Mon tour de France en 130 jours (1/8)

mon pied
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on LinkedInShare on Google+Email this to someone

Du haut de mes 27 ans et de mon mètre 78, je suis parisienne. Et je m’en porte plutôt bien !

Je ne connais pas bien mon pays

Si je conduisais (mon permis n’est qu’une carte parmi d’autres dans mon portefeuille), je pourrais autant manier une Ferrari qu’une 2 CV.

Dynamique (voire impulsive), enjouée, sensible au stress ambiant (voire stressée), j’apprécie quand les choses bougent et se renouvellent. Le moteur de la Ferrari vrombit ! Mais, pourtant, j’adore l’histoire et la simplicité d’une 2 CV. Les rouages de mon corps (entretenu par un sport plus qu’irrégulier) peuvent se révéler rouillés, tout comme les pièces d’une 2 CV sont souvent à changer. Je réfléchis avant de me lancer, à l’image d’une « Deudeuche» qui mettrait du temps à démarrer. J’aime ce qui a trait au passé, fort d’une histoire à raconter.

Petite déjà – grosses lunettes sur le nez et palmier sur la tête – j’étais attirée par les gens et les récits qu’ils avaient à me partager : de la boulangère du coin à ma grand-mère, de ma camarade de classe au vieil inventeur/marionnettiste que je voyais tous les soirs au parc en sortant de l’école.

En 2013, mon diplôme d’éducatrice spécialisée en poche, je charge mon sac à dos et pars cinq mois en  Amérique du Sud. Au Chili, en Bolivie et au Pérou, je parfais mon trop scolaire espagnol, fais de multiples rencontres, en prends pleins les yeux et me découvre.

Rentrée en France, je souffle mes 25 bougies. J’ai accepté un contrat de travail d’un an dans un service pour adultes handicapés. Cela me plaît mais, je le sais, ce n’est que temporaire. Je vais repartir ! Loin, pour être dépaysée. Loin, pour voir de la nouveauté. Loin, pour me détacher… Mais finalement, pourquoi partir si loin alors que je ne connais pas bien mon propre pays ?

130 jours de voyage sur les routes de France

Alors, sac sur le dos et chapeau de paille sur la tête, je décide de m’embarquer sur les routes de France à la rencontre des gens (en stop, en dormant chez eux etc.) et à la découverte des cultures régionales, au gré d’événements et d’expériences : les fest-noz en Bretagne, la fête d’Espelette, les chemins de Saint-Jacques, les marchés de Noël en Alsace etc.

Je rentrerai à Paris cinq mois plus tard, après 130 jours de voyage sur les routes de France (et un saut en Suisse), soixante et une nuit chez l’habitant, deux nuits à l’hôtel, sur plus de 8 000 kilomètres : en voiture, en train, en ferry ou à pieds.

Aujourd’hui, près de deux ans plus tard, restent toujours présentes dans mon esprit et mon coeur les centaines de rencontres que j’ai faites au cours de ce voyage :  au détour d’une rue, dans un magasin, dans une voiture ou bien avec mes hôtes, chez eux, autour d’une table. Je suis à présent convaincue des richesses de la France, de ses bonnes ondes et de ses belles âmes. Malgré tout…

Après ce voyage, je ne peux maintenant plus me résoudre à une vie routinière. J’ai quitté le salariat et l’éducation spécialisée. Je travaille dans le spectacle, j’écris, je rencontre ; ouverte à toutes les possibilités de la vie.

Cet été, vous découvrirez certains de mes écrits : récits d’expériences et de rencontres.

Alors, en route !

 

La Fille, 27 ans, curieuse voyageuse, croqueuse d’aventures

Crédit photo Clarisse Freyssinet

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on LinkedInShare on Google+Email this to someone

RÉAGIS