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ZEP4 mai 2020

On compile, on interroge, on résume. Parce que, parfois, nous aussi on a des choses à vous dire !

Travailleurs indépendants, on le paye cher ce confinement

Intermittents, indépendants et auto-entrepreneurs attendent toujours d'être aidés. Parce que depuis deux mois, certains ne peuvent plus travailler.

Par ZEP4 mai 2020

À la ZEP, on relaie des témoignages, des histoires, des vécus mais parfois on les compile. Dans ce deuxième épisode sur le travail, je m’enregistre toujours sur mon canapé ! Parce que je peux télétravailler. Mais pour certains, le coronavirus a mis un stop à leur boulot. Intermittents, indépendants, auto-entrepreneurs : leur activité est précaire, ou jeune comme eux, et les conséquences du confinement se sont vite faites ressentir.

Bienvenue sur « Sample », le podcast qui mélange, superpose et confronte les voix des jeunes pour donner à entendre notre société.

Toutes nos créations sont disponibles sur les plateformes de podcast : Spotify, Apple Podcast, SoundCloud, Pippa et Youtube.

« J’ai perdu mon intermittence au mois de janvier. Je pensais switcher avec un statut d’auto-entrepreneur, mais avec le confinement toutes mes activités ont été suspendues. Et je suis dans le flou. » Kiala

Kiala, Hugo, Margaux et Louise ont entre 23 et 31 ans. Quel que soit leur secteur d’activité, le confinement les a tous pris par surprise. Et les mesures, presque deux mois plus tard, restent très floues ou inaccessibles.

« En tant qu’avocate, c’est plus compliqué de faire rentrer des dossiers en ce moment. Je suis des formations en ligne, comme ça je me remets à jour sur certains points, mais c’est pas ça qui fait rentrer des sous… » Louise

Parce que c’est ça le vrai problème : payer le loyer, s’acheter à manger. Continuer à vivre. Avec le coronavirus, l’État a mis en place une aide, mais pour la toucher il faut rentrer dans des cases. Ce qui n’est souvent pas le cas quand on se lance dans le monde du travail.

« J’ai 950 euros de frais fixes par mois, tout compris. Mais je ne pouvais pas justifier d’une baisse de chiffre d’affaire par rapport à l’année 2019, donc j’ai dû me mettre en fermeture administrative. Grâce à ça, j’aurais sûrement droit à 575 euros pour le mois de mars. » Margaux

On espère qu’une oreille attentive saura prendre en compte la détresse des travailleurs indépendants. Parce qu’avant de préparer l’après, eux voudraient s’en sortir maintenant.

Sample. Un podcast qui mixe la parole des jeunes pour une meilleure écoute de notre époque.

Vous avez raté le dernier épisode de SAMPLE ? Hawa, Jérémy et Arona nous parlaient aussi de leur travail. Livreurs, caissiers… Eux, ne sont pas confinés et tous les jours, ils prennent des risques  :

 

Merci à Hugo, Margaux, Kiala et Louise

Illustration © La ZEP // Yasmine Mady

Réalisation et montage : Elliot Clarke

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