Inégalités hommes/femmes à l’épreuve des clichés

zep-afev-0
Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on LinkedInShare on Google+Email this to someone

Lors d’un débat organisé par l’AFEV à Perpignan à l’occasion de la semaine des droits de la femme, une douzaine de jeunes de 18 à 25 ans réagissent sur les inégalités hommes/femmes. Le chantier de déconstruction des clichés est ouvert !

Plus « diplomates »…

« Dans le monde du travail on le sait tous, il y a des inégalités entre les hommes et les femmes niveau salaires. Et pour les postes c’est la même chose, je trouve qu’on ne confie pas des postes à grandes responsabilités aux femmes parce qu’on sait qu’elles vont forcément avoir des enfants à un moment donné dans leur carrière. Mais quand c’est le cas je trouve que ça passe toujours mieux une femme qui nous donne des ordres qu’un homme, elles sont plus diplomates. »

« Nous, les hommes, on ne réfléchit pas forcément »

« Il n’y a pas beaucoup de femmes dans le bâtiment, les travaux publics, en cuisine, en restauration. C’est dommage. Je les trouve plus soignées, plus propres, plus appliquées, plus organisées que nous les hommes. Nous on ne réfléchit pas forcément : on fait ce qu’on nous a appris au CFA et on ne va pas plus loin alors qu’une femme réfléchit plus. Mais paradoxalement dans ces milieux-là, quand une femme fait partie d’une équipe d’hommes on a plus de mal à lui faire confiance au début, elle doit faire un double travail d’intégration, doit «faire ses preuves » en quelque sorte et c’est bien dommage. On sera plus exigeant, on attendra 2 fois plus d’une femme qui travaille dans ces domaines là …

Côté « maternel »

« Je suis sauveteur en mer et c’est vrai qu’on en voit de toutes les couleurs, mais il manque des femmes dans ce milieu-là parce que certaines fois on se retrouve dans une situation où la personne dont on s’occupe a plus besoin de parler et d’être rassurée par une femme par son côté maternel, notamment avec les enfants, qu’un homme c’est vrai qu’on ne sait pas trop s’y prendre question « social ».

« Nous les hommes on ne peut pas montrer nos faiblesses »

« Ce que je trouve un peu injuste c’est qu’on nous prenne, nous les hommes, pour le « sexe fort », en quelque sorte on ne peut pas montrer nos faiblesses. J’ai un ami qui a subi du harcèlement venant de son ex-compagne, il était terrifié et a craqué, il a décidé de porter plainte et au commissariat et on ne l’a pas pris au sérieux parce que c’était un homme alors que si ça avait été une femme sa plainte aurait été prise plus au sérieux. »

« Aide soignant, ça manque des hommes »

« J’ai passé mon concours d’aide-soignant et je suis un garçon. Je sais que si j’ai mon écrit, mon oral va très bien se passer parce qu’il n’y a pas beaucoup de mecs qui veulent faire ce métier-là, on est assez « pistonné » parce qu’il manque des hommes et c’est la même chose pour tout ce qui est concours infirmiers, éducateur de jeunes enfants, etc. »

« De l’entraide dans le couple »

« Pour tout ce qui est des tâches ménagères c’est clair qu’on est au 21ème siècle et qu’un homme doit mettre la main à la pâte, l’entraide dans un couple c’est important et même pour son bon fonctionnement tout simplement. »

« Les tâches ménagères réservées… aux femmes »

« Pour ma part, même si je suis une fille et que je défends totalement les droits de la femme, je pense que dans certaines cultures comme moi qui suis Africaine, les tâches ménagères sont réservées aux femmes. Je ne me vois pas laisser faire ça à mon futur mari même si je le conçois totalement que c’est quelque chose de normal de nos jours. »

« Imposer mon style… féminin »

« J’ai été élevée par mon père et je pense qu’il n’avait pas trop le sens de la mode … il m’habillait comme un garçon avec des tee-shirts de Spiderman, la honte … un vrai garçon manqué. Heureusement qu’arrivée au collège en connaissant d’autres filles j’ai réussi à me trouver et à imposer mon propre style pour devenir plus beaucoup plus féminine ! »

« On ne pensait pas qu’une fille pouvait être douée en foot »

« On est deux garçons dans la famille et on a une sœur, au milieu de nous deux elle voulait forcément s’imposer. On faisait du foot alors elle voulait venir avec nous, au début on lui disait non on voulait être qu’entre nous et on ne pensait pas qu’une fille pouvait être douée (quand on est petit on est vraiment macho quand j’y repense). Puis elle a tellement pris ça à cœur qu’elle a insisté, elle a joué avec nous, elle a adoré c’est devenu une passion puis elle s’est inscrite en club. »
par Olivier 25 ans, Marine 19 ans, Joris 23 ans, Charly 19 ans, Nadia 19 ans, Elie 20 ans, Dama 20 ans, Vanessa 23 ans, Clémentine 25 ans, Morgane 18 ans, Valentine 19 ans et Laetitia 19 ans.

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on LinkedInShare on Google+Email this to someone

RÉAGIS