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Posty H.18 mars 2019

Je voudrais un sexologue dans mon lycée, comme dans « Sex Education »

Posty se pose pas mal de questions sur la sexualité. Il en parle un peu avec ses potes, mais il aimerait avoir des conseils plus... expérimentés !

Par Posty H.18 mars 2019

Il y a un mois, j’ai regardé la série Sex Education. Deux jeunes aident d’autres jeunes par rapport à leurs problèmes sexuels. Vu que tout le monde rencontre ce genre de problème, c’est une série que je trouve particulièrement intéressante parce qu’elle met en scène des jeunes qui viennent en aide à d’autres. S’il y avait un jeune sexologue dans mon lycée, je pense que ça aiderait beaucoup de gens.

Moi, par exemple, je parle rarement de sexualité avec mes parents. J’arrive à en parler quelques fois avec mes cousins, cousines et des amis plus âgés. En général, je me sens libre de parler avec eux de tout ce qui touche aux maladies, au sida, au fait d’utiliser des préservatifs, parce que ça reste entre nous.

Les réponses qu’ils m’apportent sont pertinentes mais, parfois, j’ai l’impression que ça ne me suffit pas. Ils savent plus de choses que des gens de mon âge, mais ils en savent quand même moins que les adultes.

Est-ce que je suis trop jeune ?

Souvent, avec les gens de mon âge, on échange sur ce qu’on a fait ou ce qu’on aimerait faire, on se questionne ensemble sur notre sexualité. On peut aborder ces sujets avec humour, on se fait des blagues, c’est léger. Ça arrive parfois qu’on se fasse des remarques blessantes, sans réfléchir. Par exemple, se moquer des goûts des uns et des autres en matière de filles. Alors que les filles que j’aime bien, ça ne regarde que moi, ils n’ont pas à juger. Mais la plupart du temps, on s’écoute les uns les autres.

En couple, amoureuse, Danielle n’aime pas faire l’amour. Elle s’interroge sur les raisons d’un tel rejet… J’aime pas le sexe et ça me fait peur

Avec les adultes, on peut pas faire ça. Alors qu’ils peuvent nous apporter des réponses qu’entre jeunes on n’a pas. Ils ne veulent pas nous répondre : ils nous disent d’aller parler à des gens de notre âge. Je ne le prends pas mal, je pense juste que c’est plus simple pour eux de nous renvoyer vers des amis plutôt que de prendre le temps de nous expliquer les choses. Mais quand ça se passe bien avec les adultes, eux aussi ça leur arrive de nous raconter leurs histoires.

Par moment, je sens que j’aurais besoin d’un cadre sérieux avec des personnes sérieuses pour en parler. J’aimerais pouvoir leur demander si je suis trop jeune pour commencer à avoir des relations sexuelles par exemple, s’il faut que j’attende, etc.

Les intervenants, ça ne suffit pas

Au collège, des intervenants sont venus pour parler du sida et de l’éducation sexuelle. Au début de cette année, au lycée, il y a eu une visite médicale avec l’infirmier du lycée. Il m’a rappelé qu’il fallait se protéger. Mais on a besoin de parler plus profondément et plus longtemps de toutes ces questions.

À notre âge, on se pose beaucoup de questions. Mais on ne sait pas forcément à qui les poser. Alors on se sent seul. Mais si on avait la possibilité d’en parler, librement, avec quelqu’un de compétent et d’à peu près notre âge, par exemple à un jeune sexologue, ce serait vraiment libérateur pour beaucoup d’entre nous, filles comme garçons. C’est important qu’on puisse se confier à quelqu’un proche de notre âge, qui sait ce qu’on vit au quotidien et qui comprend les questions qu’on se pose.

 

Posty, 16 ans, lycéen, Aulnay-sous-Bois

Crédit photo Unsplash // CC Sharon McCutcheon

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