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ZEP30 avril 2020

On compile, on interroge, on résume. Parce que, parfois, nous aussi on a des choses à vous dire !

Coronavirus : au travail, les jeunes en première ligne

Ils sont livreurs ou caissiers, et continuent de travailler. Pas de confinement pour Hawa, Jérémy et Arona et beaucoup de risques face au coronavirus.

Par ZEP30 avril 2020

À la ZEP, on relaie des témoignages, des histoires, des vécus mais parfois on les compile. Pendant le confinement, les jeunes travailleurs sont en première ligne pour aller travailler. C’est le cas de Jérémy, Hawa et Arona qui ont entre 22 et 27 ans. Ils nous racontent les raisons financières qui les poussent à bosser, et la manière dont la pandémie de coronavirus impacte leur travail.

Bienvenue sur « Sample », le podcast qui mélange, superpose et confronte les voix des jeunes pour donner à entendre notre société.

Toutes nos créations sont disponibles sur les plateformes de podcast : Spotify, Apple Podcast, SoundCloud, Pippa et Youtube.

« Les grosses journées, c’est là où on voit qu’il y a plus d’étudiants que d’employés lambdas. Comme on est en contrat étudiant, on a moins la possibilité de ne pas aller au travail ; parce qu’on est surtout là pour boucher les trous. On est à leur disposition. » Jérémy

En attendant, le virus continue de se propager. Et si cette épidémie impose certaines conditions de travail difficiles à ces jeunes, être au contact des gens c’est prendre des risques pour soi et ses proches.

« Je suis contente de travailler. Certes la santé est plus importante que l’argent, mais si je ne travaille pas je suis dans la merde. J’ai un enfant et mon mari est en intérim. Là, il ne travaille pas et il n’a pas de revenus. » Hawa

Les mesures barrières, en supermarché et lors des livraisons, c’est au bon vouloir du client. Le gouvernement envisage de réévaluer le salaire de ces professions, mais en attendant, financièrement et professionnellement, ils ne se sentent pas aidés ou libres de pouvoir s’arrêter. Il faut bosser, contraint et forcé.

« Malgré le coronavirus, mon employeur nous a dit qu’on ne toucherait aucune prime et que si on fermait, on n’aurait pas notre salaire. Pareil pour les collègues UberEats et Deliveroo. En gros, on travaille et on est obligés. » Arona

Mais le coronavirus n’impacte pas que les conditions de travail. Dans le prochain épisode, indépendants, intermittents et auto-entrepreneurs nous expliqueront que cette mise à l’arrêt a des conséquences sur leur statut, leurs revenus ou encore leur loyer.

Sample. Un podcast qui mixe la parole des jeunes pour une meilleure écoute de notre époque.

Dans le dernier épisode de SAMPLE, vous avez ouvert votre fenêtre pour nous raconter votre extérieur pendant le confinement. Comme une bouffée d’air frais :

 

Merci à Jérémy, Hawa et Arona

Illustration © La ZEP // Yasmine Mady

Réalisation et montage : Elliot Clarke

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