Nanterre Université

Nanterre Université1 avril 2018

En partenariat avec l'université de Paris Nanterre, des étudiants formés par la ZEP ont récolté ces témoignages.

J’ai essayé des drogues à l’étranger !

LSD, cocaïne, ecstasy... Ces drogues, c'est en étant à l'étranger, mon BTS en poche, que je les ai testées...

Par Nanterre Université1 avril 2018

C’était il y a six ans. Je venais de finir mon BTS Management et je sortais d’une rupture difficile après sept ans de relation avec la même fille. On devait partir ensemble en Australie et en fin de compte, ça s’est fait, mais avec un groupe de potes de la même promo de BTS que moi.

J’ai passé six mois au pays des kangourous, j’ai fait des petits boulots comme les vendanges, puis de la vente en prêt-à-porter. J’avais l’habitude de me détendre en fumant un joint après le boulot. Par contre, lors de soirées, j’ai décidé de tester des trucs nouveaux.

La première drogue que j’ai essayée, c’était le LSD, qu’on a acheté 20 dollars australien avec mes potes. La seconde, c’était l’ecstasy, même prix que pour le LSD. Je me suis dit pourquoi pas tenter, j’étais curieux. Je voulais me mettre bien et passer une bonne soirée avec mes potes, car ils arrêtaient pas de me dire qu’avec les effets, la soirée n’en serait que meilleure.

Avec le LSD et l’ecstasy, j’ai vraiment ressenti les effets. J’étais plein d’énergie, en speed, j’avais cette super impression que tout le monde me regardait. J’étais le centre du monde. Je me rappelle de deux moments avec ces drogues. Le premier moment, c’est après la prise de LSD. Avec des potes on rigolait comme des cons pendant dix minutes devant le tag d’un pénis dans les chiottes d’une boîte.

Je voulais m’éclater !

L’autre souvenir, c’est avec l’ecstasy. Je me suis fait recaler à l’entrée d’une boîte, j’ai alors rencontré une nana qui avait l’air déprimée. J’ai fini la nuit dans son lit ce qui m’a évité de finir en garde à vue à cause de la connerie d’un pote. Il a cru s’en sortir en filant mon nom et l’hôtel où j’étais, mais je n’y passais pas la nuit.

L’ecsta, Martin aimerait pouvoir s’en passer. Tiraillé entre ses vertus désinhibantes et ses effets psychotiques, il n’arrive pas à tourner la page.

La dernière drogue que j’ai prise c’était de la cocaïne lorsque j’ai fait une escale en Thaïlande pour rentrer en France. J’ai claqué le budget de ma soirée dedans et au final, je me suis senti minable, car je n’ai ressenti aucun des effets donc ma soirée s’est avérée pourrie.

Les effets pour les premières drogues étaient sympas. Ce dont je me souviens le plus, c’est la descente du LSD. Un de mes potes a fait un bad trip, ce qui nous a plombé la soirée. On est donc rentré au camping et on a tous eu des hallucinations. On croyait que des gens tournaient autour de notre tente, un film d’horreur gratuit dans un pays inconnu.

J’avais 20 ans quand j’ai essayé ces trois drogues, à l’étranger. Depuis je n’en ai pas repris. Je voulais  tout simplement faire de nouvelles expériences. Par contre, j’ai continué à fumer des joints pendant quelques années. Je trouve quand même que ces drogues peuvent être assez dangereuses, parce que tout le monde ne réagit pas pareil aux effets et parce que ça peut créer une addiction.

Et puis, c’est pas facile d’en parler à ses proches ! Pour eux, c’est quelque chose de grave et d’irresponsable. Mais bon j’étais jeune, je voulais m’éclater.

 

Pierre, 26 ans, salarié, Paris

Crédit photo © Rick and Morty // Moonmen music video

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