Avatar

Jeymar M.12 juin 2019

J’aime écouter de la musique, j’aime également le sport, notamment regarder du football à la télévision.

La Coupe du monde m’a fait aimer ma bi-nationalité !

Franco-péruvien, Jeymar est fan de foot. La dernière Coupe du Monde a mis en avant la confrontation entre ses origines mais aussi leur complémentarité.

Par Jeymar M.12 juin 2019

À la Coupe du Monde de football 2018, mes deux équipes étaient présentes : le Pérou et la France. Lors du tirage au sort, j’ai vu qu’elles étaient dans le même groupe. Je me suis retrouvé dans un dilemme de supporter auquel je n’avais jamais été confronté !

D’une part, la France qui est le pays où je suis né, où j’ai grandi et où je fais mes études. Un pays que j’aime, avec une culture et une histoire passionnantes. D’autre part, l’équipe du Pérou, le pays où ma mère est née, a grandi, a fait ses études. Deux équipes que je supporte à l’année. Le Pérou est dans ma vie, il me passionne et m’accompagne au quotidien, que ce soit par la langue (l’espagnol), la culture, la musique (reggaeton, salsa….) ou même la nourriture. J’ai également la nationalité péruvienne. Je ne supporte pas spécialement de club péruvien, mais lors des rencontres entre équipes nationales, j’aime bien supporter les équipes d’Amérique du Sud.

Je suis coupé entre deux nations

Quelques semaines après l’annonce du tirage, avant le fameux match confrontant mes deux équipes, je me suis dit : au lieu de choisir un camp, pourquoi ne pas prendre les deux équipes et supporter celle qui ira le plus loin dans la compétition ? Résultat des courses, ceci m’a été très bénéfique, car après que la France a éliminé le Pérou – malgré un très beau match – je ne suis pas devenu triste et j’ai continué à supporter la France au maximum. Et la France a gagné la Coupe du Monde !

Pour Reju sa double nationalité est un doux mélange ; “Je pense que je ne peux pas être soit française, soit bangladaise, je suis un mélange des deux”.

Un beau but donne des frissons, de l’énergie. Je suis une personne coupée en deux, entre deux nations, mais le foot les réunit. J’ai découvert l’avantage de la double nationalité dans ma manière de vivre cette Coupe du Monde et ça a été une révélation dans ma vie. Avec cette double nationalité, maintenant, je peux me dire que si je dois quitter la France pour n’importe quelle raison, je pourrais m’installer au Pérou et vivre comme je le fais en France.

 

Jeymar, 16 ans, lycéen, ville de Collégien

Crédit photo Unsplash // Johanne Buguet

TAGS :