Hubert C.

Hubert C.31 mai 2017

Ancien étudiant en Lettres modernes à l'université Paris 3 - Sorbonne nouvelle, la plume toujours à portée de mains, Parisien de retour d'un long séjour en Asie.

Loin de Paris, il me manquait ma dose de culture

Paris, capitale culturelle... La carte postale est si belle qu'à l'autre bout du monde, Hubert n'a pas pu s'en défaire...

Par Hubert C.31 mai 2017

Pendant presque six mois, j’ai eu la chance de séjourner à l’étranger. J’ai quitté Paris pour une autre capitale, mais d’un petit pays d’Asie du Sud-Est. Féru de culture, je me suis jeté sur toutes ses manifestations.

Un musée, un unique spectacle de danse, une programmation cinématographique des plus sommaires. À part cela, presque uniquement du patrimoine architectural ou immatériel.

A mon retour, avant même certaines retrouvailles, un besoin m’a saisi : j’ai réservé des places pour le théâtre, presque chaque soir pendant trois semaines.

En journée, j’ai épuisé les expositions qui m’intéressaient, puis je suis retourné dans mes musées fétiches. Lorsque je n’étais pas au musée, je m’enfermais dans les salles obscures. Je ne compte pas mes lectures, vieux dada (au demeurant accessible à tous, du moins en France, car leur importation depuis mon asile éloigné coûtait une fortune). Bref, un constat s’est imposé à moi : j’étais en manque de culture.

Paris : un fourmillement culturel

J’ai toujours vécu dans le centre de Paris : la culture, elle est autour de moi. A tel point que je ne suis pas allé au musée du Louvre depuis des années, sachant trop bien qu’il était là et qu’il me suffisait de quelques dizaines de minutes pour le rejoindre. A force de tout avoir à portée de main, on ne voit plus les choses. Mais m’être éloigné de Paris m’a fait prendre conscience de tout cela.

J’ai eu l’impression de revivre lorsque, à mon retour, j’ai pu m’imprégner de culture. Comme sous perfusion.

Il y a, à Paris, un fourmillement culturel dont on ne sait pas, je trouve, assez profiter. À cinq minutes de chez moi se trouvent quatre cinémas, dont trois d’art et d’essai. À moins de dix minutes, trois musées. Je ne peux pas énumérer les galeries… en tout genre.

Malgré leurs disparitions successives, une librairie de quartier à quelques pas de mon appartement m’assure de vrais conseils.

Si je m’éloigne un peu, quitte à prendre les transports en commun, j’ai accès aux adresses dont ont rêvé certains touristes pendant des années, économisant, avant de traverser continents ou océans pour enfin y accéder. J’ai en plus droit à un tarif réduit, étant étudiant et âgé de moins de 26 ans.

Tout cela, nous sommes nombreux à ne plus le voir. Moi-même, malgré mon goût, il a fallu que je parte pendant six mois pour en prendre entièrement la mesure. Quant à ceux qui n’aiment pas les musées ou qui pensent ne pas avoir le temps de lire ou d’aller voir un ballet, qu’ils ouvrent les yeux : Paris est si riche qu’elle transpire de culture, jusque dans les arts de rue.

 

Hubert C., 24 ans, étudiant, Paris

Crédit photo CC Wikipedia

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