Chantal I.

Chantal I.14 novembre 2018

Je suis caractérielle mais gentille.

Grâce au sport de compétition, j’ai découvert l’Europe

Avec mon club de handball, j'ai fait des tournois dans toute l'Europe. Une occasion de voyager, de découvrir des cultures, de nouvelles langues, et surtout de me faire des potes.

Par Chantal I.14 novembre 2018

Barcelone, Milan, Hambourg, Varsovie. Sans vraiment voyager, j’ai fait le tour de l’Europe. Cette chance, je l’ai eue grâce à mon club de handball. Depuis maintenant six ans, je fais du handball au club municipal d’Aubervilliers. Un sport merveilleux qui m’apprend beaucoup sur moi et sur le monde.

Depuis trois ans, je joue en championnat de France moins de 18 ans, ce qui signifie que les déplacements pour nos matchs peuvent se faire dans toute la France, comme à Marseille, Bordeaux, Reims, Toulouse ou Lyon, mais qu’il y aussi des tournois à l’étranger. Grâce à ce sport, j’ai pu découvrir différents pays d’Europe. À chaque fois, on se déplace en car, on dort à l’hôtel, on mange au resto et puis surtout, on est toutes ensemble. À chaque déplacement, on joue au handball, mais on découvre aussi de nouveaux paysages, de nouvelles langues, de nouvelles cultures.

En Pologne, par exemple, la manière de s’habiller est très importante. Mettre un jean déchiré n’est pas forcément bien vu. Un jour, après nos matchs, on est allées en ville. On devait s’habiller autrement qu’en jogging, donc on a toutes mis un jean. Avec quelques unes de mes coéquipières, nous avions des jeans déchirés. Dans la rue, tout le monde nous regardait bizarrement. Et là, une femme a interpellé notre groupe et nous a dit en Polonais : « Wkładanie podartych jeansów jest bardzo wulgarne dla młodych dziewcząt ! » Ce qui signifie :« Mettre des jeans déchirés est très vulgaire pour ces jeunes filles ! » Ça nous a surprises, limite choquées. Avant cet épisode, je ne pensais pas que la manière de s’habiller dépendait du pays dans lequel on habitait. Les Polonaises, elles, étaient toujours habillées avec des jeans sans trous, des robes avec des collants bien comme il faut ou des chemises. Du coup, nous, avec nos habits français, on se sentait mal à l’aise, limite pas à notre place.

Des copines dans pleins de pays

Au printemps 2017, on est parti avec l’équipe à Milan, en Italie, pour participer à un tournoi international.On est restées là-bas pendant une semaine. On dormait dans des dortoirs à côté du gymnase. Les quatre premiers jours, on se levait et on partait direct s’entraîner pour être prêtes pour le tournoi qui avait lieu le cinquième jour. Les deux derniers jours étaient réservés pour des activités comme le shopping ou les visites du centre-ville. On a aussi fait du bowling. On est allées manger au resto. J’ai pu acheter des habits, mais pas plein, parce que c’était pas si abordable que ça. J’ai trouvé que Milan, c’était une belle ville, propre par rapport à Aubervilliers !

C’était pour elle aussi découvrir l’Europe et ses si belles villes que Célia s’est inscrite, au lycée, en classe européenne. Résultat : elle n’a jamais quitté la France.

À chacun de ces voyages, vu qu’on est toujours en groupe, les gens essayent de nous parler, de savoir d’où on vient, quel sport on fait, etc. Ça facilite les rencontres ! Lors des tournois, je rencontre des joueuses venues de plein de pays différents comme l’Allemagne, la Belgique, la Chine et d’autres encore. Pour se comprendre, c’est un peu compliqué. Mais on utilise l’anglais. J’essaye de me débrouiller, même si j’ai beaucoup de mal avec cette langue. Après les tournois, j’essaye de garder contact avec certaines filles. On échange nos Snap et nos numéros. Sans ce club de hand, je ne pense pas que j’aurais pu faire tous ces voyages, car je n’ai pas de famille ni en Pologne, ni au Danemark. Et maintenant que j’ai des copines dans plein de pays différents, je me dis que ce sera plus simple quand je voudrai voyager par moi-même : elles pourront m’héberger !

 

Chantal, 16 ans,  lycéenne, Aubervilliers

Crédit Photo : Flickr // CC Tom Page

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