Tom

Tom10 décembre 2018

La timidité, ça se soigne !

Comment j’essaie de soigner ma timidité

Tom est timide. Pas de cure magique pour lutter contre ça ! Pourtant, petit à petit, avec l'aide de ses amis, il réussit à dépasser sa timidité.

Par Tom10 décembre 2018

La timidité est un handicap de tous les jours. Être timide m’empêche d’aller facilement vers les autres et rend mes relations parfois difficiles. Je suis un grand timide, mais je me soigne. Avant, dès que j’allais vers quelqu’un, je bégayais, je rougissais, j’avais du mal à trouver mes mots. Et puis, je baissais la tête comme si j’avais honte et je regardais mes pieds. À cause de ça, j’ai passé une partie de mon collège seul pendant les récrés. J’avais la chance d’avoir mon frère jumeau qui m’aidait un peu à me socialiser. Il me présentait ses amis et j’arrivais mieux à m’exprimer avec lui à mes côtés. J’étais extrêmement maigre alors que mon frère était plus robuste. Sa carrure me procurait une sensation de sécurité.

« Parle plus fort ! »

Il n’y a pas de cure magique contre la timidité. Hélas ! Il faut juste prendre son courage à deux mains pour la combattre ! La première chose que j’ai faite, c’est arrêter de fixer mes pieds et regarder dans les yeux les personnes avec lesquelles je parle. J’ai commencé grâce à mon professeur d’escrime qui me faisait remarquer qu’il ne m’entendait pas. « Parle plus fort », me disait-il. Mon maître d’armes ne me faisait pas faire d’exercices en particulier. Il m’obligeait juste à lui parler fort, à être audible. Quand il ne m’entendait pas, il me faisait répéter. Encore et encore, jusqu’à ce que ce soit suffisamment fort.

Il me prenait aussi à part pour me parler de la signification des gestes du corps. Par exemple, croiser les bras, c’est comme dire « non ». Ou encore : baisser la tête renvoie à un signe de soumission et montre que l’on a peur de la personne en face. Ça va faire huit ans que je fais de l’escrime. J’ai eu ce maître il y a cinq ans. Grâce à lui, j’ai réussi à discuter avec du monde dans le club. Aujourd’hui, je m’entends bien avec plusieurs adhérents, chez les seniors et les juniors.

Des paris avec des amis pour aborder des inconnus

Certains amis me forcent à parler, en me posant des questions directes. Même si je ne parle pas beaucoup, ils ne me laissent pas de côté. Grâce à eux, j’ai commencé à prendre confiance en moi. Le fait que mes amis parlent très fort – des fois « trop fort » – m’a aussi beaucoup aidé. La sensation de faire partie d’un groupe me permet de me sentir moins vulnérable. J’ai la chance d’avoir des amis extrêmement sociables qui m’aident simplement par leur présence.

Dur dur de passer à l’oral devant toute la classe quand on est d’une timidité maladive. Naomi en a pleuré, devant ses camarades, devant sa prof. Une réaction qu’elle aurait bien préféré éviter, mais qui lui a valu le soutien acharné de l’enseignante… Grâce auquel elle s’est libérée de sa timidité !

Avec un ami, on fait un jeu qui consiste à aller voir des personnes au hasard dans la rue pour leur demander des renseignements. Pour moi, le plus compliqué, c’est de me lancer. Une fois que j’ai réussi à entamer la discussion, c’est beaucoup plus simple de poursuivre la conversation. Le but du pari est évident : me forcer à faire ce premier pas, sinon, c’est perdu. Au départ, je perdais beaucoup à ce petit jeu… Maintenant, c’est moins le cas ! 

 

Tom, 18 ans, étudiant, Paris

Crédit photo Pixabay // CC StockSnap 

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