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ZEP11 avril 2020

On compile, on interroge, on résume. Parce que, parfois, nous aussi on a des choses à vous dire !

Coronavirus : pour les jeunes Français à l’étranger, rentrer ou rester ?

Tour du monde au temps du coronavirus. En fonction des situations dans leurs pays respectifs, les français à l'étranger se demandent s'ils doivent rentrer.

Par ZEP11 avril 2020

À la ZEP, on relaie des témoignages, des histoires, des vécus mais parfois on les compile ! Aujourd’hui, au jour 26 du confinement, on laisse la parole à ces Français à l’étranger. Parce que la pandémie de coronavirus est mondiale et qu’en fonction des pays, tous ne le vivent pas pareil. Surtout quand il s’agit de rentrer en France ou d’y rester. Russie, Turquie, Kenya, Chili ou Thaïlande, tous ne sont pas logés à la même enseigne.

Bienvenue sur « Sample », le podcast qui mélange, superpose et confronte les voix des jeunes pour donner à entendre notre société.

Toutes nos créations sont disponibles sur les plateformes de podcast : SpotifyApple PodcastSoundCloud, Pippa et Youtube.

« En Russie il n’y avait pas vraiment de réelle mise en garde, donc c’était pas évident de prendre conscience de l’ampleur du coronavirus. Malgré les nouvelles qui nous venaient de France. » Eléa

Pour lutter contre la propagation du Covid-19, plus de 4 milliards de personnes dans plus de 100 pays sont confinés. Plus de la moitié de la population mondiale. Parmi eux, beaucoup de français qui se sont tous posé cette même question : rentrer ou rester où on est ? Eléa, Simon et Chaya ont décidé de rentrer. Et ça n’a pas toujours été simple.

« On a commencé à voir l’armée chilienne apparaître dans les rues et on s’est dit qu’on préférait avoir affaire à des soldats français. Et à des hôpitaux français aussi car le système de santé chilien est très néolibéral, plus encore qu’aux Etats-Unis. » Chaya

Alors partir ou rester ? Depuis le mois de septembre, Claire est en Turquie et, si la situation ne l’a jamais trop inquiétée, elle s’est, elle aussi, posé la question de rentrer.

«Au Kenya, il y a moins de 200 lits en soins intensifs pour tout le pays. Et puis on a l’impression qu’il y a vraiment deux Naïrobi  : le premier qui a les moyens de s’offrir des masques et de rester confinés et celui où les gens sortent tous les jours et où la distanciation sociale n’existe pas. Avec mon mari, on est journalistes, on s’est dit qu’il fallait rester, pour en parler. » Elodie

Garder le contact avec ses proches, c’est aussi important. Valentin est sur l’île de Koh Tao, en Thaïlande, en tant que touriste, plutôt préservé du coronavirus, la pression est quand même bien présente.

« C’est un peu culpabilisant quand on a nos proches en France au téléphone. On se dit qu’on est tranquilles au chaud en Thaïlande quand tout le monde est confiné chez soi. Mais on peut rien faire ! Alors on s’est clairement dit qu’on allait rester ici. Plus en sécurité. Et puis en France je suis intermittent du spectacle donc j’ai pas de travail qui m’attend en ce moment. » Valentin

Sample. Un podcast qui mixe la parole des jeunes pour une meilleure écoute de notre époque.

Ça vous a plu ? Allez, on vous laisse avec l’épisode « Confinement » sur l’éducation à la maison et ses inégalités :

MAJ : La situation évolue en permanence, partout. En Turquie, Claire nous informe ce matin : « Hier, il y a eu un discours du Président, Erdogan, vers 22h qui disait qu’on allait être confinés pendant deux jours. Donc, interdiction de sortir sous aucun prétexte. Comme l’annonce a été faite super tard et que le décret prenait effet à partir de minuit, ça a créé un vent de panique. Tout le monde s’est rué dans les magasins. On suppose qu’à partir de lundi, ce sera comme en France. Mais on ne sait pas encore. » À suivre…

 

Merci à Eléa, Simon, Chaya, Claire, Elodie et Valentin

Illustration © La ZEP // Yasmine Mady

Réalisation et montage : Sonia Déchamps

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