important d’en parler, ça peut aider les autres personnes victimes de viol à se sentir moins seules.

  2. Merci d’avoir réagi à mon témoignage

  3. Merci pour cet article, je crois que c’est vraiment important, cet élan vers la vie est d’une tendresse frappante.
    Un jour, un ami m’a confié que sa soeur lui avait avoué la veille que leur beau-père la violait régulièrement depuis plusieurs années. Il ne savait pas comment réagir. Je n’ai pas su quoi lui dire. Ce souvenir m’a longtemps hanté.
    Je crois que mainteant, je comprends mieux.

  4. Je trouve que cette article est vraiment important tu m’as redonné espoirs, même si je n’arrive pas encore a exprimé ce qui m’est arrivé je pense qu’un jour j’y arriverai. Merci

  5. Je trouve que tout se que ta écrit est vrai, on est dégoûter de la vie , et en guerrier une fois que l in s est venger au début, on a qu une envie mourrir , mais apres quand on parle a personne en essaie de comprend pourquoi, mais quand on voie que c est que pour du plaisir, en a envie de se vange et fe réussir dans la vie , apres 2 ans de vécu au sombre , j ai décidé de me vange et d être plus forte, ça va être dure en sachant que que toujours je fais des cochemar mais je vais réussir mon combat tout seul sans l aide à personne ,
    Je souhaite et je veux que vous ne pleur plus car eux sont plus comptant de voie voir perdre donc réussisse , bâte vous même si la vie ne vous sourie pas

  6. Mercie moi qui es subit le viole pendant 7 ans et demi je dois avouer que c’ est difficile et même après présse que 1 an aprés avoir dènoncer c’est difficile j’ai l’impression de vivre dans autre mondemaintenant . Voilà je m’appelle Cindy et la premier fois que c’est arrivée j’avais 10 ans et il ma fallut plusieur t’entative de sucides un changement de comportement une perte de poids important et une super amie qui ma fais prend consience de se que je vivais n’etait nornale.
    A toutes les filles et garçon vie la maltraitesse surtout n’abandonnée pas et dénoncer.

  7. Il est tres bien cet article, avec des paroles encourageantes. J’ai été victime de viol de la part de mon père à 10 ans et je suis resté longtemps dans le silence. Ce que tu décris je le traverse actuellement. J’espère vraiment pouvoir m’en sortir de cette spirale infernale qui dure depuis 1 ans maintenant. Bon courage à toutes ces victimes

  8. Bonjour j’ai lu votre article. Je sais comment être après plusieurs agressions. Je viens avec sa tout les jours alors que j’ai que 26 ans mais certes j’ai vécu des choses horrible mais c’est ma force. J’ai fait quelques bêtises quelques années après ma première agression car je n’avais que 9 ans . On ne devrait même pas vivre ça et je ne le souhaite à personne mais sachez que si vous avez vécu ça. Vous n’êtes pas seul et aussi que sa peut vous permettre de vous battre et de faire de grandes choses dans ce monde de cruel et miséricorde. En tout cas c’est comme ça que je vois les choses .

  9. J’ai été victime de viol aujourd’hui, j arrive pas à fermer l’œil. Ça tourne dans ma tête, je pleure sans m en rendre compte, je culpabilise. Je suis perdue

  10. Bravo, Oui je me reconnais dans beaucoup de situations, ma douleur est très présente, je ne dors plus moi non plus, je fais des crises d angoisses, j ai honte de moi et de mon corps, je hais les hommes et je suis complètement parano. Je veux m en sortir, je consulte, ça fait du bien mais une fois sortie, je ressasse, je pleure énormément. Je n ai pas porté plainte tout de suite car je suis rester muette pendant plusieurs mois, ma famille m a accompagnée pour porter plainte, mais on m à reproché d être allée trop tard, plus de preuves, donc, plainte classée sans suite. Je connaissais pourtant mon “violeur”. J ai eu accès au dossier pénal, selon lui j etais consentante. Point barre, et pour comble, on m a incitée à ne pas poursuivre sinon il déposerait plainte pour dénonciation calomnieuse. De qui se moque t on ? Je ne parviens pas a me reconstruire sans qu il avoue ce qu il a fait, surtout qu il m a prise en photo alors que j etais nue. Ces photos sont bien quelque part, même effacées ! Je suis complètement détruite, je pleure sans arrêt c est très difficile à surmonter.

  11. merci pour ton témoignage pour les victimes on se retrouve dans se que tu dit et sa fait du bien de voir qu’on est pas la seule a ressenti tout sa merci

  12. 30 ans après, alors que je me suis battue seule, un proche me dit “il ne t’a pas violée”.
    Je suis perdue

  13. merci pour ce témoignage. c’est bien que les femmes parlent plus maintenant… C’est dure de souffrir, mais nous devons guérir pour aider les autres. Ma fille a été violée par un ado de seulement 13 ans ! C’est très dure pour une maman de vivre cela… Mais nous allons nous battre pour que cela n’arrive plus JAMAIS…Je veux faire de cette triste expérience pour FORCE et m’engager dans des missions éducatives ! Courage à tous ceux qui souffrent de violences et de viols nous allons nous en sortir….

  14. Merci pr vos temoignage. Quelle chance d’etre tomber sur ce site. Sui mere de famille et j’étais violee a l’age de 4ans par 1grand cousin puis ça c repeter avc d’autres membres de ma famille. J’ai 43ans et je suis en arret de travail. Suis tombée dans l’abime de la dpression dpuis 3ans. G d phobies d crises d’angoisses etc.. Meme si suis en thérapie et que je prends ds antidépresseurs et anxiolytiques ça ne change rien a mon mal-être. Je veux en finir avec ctt vie. Je suis encore en vie qu’a cause de ms filles. Je vis replier sur moi même. Je ne frequente plus ma famille. En ce moment je me sens perdue et je perds ma lucidité. Je ne c pas si je v m’en sortir 1jr et retrouver l’envie de vivre sereinement.

  15. Bonjour

    Ça mais arrivé j’avais 11ans et aujourd’hui et j’en 29 je nen peut je sais plus quoi faire. J’ai essayé dans parler à mon médecin traitant il m’a demander de lui m’être par écrit mais je n’arrive pas comment faire?

  16. Ce n est pas évident même avec debl entourage il faut encore pouvoir en parler surtout quand on est tres jeune la peur nous envahi on garde ce secret au font de nous et après on ose encore loin en parler c est dure de vivre s en jamais pouvoir parler car personne ne sait

  17. Article intéressant mais juste svp modifiez le titre: on ne se fait pas violée!!!! on est violée ! ce n’est pas la même chose!
    merci et bravo pour ce beau témoignage qui je l’espère pourra aider.

  18. Bonjour mes dames,

    Je dois avant tout dire qu’il faut beaucoup de courage et du cran pour faire ce témoignage.
    Et vos conseils et votre ressenti m’ont beaucoup éclairé parce que ma famille a dû garder un lourd secret qui m’a été révélé a l’age de 22 ans et maintenant je comprend pourquoi elle ne m’en a pas parlé avant. Mais une chose qui me glace le sang : à cause de ces monstres elle est devenue handicapé mentale. Je vous laisse ce genre de reaction pour avoir plus de conseils des personnes qui ont été violée pour tout simplement faire avancer ma mere pas dans guérison mais plutot le deuil de cette agression. Merci à vous de m’avoir lu si c’est le cas et courage et battez vous pour vivre meme si c’est dur. Bonne journee a vous

  19. Bonjour à tous,
    Tout d’abord bravo et merci pour ce bel article pleins de bons conseils. J’ai moi-même été victime d’un viol il y’a 10 ans et je suis pourtant encore aujourd’hui en phase de reconstruction… J’ai porté plainte contre mon agresseur il y’a quelques mois et je raconte mon histoire ici http://viol-apnee.com/.
    Nous ne sommes pas seuls, il est important de comprendre les impacts d’un viol sur une vie mais surtout d’avoir conscience qu’il est tout-à-fait possible de s’en sortir !

    Bon courage à toutes les victimes

  20. Ton article ma énormément touché. …..je trouve pas les mots pour m exprimer. …dsl….en même temps, tu la si bien fais pour moi. Ton témoignage me redonne de l espoir. Merci merci et encore merciiiii mille fois. On va sen sortir! !!!

  21. Très touchant
    Moi qui suit en plein procès j’arrive pas à comprendre comment un juge a pu m’interroger pendant 4h j’ai le sentiment que c’était moi la coupable.
    Comment trouver la force d’aller en parler quand on veut juste “oublier”
    Je sais que jamais je pourrais jamais oublier mais en parlait c’est tellement plus douloureux depuis un ans et demi cette plainte reste et m’empêche d’avancer
    Franchement les filles qui y arrive dite moi comment faire
    Moi le simple fait d’écrire ça et jsuis en pleure

  22. merci pour cet article, je comprends mieux pourquoi apres avoir été maltraitée dans l’enfance (abus, inceste, par mon père, silence de ma mère, drogue pour que je me taise) j’ai vécu 18 ans avec un pervers qui, garant de mon silence d’enfance est allé très loin dans sa cruauté, j’ai grossi de 30 kgs. Puis après m’etre enfuie de ma propre maison, car je menaçais de parler et il menaçais de me tuer ( 3 tentatives maquillées en accident) j’ai continué à me haïr, me suis abandonnée totalement, me suis fait violée par un inconnu et suis devenue addicte d’un réseau de rencontres ( meetic) car virtuellement je ne crains plus rien pour tester si le désir pourrait revenir; Et si je parle avec des messieurs, je leur dis que j’ai été violée et que je ne crains plus rien car le pire , je l’ai vécu. Je n’éprouve plus de désirs pour rien, je ne trouve aucun intérêt dans rien mais je fais semblant. Parfois, ma colère se transforme en haine et en idées de meurtres ou de suicide ( symboliquement) car je sais que je ne passerai pas à l’acte . Le dégout de moi est toujours présent, mes filles m’en veulent de ne pas leur renvoyer une image de mère (et de grand-mère) en pleine forme. Je lutte , je fais 2 pas en avant, un pas en arrière; je me dis que je vais seule, à petits pas; c’est difficile mais, je ne sais pas si je serai capable d’aimer à nouveau. Je n’éprouve pas de manque, ni de frustrations mais je pleure et j’ai des idées noires fréquemment,Je n’ai pas porté plainte, ni contre mes parents, ni contre mon ex, ni contre le violeur, car c’est une épreuve, et qui me croirait? Alors j’admire les femmes qui le peuvent. Vous écrire est un pas de géante pour moi.
    Merci pour votre aide et votre soutien.

  23. MXI beaucoup .je comprendrais plus ma compagne now et je saurais comment l aider

  24. Un vibrant MXI à toutes les filles courageuses.ça nous aide aussi en tant que garçon

  25. Bonjour à tous
    Je suis un homme de 50 ans et j’ai eu le souvenir d’un viol subi quand j’avais 10 ans par mon grand frère.

    J’ai occulté ce traumatisme 40 ans et cela a fait surface suite à un divorce. Ma vie emotionnel est devenue très perturbée, voir un enfer. Le pire c’est que ce manipulateur pervers narcissique à une bonne situation et fait bonne mine face à la société et de son entourage.

    Par chance j’ai suivi une thérapie pour tout essayer afin de m’en sortir. Il est évident qu’il y a prescription et que je peux plus porté plainte. Donc victime sans pouvoir réclamer justice…

    Je suis passé par tous les stades. La honte. L’alcool. La haine. La drogue. La colère. La vengeance et le désir d’en finir avec cette histoire qui vous polue. On est caché dans le fond de son trou et on a honte d’en parler à ses proches. Cela nous martèle dans la tête ou des images sons ou odeurs nous traumatise à l’infini comme une histoire sans fin, qui ce répète encore et encore.

    On pardonne à soi même. Mais ça ne marchait toujours pas. Alors j’ai changé de stratégie. La roue tourne et j’ai laissé toutes mes rancoeurs au placard. Je n’agits maintenant que pour protéger le restant de ma famille que j’aime et de me débarrasser des personnes toxiques.

    J’EN PARLE À TOUS CEUX QUI ME SONT PROCHE ET QUE J’AIME.

    Je n’ai plus de honte maintenant et j’en parle librement et cela justifie mon comportement. Mes proches me témoigne de la compation et un grand respect et ils comprennent mieux mes réactions envers ce frère toxique.

    Aussi et d’en parler j’ai appris que je n’étais pas le seul dans l’histoire comme victimes.

    Là où j’insiste bien et pour ceux et celles qui me lisent que agir par vengeance, haine, colère ou tout autre état similaires, m’à mener à être encore beaucoup plus mal voir très très mal.

    Maintenant je raconte cet episode de ma vie à toute la famille et surtout à mes enfants car ils ont droit d’être au courant. j’avance à pas de géant car je le fais pour PROTÉGER MES PROCHES et NON D’ESPRIT DE VENGEANCE.
    De toute façon la justice ne peux plus rien faire pour moi donc je n’ai pas le choix de faire autrement.

    Frederic

  26. En Lisant tous ces témoignages , je me dis qu’il existent des personnes qui me comprennent.
    J’ai été également violée à l’âge de 10 ans par mon frère.
    Cela a duré plusieurs années, il a cessé car j’en avait parlé puis il a recommencé lorsque j’avais 14 ans.
    J’ai 25 ans aujourd’hui et je n’arrive pas à me construire, je suis très instable émotionnellement ; je pleure sans cesse.
    J’ai des petites soeurs et je m’inquiète pour elles depuis des années.
    Je souhaite quitter le foyer familiale mais j’y arrive pas, je n’arrive pas à penser à moi. Je suis effrayée par le fait qu’il puisse détruire également une de mes soeurs. Mon sommeil est plus que léger, je fais des cauchemars et je me réveille à chaque bruit.
    Mes parents se voilent la face, ils me soutiennent sans le faire ils me disent qu’ils sont partagés entre lui et Moi. Ils me demandent de les comprendre et j’essaie.
    Je travaille sans cesse sur moi-même pour avancer mais j’ai vraiment l’impression de faire du sur-place.
    Je n’arrive pas à avoir une relation stable , j’essaie de faire comme tout le monde mais c’est voué à l’échec. J’ai le sentiment d’être prise pour un objet sexuel pour les hommes.
    Cet été je suis partie j’ai essayé de me reconstruire.
    Je suis partie en Corse (c’est magnifique, je recommande), je suis tombé sous le charme d’une personne là-bas, j’ai donc fait en sorte de trouver un travail bien payé à proximité de lui , je voulais m’installer là-bas. J’ai fait le nécessaire pour trouver un logement.
    Tout me semblait aller à merveille , jusqu’à ce que la personne avec qui j’étais à commencer à montrer son vrai visage, il m’a laissé sans nouvelles du jour au lendemain. Je me suis sentie abandonné, salie.
    J’ai quitté mon emploi car franchement j’avais envie de mourir.
    J’ai vraiment le sentiment d’être un objet.
    Je suis donc revenue au point de départ, Le Corse en question a appelé mes parents à mon retour pour avoir de mes nouvelles car j’avais coupé mon téléphone durant une semaine. J’ai cru que nous pouvions nous remettre ensemble mais non il avait juste besoin de s’amuser et d’apaiser sa conscience. Il m’a traité comme une merde.
    Et à l’heure d’aujourd’hui je me sens comme tel, je ne peux plus me regarder dans une glace. Je suis une très jolie fille j’attire sans le vouloir le regard des hommes et la jalousie des femmes.
    Pourtant si les gens savaient à quel point je hais mon corps , ma personne. Ce fardeau je le laisserait volontiers aux autres.
    Enfin bref à l’heure d’aujourd’hui je n’arrive à rien je pleure sans cesse, j’ai envie de vomir tout le temps.
    Je ne supporte plus le fait d’être chez mes parents et d’être confronté chaque jour au regard de mon débile de “frère”. La semaine dernière ma petite soeur de 15 ans m’a demandé si nous pouvions partir toute les deux , si elle pouvait venir vivre avec moi car elle ne supporte plus non plus la présence de ce frère toxique.
    C’est une personne extrêmement violente, il lui a déjà couru après pour la frapper…
    Cette petite soeur de quinze ans n’est pas au courant du fait que j’ai été violé ,il n’y a que mes parents et ma soeur de 21ans qui sont au courant. Nous gardons le silence à la demande de mes parents pour la “préserver”. Cependant lorsqu’elle me demande elle aussi de quitté le foyer familiale, je me pose énormément de question.
    D’autant plus qu’elle m’a avoué que lorsque j’étais en Corse il avait essayé de la frapper. Et il y a deux semaine, il était défoncé et il a demandé de rentré tout seule avec elle. Autant vous dire que ma mère a refusé. Je me pose milles questions. A-t-elle subit des attouchements? Mes parents vont-ils se réveiller? Cela réveille d’autant plus mes angoisses.
    J’ai donc décidé de consulter un psychiatre de nouveau, je vais tenter une nouvelle fois de sortir de ce film d’horreur.
    J’ai dans l’idée de m’éloigner de ce huis-clos familiale, malgré l’Amour que je porte à mes parents et à mes soeurs. Je ne sais pas si j’aurais la possibilité de prendre la dernière de mes soeurs en charge.
    J’aimerais être comme un glaçon, ne plus rien ressentir, et garder la tête froide en permanence. On verra bien.
    Je ne sais pas si mon témoignage apportera quelque chose à quelqu’un mais Moi ça m’a fait du bien de vider mon sac.
    Pour toutes les victimes de viol, je vous apporte tout mon soutien et mon amour. Nous sommes en plein combat, et nous allons le gagner.

  27. Bonjour à tous je suis un homme, mais ma femme s’est fait violer à plusieurs reprises par son coussin. Elle a porté plainte. Résultat : juste une amande de 500€.
    Mais ma femme est comme vous, vous n’arrivez pas à tous dire, ça a commencé à ses 7 ans et elle en a 30 .
    Elle est mariée 3 enfants mais certaines choses telles qu’une fellation, c’est mort direct. Mais je suis un homme galant et respectueux et je ne lui demande jamais.
    Le ique c’est que depuis plusieurs mois elle se renferme et pense de mauvaises choses.Je la rassure en lui disant tes enfants t’aiment,tes amies filles t’aiment, mais bon, elle me dit : Oui c’est ça.
    Que faire ? Elle veut voir personne et dit comme vous de toute façon ça sert à rien.

  28. Merci pour votre article ça va me permettre d’aider une amie.

  29. Après un viol on survit plus qu’on ne revit car on ne pourra jamais plus être comme avant.

  30. Ma petite amie a été violé par son oncle et grâce a cet article je vais pouvoir l’aider

  31. Oui c’est dur, de vivre tout ça car je suis amoureux d’une femme qui a subi plusieurs viols dans sa vie. Et c plus fort que moi : c’est encore une force de plus de l’aider à surmonter et de la rendre heureuse…

  32. Salut sa va faire une semaines que j’ai ete violee et battue. Mais je me dis que je dois être forte. Je le fait pour celui que j’aime. Il est la pour moi. Il ne ma pas laisser tomber. Mais j’ai peur. J’ai juste envie de tout oublier et de refaire ma vie comme avant. A date du jour il y a que mon copain et mon cousin qui est au courant. Mais je me reprends pour lui car je l’aime. Je voulais pas que quelqu’un d’autre me touche a part lui… mais sa a eté fait.
    En plus notre relation, c’est une relation a longue distance. Je voulais tellement qu’il puisse me prendre dans ses bras…

  33. Steph,

    Il faudrait en parler à quelqu’un qui puisse t’aider : d’abord à la police pour poursuivre ce criminel.
    Ensuite à quelqu’un qui puisse t’aider psychologiquement pour te remettre sur pied: un.e psy, un.e infirmier.e.
    C’est important pour aller de l’avant.
    Courage à toi et ne garde pas ça pour toi !

  34. Elliot, cest pas un criminel mais 2… ils mont battus et violer. Jen ai parler a mon copain. Je me cnfesse a lui. La police snt deja au courant. Jai vraiment envi de tout oublier
    C’est dur pr mn copain mais il me le montre pas. Il ma pas laiC tomB. Aujourdhui jai cnfronter ma peur en sortant toute seule mais la peur eT toujours la. Je sais pas comment faire.

  35. C’est bien d’avoir prévenu la police.
    Maintenant il faut que tu essaie d’aller mieux. Tu peux appeler SOS Viols, ils sauront vers qui te diriger.
    Tiens le coup !

  36. Franchement t’es très courageuse, forte et admirable, j’ai une amie qui est dans ce même cas et vraiment ça me touche tellement, le pire c’est que je me sens tellement impuissante face a cela, j’aimerais tellement l’aider, grâce a cet article je saurai comment me comporter avec elle. MERCI INFINIMENT QUE DIEU TE BENISSE

  37. C’est tellement fortifiant cet article je suis victime d’un viol je suis tellement rongé j’ai juste envie de mourir, j’en ai parler a mon cousin il m’as dit que tout est de ma faute. Ca me donne envie de mourir. Je pleure même en cours de route. Je sais pas quoi faire.

  38. Bonjour Eunice,

    N’écoute pas ton cousin, un viol n’est jamais de la faute de la personne agressée ! Tu ne dois pas te culpabiliser.
    Il faut que tu en parles à des gens plus distants de toi : http://stop-violences-femmes.gouv.fr/A-qui-m-adresser.html tu trouveras une oreille attentive ici.
    Ils sauront te dire qui voir, comment porter plainte, comment aller mieux.

  39. Bonjour,
    Voilà, cela fait 17 ans qu’il m’a violée. J’en ai peux parlé. J’ai subit des attouchements plus jeune, pareil, je n’ai presque rien dit à très peu de personnes. Aujourd’hui cela me revient en pleine face. Grâce à un thérapeute qui ne me connait pas, il m’a tout expliqué. Pas le détails de ce qui s’est passé, mais il m’a fait faire le lien entre ce que je vis et le pourquoi. Il m’a juste dit 3 mots et les vannes se sont ouvertes. Je le remercie et je vous remercie car en vous lisant je peux enfin laisser remonter les émotions liées à tout ce vécu. Je peux enfin laisser libre court à mes émotions. Je commence enfin la phase de reconstruction, d’acceptation de ce vécu qui m’appartient mais que j’ai tenu éloigné de moi jusqu’à aujourd’hui. Malgré tous mes symptômes tant physiques que psychiques, je n’arrivais pas à remonter à la source pour enfin me guérir. Comme aurait dit ma grand-mère, je tournais autour du pot… Je commence à faire mon chemin pour sortir de la culpabilité, sortir du syndrome de Stockholm, celui qui te rend amoureuse de ton tortionnaire. J’ai encore des moments de colère mais cette phase a déjà été vécue, grâce à mon compagnon et à sa patience je suis beaucoup plus dans la paix… Maintenant, je sais que je tiens le bon bout. Je croyais que d’y penser, d’en parler, me maintiendrais dans ce vécu, donc, je l’ai occulté, enfouie, et là, je sais que c’est le contraire! Il me faut détailler en allant au plus près, au plus petit, de toutes mes sensations pour m’en libérer. Merci à vous de m’avoir montrer le chemin, il est plus doux maintenant.

  40. Ma fille a fait une amnésie après des viols répétés sous la menace si tu ne fais pas pas tu n’auras pas de copines à l’école…
    Elle avait moins de 10 ans, et c’est ressorti à 19 ans…
    Ils existent des professionnels psychologues, psychiatres formés aux psychotraumatismes, méthodes EMDR, lisez les articles de Muriel Salmona psychiatre qui a fait une assoc Memoire traumatique et violences sexuelles, un livre aussi. Je suis au courant depuis peu, je n’avais rien vu aucun changement de comportement, sauf une tres grande fatigue mais aucun medecin ne savait pourquoi… Je suis proche d’elle, je fais mon maxi, mais à n’importe quel moment des flashes des angoisses sont là et je me sens tellement impuissante, je suis si triste de ce qui lui est arrivé, elle dort peu, mange peu depuis que sa mémoire a refait surface… C’est très dur en tant que parents alors j’imagine même pas ce qu’elle ce que vous vivez.
    Après quelques mois d’hopital / clinique psy le fait de rencontrer enfin une psy spécialisée en victimologie a été positif, maintenant il faut attendre et la soutenir pendant cette thérapie.
    Qui l’a essayé l’EMDR avez vous de bons résultats même si on est d’accord vous ne serez plus les mêmes.
    Courage à tous, et courage à l’entourage aussi plein de bonne volonté, pas toujours adroit, mais l’important est que l’on vous aime, et que l’on fasse de notre mieux.

  41. J’ai lu cet article. J’ai gardé pendants 4 ans le silence et avoué il y a seulement deux jours à ma mère et ma soeur. C’était mon ancien petit copain. Je n’ai plus eu de relation sérieuse après ça. Il était avec un ami à lui. Je ne pouvais pas en parler, c’était bien trop dur. Ce qui ne m’a pas laissé le choix, c’est que ma soeur s’est mise en couple avec l’ami de mon ex. Ca fait 3 mois qu’elle et avec lui. Et comme ce soir-là je n’étais pas dans mon état normal, je n’étais pas sure que c’était lui… Jusqu’au moment où il m’a avoué être le garçon qui était avec mon ex ce soir là… J’ai essayé de faire en sorte que ma soeur le quitte sans lui dire pourquoi. Je voulais qu’elle le laisse car pour moi c’était trop dur d’en parler. Je refusais de voir la réalité en face, que ça m’était vraiment arrivé. Aujourd’hui, ma mère me croit, mon autre soeur aussi, mais celle qui sort avec le garçonn elle ne me croit pas et continue de sortir avec ce garçon.

  42. J’ai été violée à 8 ans par un monstre en la personne de mon frère qui soi-disant a violé une autre de mes soeurs. Cette soeur me l’a pas vraiment dit car moi je lui en ai parlé, elle a dit juste qu’elle savait pour moi et elle déclare a présent que c’est son imagination qui lui joue des tours et ce monstre a aussi violé ma soeur qui avait 7 ans, mais toutes les deux, le monstre leur a dit que c’était pas vrai et elles continuent de le fréquenter. Moi je le HAIS, je souhaite sa mort tout les jours, mais rien n’y fait, je pense que dieu veut qu’il vive, dieu se chargera de lui. Ma mère, je lui avais dit, mais elle m’a juste demandé “C’est qui ? Ton père ?”, je lui ai répondu “Non, ton fils chéri”, car elle le chérissait, c’était son premier fils (pour moi, c’est le monstre le problème). Avec maman, ça n’est pas résolu, car elle est décédée le 23 mars 2005 et là, je suis à moitié morte physiquement, j’ai un mari et un fils. Ils essayent de m’aider, mais je leur crie dessus et après je me calme, et c’est un cercle vicieux car je ressasse tout ça. J’aimerais perdre la mémoire pour plus vivre ce calvaire. Ce monstre vit heureux. Je suis sure que ce monstre dort bien. Moi, je dors plus depuis mes 8 ans, mais je peux pas porter plainte car y a prescription. Pour finir, j’ai été suivie par une psy qui m’a dit au final d’aller le voir et lui demander pourquoi il m’avait fait ça. Et après, il doit se faire pardonner. Moi j’étais abasourdie d’apprendre qu’une psy me demandait de lui demander pardon. Elle n’est pas tarée cette psy, vous croyez qu’une personne violée va dire merci à un monstre qui lui a bousillé la vie ? Voilà mon histoire. Comment je vis, non je survis.

  43. J’ai 13 ans et je ne réalise toujours pas vraiment. J’ai peur de revoir mon cousin (l’agresseur). Je me sens seule. Je ne me sens pas en sécurité… Chaque soir, je m’effondre et je revis cette scènes encore et encore. Un garçon est là pour moi, il essaie de me rassurer mais… Malgré tout, ça devient très pesant.

  44. Bonjour ,voilà j’ai vécu 14 ans d’abus par mon père. Aujourd’hui j’ai 28 ans mes relations sont compliquées j’ai toujours pas confiance en moi. Pourtant j’ai réussi à me battre j’ai un appartement, j’ai une voiture et un travail quand je suis motivé. Car évidemment j’ai obtenu tout sa seul et le plus dur dans tout ça c’est que j’ai mon frère à ma charge depuis 9 ans ce qui a posé problème avec mes ex. Vivre à trois c’est pas facile pourtant mon frère c’est mon tout ! Il sait ce que j’ai vécu il a grillé des chose sur moi et mon père du coup on est unis et pour rien au monde je le laisserai quitte à mettre encore ma vie de côté
    Car si ça durait 14 ans de silence avec mon père j’ai réussi malgré tout à en parler j’ai été suivi 7 ans par un spy par un E.D.M.R qui m’a fait grand bien.
    Mais le souci aujourd’hui c’est mon père : depuis que j’ai grandi, j’ai compris que c’était mal ce qu’il m’a fait et très grave. J’ai compris ces choses car je suis une femme maintenant mais je suis fragile parce que ça fait 13 ans que je suis plus avec lui 13 ans que je dors SAnS qu’on me réveille pour…….
    Mais hier, j’ai reçu un message de sa part. hors je l’avais bloqué. il avait créé un nouveau compte pour m’envoyer un cc et une dizaine de photo de lui. Je prend sur moi je suis au travail. Je fais encore semblant et en terminant ma journée c’est revenu automatiquement : je pleure dans ma voiture en rentrant j’explose de pleurs prise de plusieurs sentiments. Que faire ? Même si je vois un spy encore ça reviendra plus tard, je voudrais aller l’affronter mais le souci c’est que je sens encore cette faiblesse en moi face à lui je voudrais être sereine et pas lui montrer que je galère. malgré que je reste une bonne vivante…

    Désolée pour les fautes et n’hésitez pas à me donner des conseils j’en ai besoin je recherche surtout une personne qui a réussi à ne plus être déstabilisée face à lui…

  45. Merci pour tous ceux qui témoignent leur souffrance, bravo à vous. Moi aussi j’ai vécu la même chose moi j’étais abusé j’avais entre 4 et 5 et au bout de 45ans j’ai voulu déposé plainte. Y avait prescription mais cela ne m’a pas suffit j’étais avec un homme pendant 14ans et j’étais violé pendant 10ans et je suis restée dans le silence il était un pervers narcissique et quand j’ai voulu déposer ma plainte y fallait que je sorte de chez lui alors je me suis retrouvée au foyer. C’est au bout de 12 jours que j’ai pu déposé ma plainte sauf que il y avait plus aucune trace de viol alors ma plainte a été classée sans suite. L’homme qui m’a violée vit heureux : à peine 3 mois de séparation il avait refait sa vie. J’ai beaucoup de colère j’ai de la haine envers lui.

  46. Moi aussi cela m’est arrivé comme plein de personnes à qui je donne mon courage pour se reconstruire. j’ai aujourd’hui 13 ans mon cousin a abusé de moi de mes 6 à 11 ans jusqu’au jour ou j’en ai parlé j’ai portée plainte l’erreur de ma vie j’ai suivie une procédure très longue et toujours pas finie j’ai d’abord été interrogé ensuite mon cousin prévenu 1 mois avant et le gendarme s’occupant de mon affaires lui a dit qu’il ne me croyait pas et que je mentais donc mon cousin a été interrogé verdict je ne suis pas cru et je vais bientôt être réinterrogée pour mensonge (excusez moi je ne connais pas le nom exacte) c’est horrible je ne comprends pas comment cela a pu arrivé ainsi je suis désespérée. Bonne chance à vous tous. Cordialement

  47. Alicia, il ne faut pas désespérer !
    Regarde dans les commentaires au-dessus, il y a des numéros à appeler qui pourront t’aider à surmonter cette épreuve ! Bon courage, tu vas t’en sortir.

  48. Bonne chance a vous tous courage

  49. Bonjour, merci beaucoup pour ton témoignage. Via mon travail, j’ai rencontré une jeune fille de 17 ans, agressée et/ou violée à plusieurs reprises par plusieurs personnes. Quand elle essayait d’en parler à ses “amies”, la réponse était malheureusement un douloureux “tu exagères” ou “ce n’est pas si terrible”. Elle a une force intérieure incroyable et elle avance. Mais c’est dur. Aujourd’hui je lui ai dit que son corps lui appartenait et que personne n’avait le droit de la toucher sans son consentement. Elle m’a dit que j’étais le seul à lui dire ça. J’ai trouvé ça effrayant. Quelle société banalise à ce point le viol ? Pour le moment, j’ai surtout beaucoup de mal à lui faire accepter qu’elle n’est que la victime : cette jeune fille est si pure qu’elle a peur de leur faire du mal – malheureusement, les gens malintentionnés jouent aussi là-dessus pour la faire culpabiliser. Vos témoignages sont très importants pour moi, pour me guider sur comment l’aider ; et pour elle. Merci.

  50. Cet article de 2014 est très important pour moi , encore à l’heure actuelle. J’ai 17 ans, j’ai vécu un viol à 16 ans. Je n’arrivais pas à placer le terme « viol » sur ce qui m’est arrivé étant donné que c’est mon ex-Petit copain qui m’a fait ça. Je n’arrive plus a m´aimer. Je me sens littéralement humiliée et dégoûtée et seule. Cet article montre peut-être qu’il y a une chance de revivre normalement.

  51. Bonjour Marie,

    Il faut bien sûr continuer à vivre mais aussi en parler ! Si tu sais avoir été victime d’un viol va en parler à la police, à des proches ou au moins à un psy. Il ne faut pas laisser traîner cela, pour qu’on te rende justice et que tu puisses avancer. Force à toi,

    La ZEP

  52. Bonjour à toutes,
    Vos témoignages sont bouleversants. J’aimerai tellement pouvoir effacer toutes violences faites aux femmes et aux enfants. Chacune d’entre vous est infiniment précieuse. On ne touche pas le corps d’une femme sans son autorisation. Aussi victime pendant 15 ans, aujourd’hui à 44 ans, je ne sais toujours pas comment apaiser toutes ces angoisses, ces peurs, cette colère. Mais vous lire me donne le courage d’essayer d’affronter tout ça. Rien n’est facile, plus rien n’est innocent, jamais je n’oublierai. Mais je ne veux pas mourir un jour en me disant que je n’ai pas vécu. Je ne sais pas comment m’en sortir . Comment re-vivre plutôt que survivre ? Comment dépasser cette peur et retrouver un peu d’insouciance. Je ne sais pas comment. Mais pour vous toutes qui écrivez et partagez votre vécu et douleurs, je vais essayer de vivre. Et une dernière chose : la victime n’est jamais coupable ! Jamais. Les gens adorent trouver des coupables aux situations difficiles à entendre. C’est leur moyen de se protéger eux-mêmes car ils ont peur ou sont ignorants. Le seul coupable est le ou les salopards qui ont abusé de leur force physique ou emprise sur la victime. C’est vous la victime, c’est vous qu’on doit aider et protéger, pas l’inverse. Ca fait 30 ans que cette culpabilité me tue. J’ai aussi entendu ces phrases à la con “C’est que vous avez fait quelque chose pour provoquer ça “. Cette phrase (entendue d’une policière ) me hante depuis 30 ans. Je veux que ça s’arrête. Le peu d’énergie qu’on a encore doit servir à nous renconstruire et non pas à nous justifier auprès de ceux qui ne savent pas. Je vous envoie plein de force.

  53. Malheureusement au jour d’aujourd’hui les violeurs s’en sortent pratiquement toujours avec juste une petite amende et 2 mois de sursis

  54. Merci pour ta contribution…j’écris un projet de film en ce moment sur une jeune femme que j’ai connu il y a un an. Une femme plein de vie, elle s’amuse comme une gamine de 5 ans j’ignorais qu’a cet âge on lui avait déjà volé son enfance…

  55. Cet article est vraiment bien pour les personnes qui veulent comprendre le pourquoi du comment ou pour s’aider à s’en sortir eux-mêmes.
    Plusieurs personnes m’ont fait des réflexions comme quoi c’était de ma faute et que c’était bien fait car j’avais été trop naïve je ne sais toujours pas comment quelqu’un arrive à dire de telles choses et ne pas se remettre en question…
    Je vais avoir 17 ans et ça m’est arrivée il y a 2 ans, j’ai gardé le secret au début même pour moi en me disant qu’il ne s’était rien passé, j’avais assez de problèmes pour en avoir un de plus de cette importance.
    J’en ai d’abord parler à ma soeur, ça a été la première à le savoir, elle m’a énormément aidée en me répétant que ce n’était pas de ma faute et que la seule victime dans l’histoire c’était moi, le deuxième a été mon frère qui n’a pas réagi plus que ça, ce qui m’a fait très mal et qui me touche encore maintenant, ensuite mes ami(e)s proches l’ont été. En effet, il y a pas mes parents dans le lot.
    Ils ont été les derniers au courant enfin d’abord ma mère et par la suite mon père. J’ai eu une année d’école très tourmentée, je n’allais plus à l’école, je travaillais jamais et j’ai commencé à fumer aussi, je parlais jamais, mon caractère et mes émotions ont changé pendant cette année. Ca s’est passé chez moi, j’avais 14 ans, mes frères et soeurs n’étaient pas la et mes parents m’avaient laissé toute seul à la maison… Le fait de ne pas leur en parler et d’avoir cette haine constamment envers eux est de ce fait la, de m’avoir laissée toute seule, mais que mes parents ne soient pas au courant de ce qui m’était arrivé était encore plus douloureux. Au final, ça n’a pas changé grand chose, ça les a peut-être même empirées.
    Je pense que les personnes atteintes de ce genre d’abus devraient trouver la force d’en parler le plus vite possible et que leurs proches soient la pour eux en permanence… en tout cas moi j’en aurais bien eu besoin…
    Ne vous laissez pas abattre, on est fort et on va s’en sortir !!!

  56. Aujourd’hui j’ai 33 ans et à l’âge de 6 à 11ans j’ai subi plusieurs viols par un membre de ma famille. Et de 11 à 15 ans, j’ai subi des attouchements sexuels par le mari de la meilleure amie de ma mère. Aujourd’hui il est derrière les barreaux car il y a plusieurs victimes (10 en tout) dans l’attente d’un procès. Pour l’autre agresseur c’est très dur car il est âgé 84 ans. Pour moi ils ont brisé ma vie, je pourrais jamais me reconstruire, j’ai la peur des hommes, manque de confiance en moi.

  57. Bonjour je ne sais pas vrmt si j’ai été abusée en fait j’ai tjr pense que si mais j’ai préféré me dire que non.. Presque deux ans après je commence à me dire que ce fut bien le cas. Mais je me sens quand tjr fautive et honteuse..

  58. bonjour
    apres avoir connue l ‘inceste avec mon père pendant des années
    aucun soutien de ma famille en septembre 2018
    je suis agresse chez moi et violée j’ai 66 ans apres un depot de plainte au commisseriat je passe pour une menteuse
    depuis j ‘ai envie de mourir j ‘ai honte pourquoi personne veut entendre

  59. Cela fait deux mois que je suis en couple avec une fille.On s’est connu á l’aide d’une amie qui m’a donné son numéro.Tout allait très bien jusqu’á ce qu’elle commence á ne plus répondre rapidement á mes textos,á les lire et á ne plus me prêter attention.On s est rencontré une fois,ensuite elle m’a dit que la prochaine fois on sera chez elle. Quand on s est rencontré on faisait l’amour,jusqu’á ce qu elle commence á s’énerver et á me dire de ne plus la toucher.Je l’ai obéit.Hier soir,j en pouvais plus de son comportement,je lui ai dit que je voulais qu on parle..et c est lá qu elle m’avoue qu’elle a été violée.Je ne sais pas quoi faire.Je ne veux pas la perdre et elle s éloigné de moi de jour en jour.Dois je lui laisser du temps?Après elle va peut être revenir?Comment la convaincre qu elle peut compter sur moi et que j’en suis lá pour l aider á dépasser tout ça, je n’en sais plus rien

  60. Bonjour,
    J’ai été victime d’abus sexuel par une personne que je considérais comme un ami… J’ai pris rendez-vous avec un psychologue, mais je ne souhaite pas porter plainte… Je n’en ai pas encore parlé à mes parents par peur… Ce soir là j’avais bu, et j’ai peur que mes parents réagissent mal. Je ne sais pas si j’aurais le courage de leur dire. Depuis ce fameux soir, je ne fais que repenser à ce qu’il sait passé. J’ai maintenant peur de recroiser cette personne alors qu’il y a encore peu il était pour moi un véritable ami. J’ai si peur de ne pas réussir à passer à autre chose…

  61. C’est déjà bien d’en parler à un psy je pense ! Il saura discuter avec toi de l’utilité de porter plainte et d’en parler à tes proches.
    Je ne pense pas qu’ils t’en voudront, ils seront surtout là pour te soutenir !
    En parler c’est le digérer et réagir c’est faire justice. (Et éviter qu’il s’en prenne à d’autres…)
    A ton rythme, tu vas t’en sortir j’en suis sûr.
    Force à toi !

  62. Je suis en début de thérapie emdr, qui permet de traiter les troubles du comportement dus à des traumas répétés, sexuels et violents.
    Je laisse ici le site ou les thérapeutes emdr sont répertoriés, je pense que cela peut aider de nombreuses personnes…
    Il faut s’accrocher..
    http://www.emdr-france.org/web/quest-therapie-emdr/

    Merci pour votre courage, et votre grandeur dans l’écoute et le partage

  63. Je cherchais à comprendre pourquoi j’avais autant peur de cet homme avec qui j’ai vécu pdt 5 ans, relation que j’ai arrêté en 2011, je pensais qu’il n’y avait eu que des violences conjugales sous toutes formes à proprement parler…. J’étais dans le déni total, malgré les cauchemars et les flashs back… J’ai arrêté de nier il y a presque 2 mois, à cause d’une courte relation où il y avait “forcing”…. Maintenant je comprends plein de mes réactions corporelles, psychiques et émotionnelles….
    Je n’oublierai jamais, ni ne pardonnerai tout ce qu’il m’a fait subir…. Je veux juste savoir comment ne plus avoir peur de lui
    Merci

  64. Merci pour ton courage, pour reprendre ta bienveillance..
    Tu es une bonne personne ..

  65. J’ai trouvée que cet article est très touchant et m’a beaucoup appris. Je tenais à te remercier d’avoir parler pour tous ceux qui souffrent et sont restés dans le silence le plus complet. J’ai conseillé à une amie de lire cette article et des démarches ont été effectuées. Pour le bonheur de ses proches et le sien surtout, elle se remet et se lève tous les matins déterminée !!! Merci beaucoup pour ton aide précieuse.

  66. Bonjour à tous violée et tombé enceinte, je suis mariée, mon mari me donne aucun soutien moral, je me sens abandonnée.

  67. Bonjour. J’ai aussi été victime d’un viol à l’âge de 7 ans par un cousin je sais plus quoi faire il ne se passe pas un jour sans que je repense à ce qui m’est arrivé. Je sais pas non plus comment le dire à mes parents, j’ai actuellement 20 ans bientôt 21. J’ai besoin de vos conseils svp.

  68. Bonjour Haoua,

    Si tu remontes dans les commentaires tu trouveras des infos de ma part. Démarches, numéros à appeler, etc…
    Tu n’es malheureusement pas seul dans cette situation. Je te conseille d’en parler, à quelqu’un, que ce soit tes parents, un psy ou la police, pour commencer à te libérer de tout ça et trouver des solutions. Courage.

  69. bonjour,
    je suis christian, j’ai rencontré une jeune et belle fille en 2012 nous avons fait connaissance et avons noué une relation sentimentale qui a abouti au mariage en janvier 2013. En effet, au jour d’aujourd’hui elle est mon épouse et nous avons 3 enfants. Il y a a peine 3 semaines, j’ai appris par une personne interposée que mon épouse a du subir un viol dans son enfance. Raison de son comportement introverti je me suis rapproché d’elle pour m’enquérir de la situation qu’elle a confirmée et m’a dit qu’elle l’a subi à l’âge de 9 ans. Ensuite après plusieurs questions elle me dira qu’elle en a fait part à ses parents 5 ans après. Ses parents se sont sont rapprochés de ce voisin responsable du viol qui selon ses dires a nié les faits. et ses parents n’ont pris aucune initiative par la suite ni pour la sanction du violeur ni pour trouver une solution qui traumatise mon épouse depuis plus de 22 ans aujourd’hui car elle a 31 ans. Pour être franc après plusieurs observations chez mon épouse, j’ai toujours su qu’elle avait un problème profond qui l’accablait mais elle n’osait pas en parler.
    Le responsable de cet acte odieux est encore en vie et a été victime d’un accident vasculaire cérébral.Je souhaite monter au créneau pour la justice afin qu’il réponde de ses actes. Aidez-moi je vous en prie a reconstruire l’état psychologique de mon épouse.
    Merci.

  70. Bonjour
    J’ai subi un viol, j’avais 13 ans. Mon frère. J’ai 61 ans. Et j’en ai parlé à ma mère il y a quelques mois. Hier nouvel échange sur ce viol.
    Sa réponse ‘oh, maintenant, moi je suis vieille. Que veux-tu que j’y fasse ?
    Elle nie ce qui s’est passé pour être tranquille. Évidemment, ce frère toxique est son chouchou depuis que mon père est mort. De plus, à 90 ans, elle nie encore que nous étions des enfants battus par leur père.
    Ce qui est révoltant, c’est de comprendre que des adultes refusent de protéger leur enfant, même quand ils savent.
    J’attends que ma mère demande des comptes à mon frère.
    Tout cela est resté enfoui jusqu’à mes 54 ans. Aujourd’hui, j’ai commencé à parler et je ne vais plus m’arrêter.
    Je demande justice et réparation pour ce viol. Et je vais aller exprimer cela auprès de cet homme toxique.
    Même s’il ne reconnait rien, je vais lever ce secret de famille.
    Beaucoup de lumière pour vous tous et toutes qui ont ce secret en eux. L’oubli n’est pas possible mais vous avez le droit de vivre heureux

  71. Je suis très touché par cette article ! J’ai été victime aussi y a quelque années et cela fait quelque mois que mes proches sont au courant.
    Courage à vous les filles ! Et n’ayez pas peur de dire à quelqu’un !

  72. Superbe article intéressant. J’ai été victime aussi de deux viols par mon frère. 30 ans après il me traumatise, essaye de m’atteindre encore. J’ai parlé à ma famille, personne me protège, c’est un cauchemar. Mon trauma était si fort que je suis devenue amnésique durant 15 ans. J’ai 55 ans, je me retrouve, je ne me connais pas, je souffre du manque de soutien de ma propre famille, je recherche un livre parlant des réactions des proches. Je voudrais un peu d’aide car je me sens tellement rejetée. Je ne comprends pas pourquoi ils côtoie ce frère qui me harcèle, je me sens en danger, je fais du self défense pour me rassurer. La police n’a rien fait. J’ai porté plainte trop tard et lui sait qu’il y a prescription. Je dis ouvertement à toutes victimes de viols, levez-vous, bâtez-vous, entourez-vous de personnes positives à vos yeux, fuyez ceux qui ne vous respectent pas, cela vous aidera à guérir. Si quelqu’un connait un bouquin concernant famille viol réactions…

  73. Ma fiancée vient de m’annoncer qu’elle avait été victime de viol durant son enfance, maintenant j’aimerais la marier mais j’aimerais savoir des astuces pour m’aider dans ma vie de couple… Comment l’aider et entretenir une vie de couple parfaite ? Merci d’avance.

  74. Bonjour je m’appelle Christelle , et j’ai 31 ans et j’ai subit des attouchement sexuel et viols, quand ma mère s’est remarié et la mon enfer a commencé j’allais sur mes 10, et j’ai subi sa jusqu’à mes 21 ans et ma mère ne m’a pas cru elle m’a traité de menteuse mais pour moi c’est dur, j’ai rencontré un garçon a qui j’ai eu un garçon , et la je les quitter car il me respectait pas ,est là je suis tombé exactement pareil mon copain par moment me respecte pas il me rabaisse est il m’a mm demander si mon histoire je l’avais pas inventé pour le mettre en prison et touché son argent du coup je me sens seule sur sa je vois une psychologue dans le emdr ça fait pas longtemps que j’ai commencé mes c’est dur de vivre avec ça.

  75. J’ai connu 3 hommes dans ma vie. Les 3 m’ont violée. Dois-je vraiment penser que je n’y suis pour rien? Difficile dans mon cas….

  76. Peu importe ton attitude, rien ne justifie un viol. Ce ne sera jamais ta faute. Courage, et n’hésites pas à regarder les liens, numéros et commentaires au-dessus, ça peut aider.

  77. Aujourd’hui. J’ai 16 ans, à l’age de 7 ans meme moins je ne sais plus vraiment . Mon pere ma touché ou me bloquer quand je voulais pas … sa a jusqua mais jusqua11 ans . Quand c’est are penser que tranquille , que jallais bien. a l’âge de mon frere ma lui aussi toucher ainsi que les masturbation etait presant . Aujourd’hui jai 16 ans , jai parler ma patronne du salon de coiffure , et elle ma aider a aaller au commissariat , une plainte a ete poser , et je vis chez ma soeur , mais jai limpression detre rejeter , jai des crise dangoisse je suis clostrophobes et jai des toc … javais limpression daller bien mes je me suis vite rendu compte que se netait pas le cas , jai limpressions de servir a rien ici, jai souvent des envie suicidaire , et je nai pas envie davancer, mes mes amie ne comprene pas mon malaitre et il y a meme pas 5h de cela un ami ma dit que je pouvais repartir de , que eu tout mon temps pour pleurer et en me disant que je devais me relet je c’est que c’est parcmer , ma confidence face a mon passer et quil a reagi zero parce qu reagissijais caquiareagiss parceque ses mot m’ont blessé… mes j’oublierais jamais mon passé.

  78. Bonjour Ophel,
    Ne te décourage pas ! As-tu des personnes en qui tu as confiance et qui te soutiennent ? Il faudrait que tu puisses parler à quelqu’un capable de t’aider psychologiquement, comme un.e psy, un.e infirmier.e. Il y a aussi « Stop Violences Femmes » https://stop-violences-femmes.gouv.fr/A-qui-m-adresser.html , tu pourras y trouver une oreille attentive.
    Ne lâche pas l’affaire, tu vas t’en sortir !
    La ZEP

  79. Tiens le coup !

  80. J’ai était victime de viol il y a quelques semaines, je ne sais pas comment m’en sortir, je n’arrive pas à enlever ce problème dans ma tête. Je n’ai qu’une seule chose dans la tête, l’envie de mourir…. Je ne trouve plus le sens de ma vie, je ne sais plus à quoi ça sert de vivre après une tel chose.

  81. Bonjour Lynah,

    Tiens le coup ! C’est terrible ce qui t’es arrivé et tu devrais en parler. Il y a des gens qui peuvent t’aider à reprendre goût à la vie et peut-être à rendre justice pour ce qui t’es arrivé. Tu vas y arriver, pas à pas. Regarde dans les commentaires précédents, j’ai, de nombreuses fois répondu en conseillant des numéros à appeler, des gens à contacter ou des démarches à faire. Ce n’est pas la fin en tout cas, tu vas t’en sortir j’en suis sûr.
    Courage à toi.

  82. Que c est difficile de vivre avec cette haine, ce dégoût de soi.
    Moi j avais 4 ans et demi et c est mon cousin de 19 ans qui a abusé de moi. J ai toujours été très mal dans ma peau, à me sentir différente, bizarre. Et a force de thérapie et de question sur mes comportement peu “normaux”, (plein de relation sexuel, difficulté à garder mes amitiés, colères……ect et surtout envie suicidaires, 8 hospitalisation en clinique psychiatrique) les souvenirs sont remontés et quel choc (surtout grâce à emdr)….. pour moi ca a vraiment été d une violence, j était incapable au début d employer le mot “viol”. Je l aimais mon cousin et je crois que le pire ca été une fois ou ses parents, mon oncle et ma tante l on surpris sur moi, j ai été éjectée dans un coin de la pièce, (à cet instant précis j avais qu’une envie c est de disparaître déchirer mon corps) et ma tante criais: “vous vous rendez compte si elle parle”……..et de me prendre les 2 poignets et de me regarder fixement en me disant: “dis que tu diras rien!! Dis que tu diras rien!!” Quelle horreur. J ai donc mis 36 ans à me souvenirs, aujourd hui j’en ai 44. Je l ai dénoncé après une énième Tentative de suicide…. et l ai même rencontré. Pour lui, il c est positionné en victime et j ai ce sentiment atroce de ne jamais inconsciemment avoir quitté , enfin mon esprit est toujours bloqué à ces événements (J ai 5 scenes avec une précision incroyable). J ai réussi malgré tout à avoir une vie professionnel je suis célibataire sans enfant, et aujourd hui je ne l en sort pas du tout. Je m isole j ai l impression d être totalement coupée de la vie.
    Je me demande pourquoi on doit en passer par la? Courage courage à toutes et tous, c est une douleur inexplicable à vivre…..

  83. que c’est difficile d’avancer j ‘ai toujours envie de pleurer mais je n y arrive pas, j ai envie de tout casser je ne peux plus me regarder je deviens boulimique je ne m ‘arrête pas de manger et je ne parle pas je m’exprime uniquement en écrivant. tout me fait peur même de sortir. je n ‘ai plus envie de faire quoi que ce soit. j’ai gardé ce secret en moi pendant de nombreuses années et ça a resurgi depuis peu je ne sais pas pourquoi je fais des crises d’angoisse jours et nuits et surtout des envies suicidaires. mes nuits sont très courtes et agitées. je n arrive pas a franchir le pas pour aller voir un psy.